mercredi 18 février 2026

Argenteuil, un problème de la circulation souterraine de l’eau jamais pris globalement en considération

 

Une situation à risques importants

 

 

Les inondations actuelles rappellent à chacun qu’il n’est pas à l’abri face aux problèmes liés à la circulation de l’eau.

         Argenteuil est directement concernée par cette question. Sa localisation en bord de cuvette d’écoulement des eaux des collines au fleuve crée un certain nombre de risques qui fragilisent les sols et les constructions. Ces jours derniers, cela a entraîné la fermeture du laboratoire de biologie face à la basilique. Cela vient à la suite des problèmes au carrefour des Grandes fontaines, de l’immeuble ABH à l’angle PVC-L’abbé Fleury, concernant les vieilles constructions impasse Carême-Prenant…

         Historiquement, si les rus ont été recouverts, l’eau continue à circuler en souterrain. L’urbanisation et l’artificialisation ont fait le reste.

         Certes, cela n’est qu’en partie de la responsabilité des municipalités. La connaissance et les travaux nécessaires relèvent certainement en priorité des moyens de l’État. Mais c’est une question qui devrait au moins être mise localement sur la place publique par les édiles, avant que les conséquences de ces risques liés à la circulation de l’eau ne deviennent autrement plus importantes sur la Ville. DM

mardi 17 février 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 février 2026

 Aux municipales, soutenez les listes Lutte ouvrière !

16/02/2026

Le 15 mars, nous sommes appelés à voter pour les élections municipales. Lutte ouvrière présente des listes dans 240 villes, car il faut que le monde du travail fasse entendre ses intérêts et défende une politique pour changer la société.

Les travailleurs croulent sous les problèmes. Problèmes de fins de mois, de logement, de transport, d’écoles qui manquent de moyens, d’accès à la santé. Dans certains quartiers, les trafics et la petite délinquance pourrissent la vie des habitants. Des centaines de milliers de travailleurs sont confrontés aux discriminations, au racisme et aux autorités qui les privent de papiers.

Tous ces problèmes s’aggravent, et cela continuera tant que les travailleurs ne prendront pas les choses en main.

Le gouvernement n’est préoccupé que par les affaires des capitalistes et leurs rivalités internationales. Sa priorité est d’augmenter le budget de l’armée, de doper l’industrie d’armement. Pour défendre les intérêts de la bourgeoisie française, il est prêt à envoyer nos enfants mourir en Ukraine, en Afrique ou au Groenland.

Quant au grand patronat qui domine la vie économique, il ne prospère qu’en écrasant les salaires, en supprimant des emplois et en généralisant la précarité. Davantage d’exploitation, de massacres et de guerres, voilà ce que nous réservent les dirigeants de cette société capitaliste !

Aucun maire, aucune équipe municipale ne peuvent faire le poids face à cette évolution de fond. Mais les travailleurs le peuvent s’ils se rassemblent et s’organisent.

Regardez comment, à Minneapolis, aux États-Unis, des travailleuses et des travailleurs se sont opposés aux exactions de la police de l’immigration en faisant jouer la solidarité et en s’organisant. Leur courage et leur mobilisation ont forcé Trump à retirer ses mercenaires.

Lors de l’épidémie de Covid, bien des travailleurs ont fait preuve de trésors d’organisation et de solidarité, palliant l’incurie de l’État et des responsables dans les entreprises. On le constate à chaque catastrophe, tempête ou inondation. 

Les listes Lutte ouvrière portent cette idée fondamentale : pour changer leur sort, les travailleurs doivent s’unir et ne compter que sur eux-mêmes. C’est vrai là où ils habitent comme dans leur entreprise. C’est vrai à l’échelle municipale comme nationale, et aussi internationale.  

Le fonctionnement de la société capitaliste pousse les travailleurs à l’attentisme. Dans les entreprises, il faut obéir, travailler et se taire. Et quand nous voulons nous défendre, on nous explique qu’il y a des syndicats chargés de le faire à notre place.

En politique, il faudrait laisser des politiciens s’occuper de tout, qu’ils soient maires, députés ou ministres. Tout est fait pour que cela reste une affaire de professionnels. Mais professionnels de quoi ? De l’impuissance, du mensonge, des compromissions et de la trahison ? Merci bien, on voit où cela mène !

Loin des illusions et des promesses impossibles à tenir, nos listes affirment qu’aucun problème de fond ne peut être résolu tant que la société sera organisée autour de la recherche exclusive du profit. 

La pénurie de logements est impossible à résoudre tant que l’immobilier reste un objet d’enrichissement et de spéculation. Les incivilités et la recherche d’argent facile sont impossibles à combattre si la misère se creuse. Rien de fondamental ne changera tant que l’éducation, la prise en charge de la jeunesse, la santé ou les retraites seront vues comme des coûts qui creusent la dette.

Les seules dépenses que nous devrions applaudir sont celles destinées à l’achat de missiles, de Rafale ou de porte-avions. Cela en dit long sur l’avenir que le gouvernement nous prépare. Il ne faut pas l’accepter, et il faut s’organiser pour le combattre !

C’est dans cette perspective que plus de 10 000 travailleuses et travailleurs se sont rassemblés sur les listes Lutte ouvrière. En tant qu’ouvriers, employés, auxiliaires de vie, conducteurs de bus ou de train, enseignants, caissières, soignants, manutentionnaires, agents de sécurité… ils connaissent l’utilité de leur travail et de leur classe pour toute la société.

Ils affirment la confiance dans leur camp. Car si les travailleurs sont les moteurs et le carburant du capitalisme, ils peuvent être demain le carburant d’une révolte générale pour refonder une société sur de toutes autres bases.

Alors, soutenez les listes de Lutte ouvrière ! Rejoignez celles et ceux qui ne baissent pas les bras, veulent défendre les intérêts des travailleurs et proposent un autre avenir pour toute la société !

                                                                            Nathalie Arthaud

La mort d’un membre d’un groupe identitaire à Lyon

 

Indignation sélective

  

Banderole d'extrême droite à proximité de la conférence de Rima Hassan le jour de la rixe 

Après la mort tragique d’un militant d’extrême droite au cours d’une rixe à Lyon, à proximité d’une conférence de la députée LFI propalestinienne Rima Hassan, une grande partie de la classe politique, du PS au RN en passant par les macronistes, dénonce la « violence politique » et veut en rendre responsable le parti LFI.

         Les accusations des Macron et autres sont aussi écœurantes qu’hypocrites. Ils voudraient faire oublier la violence des groupes identitaires, en particulier à Lyon, qui attaquent des réunions propalestiniennes, frappent des personnes immigrées ou des opposants politiques. Et ils veulent aussi faire oublier la violence qu’ils soutiennent à un tout autre niveau, en condamnant à mort des migrants en Méditerranée et dans la Manche, en soutenant Netanyahou et en appelant la population française à se préparer à la guerre.

         Ces gens-là veulent que LFI, qui est leur concurrent électoral, soit considérée comme pestiférée. Ils veulent aussi dédouaner l’extrême droite, avec qui ils pourraient s’allier. Mais au-delà, ils veulent aussi menacer tous ceux qui contestent leur ordre social, comme si la violence ne venait pas de la société qu’ils défendent.

Affaire Adama Traoré : un non-lieu révoltant

Circulez, il n’y a jamais rien eu à voir !

  

Rassemblement en 2020 

La Cour de cassation a versé une dernière pelletée de terre sur le dossier impliquant des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré en juillet 2016. Enterré le plaquage au sol par trois gendarmes, enterré le fait qu’Adama Traoré est resté menotté, en plein soleil, dans la cour de la gendarmerie alors qu’il agonisait.

         Adama Traoré rejoint la longue cohorte des victimes pour lesquels la justice a reconnu aux policiers et aux gendarmes le droit de tuer en toute impunité.