jeudi 29 janvier 2026

Municipales 2026 : Affirmer que les travailleurs doivent diriger !

Municipales 2026 : Affirmer que les travailleurs doivent diriger !

Aux élections municipales de mars 2026, Lutte ouvrière présentera des listes dans plus de 250 villes. Elles feront face à celles d’autres partis qui promettent monts et merveilles, sans jamais rien tenir, et qui veulent faire croire que le sort des classes populaires peut changer si elles votent pour le bon représentant, le bon chef.

Publié le 21/01/2026

 

Contrairement à eux, Lutte ouvrière tient à affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leurs forces, leur organisation et leurs luttes collectives pour changer leur sort. Et cela est possible car ils sont à la base de tout ce qui se fait dans la société : dans les entreprises, les écoles, la santé, les transports et la création des richesses empochées par les milliardaires.

Malgré cela, on voudrait faire croire aux travailleurs qu’ils ne sont pas capables de savoir ce qui serait juste et bon pour la société. Ils devraient se contenter de travailler, de subir sans jamais décider et laisser la politique aux spécialistes. Mais qu’ont prouvé les politiciens professionnels, ces notables qui se présentent comme les grands spécialistes ? Ils ont appris dans les grandes écoles seulement à faire fonctionner le système, l’État et les entreprises tels qu’ils sont et doivent être selon eux. Ils ne remettent jamais en cause l’exploitation, la propriété privée des capitaux, le droit des capitalistes d’ouvrir ou de fermer leurs entreprises au gré de leurs intérêts sans tenir compte de ceux de la collectivité. Et ils veulent faire croire qu’ils connaîtraient des solutions miracle pour que ce même système, qui dure et écrase la population depuis des décennies, change enfin !

Lutte ouvrière dit le contraire : le monde du travail est le plus à même de prendre les bonnes décisions politiques et économiques dans la société. Les ouvriers sur les chaînes de production, les mères de famille qui gèrent leur budget et éduquent les enfants, les employés de commerce et de banque qui voient passer les avoirs des capitalistes, les manutentionnaires qui font circuler les marchandises, tous peuvent voir ce qu’il en est de la réalité. Ils savent aussi quelle misère représentent leurs salaires par rapport à ce qu’apporte leur travail. Ils voient la réalité de l’augmentation des prix. Ils mesurent combien il faudrait créer d’emplois dans les entreprises pour que le travail devienne supportable, combien il faudrait embaucher dans les hôpitaux et les écoles. Ce savoir fait d’eux les seuls vrais spécialistes de la société, ceux qui devraient la diriger et décider.

Les travailleurs doivent se sentir dans leur bon droit en défendant leurs intérêts et en s’exprimant politiquement. Les dirigeants de ce monde l’emmènent vers une guerre généralisée et Macron ne cesse de dire qu’il faudrait accepter de sacrifier la jeunesse. Et ce ne serait pas aux travailleurs de décider si, oui ou non, ils veulent leur obéir !

Dans tous les domaines, la société devrait être dirigée par ceux qui la font tourner et non par les serviteurs des quelques milliardaires qui en profitent. Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs et tous ceux qui les composent incarnent cette volonté.

                                                    Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2999)

 

Argenteuil, journal de campagne, notre liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », un rendez-vous déjà pris pour la déposer

 

Une liste de travailleuses et de travailleurs, actifs et retraités

 

 

Notre liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » est bouclée à Argenteuil. Nous avons déjà un rendez-vous à la sous-préfecture pour la déposer. Partout dans le pays, l’activité des militants est là pour compléter les listes lorsque des candidats manquent encore.

         Notre présence dans ces élections municipales est essentielle dans la période de crise et de militarisation qui se développe depuis plusieurs années. C’est pour discuter des problèmes qui assaillent le monde du travail, dans leurs dimensions mondiales avec leurs conséquences ici, dans le pays, partout, à Argenteuil, que nous nous présentons. Nous sommes donc loin de cette campagne de promotion locale où l’ensemble des autres listes se présentent sur l’axe : « Nous proposons les meilleurs engagements et perspectives pour notre ville », des programmes qui ont l’air de listes racoleuses à la Prévert. Notre objectif est, loin de là, d’aider au renforcement de la conscience de notre classe.

         Elle est également d’avancer dans le développement de l’implantation de notre organisation Lutte ouvrière dans le pays pour aller vers la renaissance d’un parti ouvrier, communiste, révolutionnaire, et internationaliste. Parlant des candidats qui rejoignent nos listes, concluant son éditorial, Nathalie affirme : « Ils ne veulent plus laisser la politique aux politiciens et aux notables. Ils se sont portés candidats pour défendre leurs intérêts de travailleurs et dénoncer le système qui est en train de nous broyer. Ils montrent qu’ils croient dans leur propre camp et c’est le meilleur gage pour l’avenir.

Alors, dans les semaines à venir, rejoignez, soutenez les listes de Lutte ouvrière. Les liens ainsi créés seront utiles pour la suite car il ne suffit pas d’être en colère, il faut aussi se rassembler et s’organiser derrière une politique et un parti. 

Il faut montrer qu’il y a un chemin pour tous ceux qui ne se résignent pas et veulent changer la société. »

         Une fois notre liste déposée, nous mènerons campagne, à commencer en continuant à discuter de ces perspectives autour de nous. DM

mercredi 28 janvier 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Aux municipales : les travailleurs doivent défendre la politique de leur classe !

Migrants : chasse à l'homme

 

Balayer devant sa porte

 

 

La Défenseure des Droits, une autorité indépendante, dénonce l’usage par la police et la gendarmerie françaises d’armes telles que les lanceurs de balles de défenses contre les migrants qui tentent de traverser la Manche. Elle dénonce aussi la destruction de leurs embarcations.

         Il n’y a pas que la police de l’immigration américaine (ICE) qui use de violence abjecte dans la chasse aux travailleurs migrants.