lundi 26 janvier 2026

Argenteuil, journal des municipales : sécurité, bavures, dire ce qui est, seulement ce qui est, pour certain c’est encore trop

 

N’apprenons pas à accepter l’inacceptable

 

On trouve facilement la vidéo de 16 secondes sur le net

Sur Facebook que je pratique, il suffit que l’on évoque la sécurité et la police pour subir une avalanche de commentaires, du correct à l’infâme, la plupart du temps sans que l’on ait pris le temps de lire vraiment, et de répondre à l’information transmise. C’est ce qui s’est passé ces derniers jours à la suite de mes brèves portant sur le parvis de la gare d’Argenteuil, et sur ce qui peut être considéré comme la bavure d’UN policier.

         Soyons clairs à propos de la police. Celle-ci est un des principaux corps de la répression d’État, dont le rôle essentiel est, comme nous l’avons vu dans un passé récent lors de l’épisode des Gilets jaunes, de faire passer le goût de protester énergiquement, à une fraction révoltée de la population, demain aux luttes du monde du travail. La sécurité publique est une autre facette de la police, finalement secondaire de fait de mon point de vue par rapport à la première fonction. Mais là n’est pas le sujet.

         Mon propos au sujet de l’information sur ce qui s’est produit dans le quartier Charcot n’était surtout pas de parler de tout, et en particulier de généraliser à propos d’une situation inadmissible particulière. Il était simplement d’informer, en rapportant un acte répréhensible d’UN policier prenant le risque, gratuitement, de blesser gravement voire davantage, par un coup de pied donné avec force, à un homme immobilisé et ceinturé à terre, au-delà de ce qui s’est passé avant, ce qui nous est inconnu.

         On me dit : « Mais le contexte… ». Je réponds : « bien sûr », mais que c’est sans rapport, quel qu’il soit, avec un geste, gratuit, dangereux, et inutile. Oui, c’est vrai, je doute sincèrement des suites qui seront données à l’encontre de l’auteur de cette violence. Que l’on me permette simplement d’en avoir diffusé, aux côtés d’autres, l’information. DM

 

dimanche 25 janvier 2026

Surendettement : l’explosion

 Surendettement : l’explosion

Publié le 21/01/2026

 

Selon la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement, qui a atteint 148 000, a augmenté de 10 % pour la deuxième année consécutive. Cela illustre la plongée dans la pauvreté d’une partie croissante du monde du travail.

Ces dossiers sont déposés par des personnes dans l’incapacité de faire face à leur dette et jugées par un tribunal. Celui-ci peut autoriser un rééchelonnement ou, dans certains cas, l’annulation de la dette.

Selon un bénévole d’une association d’aide aux surendettés, « jusqu’à présent, on traitait surtout le surendettement par rapport aux crédits qu’on ne pouvait pas rembourser, mais ce qu’on remarque de plus en plus aujourd’hui est une difficulté à affronter les charges journalières, loyer, chauffage, gaz, électricité… » Une perte d’emploi, le départ à la retraite, ou un simple arrêt maladie se traduisent par une baisse du pouvoir d’achat et plongent bien souvent des travailleurs dans la spirale de l’endettement.

Un ancien cheminot, à la suite d’un arrêt maladie, a par exemple vu son salaire tomber à 1 300 euros net alors que sa femme et lui doivent rembourser 3 600 euros par mois. Ayant déposé un dossier, il explique ainsi cette situation : « La chute de salaire, on commence à prendre des crédits, c’est un cercle vicieux. On se dit, non, on ne va pas y arriver, donc on reprend un crédit, mais en fait, ça nous augmente notre taux d’endettement. » Et bon nombre de vautours financiers se nourrissent des taux usuraires qu’ils peuvent imposer aux personnes surendettées.

Le gouverneur de la Banque de France s’est dit « attentif à l’augmentation inattendue du nombre de dossiers », mais surtout parce qu’il doit « mobiliser des effectifs supplémentaires pour y faire face ».

Pour qu’une telle descente aux enfers soit impossible, le minimum serait que chaque travailleur puisse vivre dignement de son salaire ou de sa retraite.

                                                   Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2999)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 25 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 26 janvier, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Climat : il y a le feu au lac !

 

Faillite hydrique, faillite du capitalisme

 

 

Les nappes phréatiques s’épuisent, les grands lacs et les glaciers rétrécissent, les villes s’affaissent, les ressources en eau déclinent plus vite que la nature ne peut les reconstituer… : voilà ce qu’un rapport de l’ONU révèle. Le monde entier est désormais en « faillite hydrique » et de nombreux dommages pour toute l’humanité sont déjà irréversibles.

         La cause de cette pénurie d’eau douce à l’échelle mondiale est connue : l’accaparement et la pollution de l’eau par l’industrie et l’agriculture capitalistes, sans autre principe que leurs propres profits et sans aucun contrôle des populations.