N’apprenons pas à accepter l’inacceptable
Sur Facebook que je pratique, il suffit que l’on évoque la sécurité et la police pour subir une avalanche de commentaires, du correct à l’infâme, la plupart du temps sans que l’on ait pris le temps de lire vraiment, et de répondre à l’information transmise. C’est ce qui s’est passé ces derniers jours à la suite de mes brèves portant sur le parvis de la gare d’Argenteuil, et sur ce qui peut être considéré comme la bavure d’UN policier.
Soyons clairs à propos de la police. Celle-ci est un des principaux corps de la répression d’État, dont le rôle essentiel est, comme nous l’avons vu dans un passé récent lors de l’épisode des Gilets jaunes, de faire passer le goût de protester énergiquement, à une fraction révoltée de la population, demain aux luttes du monde du travail. La sécurité publique est une autre facette de la police, finalement secondaire de fait de mon point de vue par rapport à la première fonction. Mais là n’est pas le sujet.
Mon propos au sujet de l’information sur ce qui s’est produit dans le quartier Charcot n’était surtout pas de parler de tout, et en particulier de généraliser à propos d’une situation inadmissible particulière. Il était simplement d’informer, en rapportant un acte répréhensible d’UN policier prenant le risque, gratuitement, de blesser gravement voire davantage, par un coup de pied donné avec force, à un homme immobilisé et ceinturé à terre, au-delà de ce qui s’est passé avant, ce qui nous est inconnu.
On me dit : « Mais le contexte… ». Je réponds : « bien sûr », mais que c’est sans rapport, quel qu’il soit, avec un geste, gratuit, dangereux, et inutile. Oui, c’est vrai, je doute sincèrement des suites qui seront données à l’encontre de l’auteur de cette violence. Que l’on me permette simplement d’en avoir diffusé, aux côtés d’autres, l’information. DM
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