mardi 6 janvier 2026

Taxe carbone : feuille de vigne protectionniste

Bon prétexte

 

 

La taxe carbone européenne est entrée en vigueur pour, en théorie, faire pression sur les producteurs du monde entier afin qu’ils réduisent leurs émissions de CO2. En réalité, il s’agit surtout de protéger les industriels européens contre la concurrence étrangère de nombreux pays produisant une énergie moins chère, mais plus polluante. L’Europe a d’ailleurs mis de côté 600 millions d’euros pour indemniser les patrons qui prétendent être perdants.

         Pour les capitalistes, l’écologie est un bon prétexte pour ouvrir encore le robinet des subventions publiques.

Argenteuil, journal des élections municipales 2026 : Le notable dit : « Je ferai », les travailleurs répondent : nous « imposerons »

 

Sans l’action des travailleurs et de la population, il n’y a rien

 

La lutte contre la démolition de la cité Joliot-Curie

Le leitmotiv de la promesse électorale est « je ferai, une fois élu, voilà mon programme ». Le candidat militant ouvrier tient un langage  aux antipodes : « nous n’obtiendrons rien hors de l’action collective ». C’est vrai à toutes les échelles, petit problème comme question sociale essentielle…

         Il y a les promesses du candidat. Mais l’essentiel n’est pas ce qui le relie une fois l’élection emportée. À l’échelle du pays, ce sont les banques, les liens avec sa classe, l’appareil d’État, qui déterminent alors ses choix. L’électeur ne compte plus alors que pour du beurre. À l’échelle d’une grande ville, c’est la même chose ; les liens avec les banques, les services de l’État, ses perspectives de carrière. Les notables le disent tout haut aux électeurs : ils vous restent à attendre la prochaine élection.

         Ce qui compte pour les travailleurs, loin des espérances électorales, c’est leur force lorsqu’elle existe, lorsqu’elle se met en branle. Cela s’appelle la grève, les mobilisations, les révolutions.

         Rappelons-nous cette parole forte de Karl Marx : « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». DM

Argenteuil, municipalité, bilan 2020-2026 : (5) les associations et la municipalité, bilan 2025-2026 (6) : 2.un investissement marginal et à géométrie variable.

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale et générale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Certes la dimension locale de ce que la population vit n’est pas rien, au niveau de la politique et de la manière des édiles. J’y ai consacré un certain nombre de brèves cet été pour analyser le « bilan » de la municipalité LR sortante d’Argenteuil. Autant en faire profiter les lecteurs intéressés en postant jour après jour dans les jours qui viennent la série sur Facebook, que chacun les ait en tête. Loin des promesses et engagements des uns et des autres, elles ont le mérite de relever du concret propice à la seule critique juste. En outre, avec la nouvelle année, cela présentera un petit air de rétrospective. DM

 

Intérêt marginal, associations câlinées, associations réprouvées

  

Forum 2023

Pour les années passées, le constat est sans appel. La municipalité s’est très peu intéressée aux associations locales et à la vie associative. Ce sujet a été très peu présent à l’ordre du jour des conseils municipaux, hormis pour le vote rituel de subventions. Le rendez-vous annuel des associations à l’hôtel de ville n’est plus qu’un lointain souvenir. Il existe un le Conseil consultatif de la vie associative argenteuillaise, sur le papier. Existe-t-il bien encore ? Plus aucune nouvelle…

         Cette vie associative, ces associations pourraient pourtant avoir un rôle essentiel, au-delà d’activités proposées par chacune, de diffusion de cultures du monde, et de culture tout simplement, en tant que creuset d’échanges et de liens entre les habitants. Le constat est bien que ce n’est pas le « dada » de la municipalité et qu’elle n’en a pas fait en tout cas un axe prioritaire de son activité.

         Le Bilan nous indique qu’il y a 430 associations présentes sur le territoire. Mais il n’en donne pas d’autres indications. 430, mais que représentent-elles vraiment ? Combien d’habitants seraient-ils capables d’en énumérer ne serait-ce que 5 ? Peu, et c’est très révélateur.

         Bien sûr, il y a un réseau associatif qui existe et qui agit. Puis vient la question de l’attitude concrète de la municipalité vis-à-vis de chacune des associations. La réalité est qu’il y a celles qu’elle considère comme des « amis » qu’elle traite bien comme on l’imagine, et il y a les autres. La municipalité a effectivement des atouts d’attraction vis-à-vis d’un certain nombre d’associations : les subventions bien sûr, mais aussi les locaux, la publicité qu’elle peut leur faire via les organes municipaux, etc.

         D’autant plus qu’il y a eu le phénomène marquant du mandat 2020-2026 de la municipalité dont elle aura bien du mal à se dépatouiller en mars 2026 : l’affaire Jean Vilar qui a créé une faille au sein du réseau associatif d’Argenteuil entre ceux qui, de bon gré ou de mauvais gré, se sont tus, et ceux qui sont entrés dans le combat contre le mauvais coup majeur opéré par la municipalité contre les associations et la vie collective, en organisant la défense du complexe communale Jean Vilar. DM  Extrait du blog « lo argenteuil » 10.8.25.(À suivre : Argenteuil, vie associative et associations dans le Bilan 2020-2026 : 3. l’Affaire terrible du complexe Jean Vilar et de sa neutralisation actuelle)

lundi 5 janvier 2026

Trump : « le visage hideux de l’impérialisme sénile »

 

Au début décembre, Lutte ouvrière tenait son congrès annuel. Un des textes en discussion s’intitulait « Crises, guerres et recherches d’alliances ». Un court extrait ci-dessous de ce texte tout à fait d’actualité.

 

« …Dans un système capitaliste en crise, les États-Unis, la puissance impérialiste dominante depuis un siècle, réaffirment sans cesse leur force, cherchent à affaiblir leurs concurrents et se préparent, le cas échéant, à leur faire la guerre, comme on le voit avec en ce qui concerne la Chine. Pour dominer le monde, accéder aux matières premières ou écarter des concurrents, le cynisme et la brutalité prévalent. Dans la jungle du marché capitaliste, celui qui possède le plus de capitaux et le plus gros bâton impose ses règles. Dans un système en crise, le shérif de la Maison-Blanche a dégainé l’arme du protectionnisme pour tenter de renforcer les capitalistes américains. En menaçant d’annexer le canal de Panama, le Groenland, ou le Canada, en annonçant des droits de douane astronomiques contre des pays aussi pauvres que le Lesotho, Madagascar, ou le Vietnam, en dénonçant certains d’entre eux comme des «pays de merde», en traitant les dirigeants étrangers avec désinvolture, Trump nest pas fou, il nest pas que mégalomane même sil lest , il est le visage hideux de limpérialisme sénile… »