vendredi 2 janvier 2026

Argenteuil, élections municipales : quand la lutte contre la misère sociale n’est pas un argument électoral. Une priorité des priorités pourtant !

 

Quand nous serons des milliers dans la rue, il en ira bien différemment.

 

Photo Ici Grenoble 

Cela fait pourtant une dizaine de jours que le froid s’est installé sur la région, mais ce n’est que ce lundi dernier que le « Plan grand froid » a été acté par les autorités préfectorales d’Ile de France. C’est certes limité, mais cette augmentation des moyens est déjà ça pour la fraction des personnes « sans domicile » qui en bénéficiera.

         En la matière, la municipalité d’Argenteuil est à la traîne. Certes, elle n’est pas la seule. Et apparemment, ce n’est pas une question de nuance politique, et nous savons ce qu’elles valent, c’est-à-dire pas grand-chose puisque la municipalité voisines de droite de Cormeilles-en-Parisis a pris l’initiative d’ouvrir un gymnase quand celle de « gauche » de Bezons à l’unisson de celle LR d’Argenteuil est aux abonnés absents pour aider les personnes « sans abri ».

         C’est là où l’on mesure l’abject de la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence de la Ville, particulièrement utile lorsque la baisse drastique des températures était catastrophique pour des corps affaiblis.

         La municipalité d’Argenteuil doit vite se rattraper alors que les prévisions pour la quinzaine qui vient prévoient des températures basses du même ordre que les actuelles.

         Certes dénoncer la situation des personnes « sans domicile » ou qui souffrent du froid dans leurs logements n’est pas porteur pour les pêcheurs de voix. Elle devrait être pourtant une préoccupation sociale collective pour tous. Chacun ayons en tête que si nous donnions de la voix à milliers sur ce sujet comme sur tant d’autres, les notables se mettraient vie à remettre en question leurs choix ou leur absence.

         Quand nous serons des milliers sur la Ville à ne pas accepter un nouveau projet inepte de promoteur ou pour la réouverture d’un Centre d’Hébergement, nous les verrons alors s’intéresser à la solution du problème. DM

Argenteuil, Journal de campagne(1), la dimension sociale plus que locale, mais des rappels néanmoins nécessaires

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Certes la dimension locale de ce que la population vit n’est pas rien, au niveau de la politique et de la manière des édiles. J’y ai consacré un certain nombre de brèves cet été pour analyser le « bilan » de la municipalité LR sortante d’Argenteuil. Autant en faire profiter les lecteurs intéressés en postant jour après jour dans les jours qui viennent la série sur Facebook, que chacun les ait en tête. Loin des promesses et engagements des uns et des autres, elles ont le mérite de relever du concret propice à la seule critique juste. En outre, avec la nouvelle année, cela présentera un petit air de rétrospective. DM

 

Argenteuil, bilan municipal 2020-2026, un bilan du réalisé ou un nouveau programme à réaliser ?

 

La vie locale et l’activité municipale de rose colorées

 


 

Dans les jours qui viennent, nous allons commenter, sur la base de notre lecture, le « bilan » municipal qui a été distribué à 50 000 exemplaires en juin dernier.

         Il faut donc commencer par lire l’éditorial de Georges Mothron dont nous n’extrairons qu’un seul élément : « Au fil de ces années, Argenteuil s’est transformée. Nos quartiers ont évolué, nos espaces publics ont été repensés et les services de proximité renforcés pour améliorer votre cadre de vie… ». Chacun aura comme moi son idée personnelle sur ces différentes affirmations. À chacun de juger. En tout cas, le ton du bilan est donné. Il est en rose. Mais ce qui m’a surtout frappé c’est qu’il est beaucoup plus question de perspectives que de véritable bilan de ce qui a été fait et sur ce qui s’est passé.

         « Plusieurs projets structurant ont vu le jour », « les berges de Seine amorcent leur transformation ». « Nous avons posé les bases ». Ont vu le jour, amorcent, posé les bases…

         Bien évidemment à l’impossible nul n’est tenu, et cela est vrai pour toute municipalité. Mais c’est là où les habitants aimeraient connaître les difficultés rencontrées par l’action municipale. Ces années 2020-2025 ont pourtant été marquées par des difficultés qui dépassent l’action municipale, même la meilleure, même la plus volontariste.

         Les années immédiates post-covid, l’inflation, la montée de la paupérisation, le désengagement de l’État sur le plan de l’éducation, les évènements de juin 2023…

         Commencer par un état des lieux du cadre de ce bilan l’aurait au moins rendu dès le départ, un rien crédible. Loin de là, l’axe est donné, celui d’un satisfecit général. Et nous allons voir qu’il n’est pas mérité… (À suivre) DM (Extrait du blog « lo argenteuil » du 4.8.25.)

 

jeudi 1 janvier 2026

Argenteuil, avec une pensée pour Eugène Varlin, à tous, les vœux 2026 d’un militant

 

« Tant qu'un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines. »

 

 


Comment débuter d’une meilleure façon mes vœux à tous les ami(e)s que par cette idée si juste du militant ouvrier de notre histoire, Eugène Varlin, assassiné le dernière jour de la Commune de Paris, première tentative communiste des temps modernes. Ce jour-là, le 28 mai 1871, il avait 30 ans.

         Cette affirmation est toujours plus que jamais d’actualité en ce premier jour de 2026. Ces dizaines de millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui meurent toujours de faim d’un côté, et de l’autre, ces milliardaires au nombre infime en comparaison mais qui ne cesse de grandir. Alliés des premiers, souvent au Sud seulement un peu mieux lotis, la masse des travailleurs du monde, des villes et des champs. La force qui pourra bouleverser le monde. Notre espoir collectif pour la nouvelle année comme pour celle qui s’est achevée.

         Et les vœux que l’on offre à chacun, aux proches, aux amis, aux camarades, aux lecteurs, qui sont loin du monde des milliardaires (La seule occasion que j’aurais pu avoir d’en approcher en mai dernier deux spécimens à Argenteuil se passa loin de moi qui n’en avait pas l’idée) ?

         En guise de vœux personnels, je leur souhaite bien évidemment en préliminaire la bonne santé. Certes, elle ne dépend guère de chacun d’entre nous.  À défaut, le souhait de pouvoir se bien faire soigner. C’est de plus en plus difficile même dans nos pays si riches. Raison de plus pour nous obstiner à nous battre pour qu’il en soit autrement. Cela relève de ce que nous dirons de nos espoirs collectifs.

         Au-delà de la santé, que chacun trouve la chaleur auprès des autres qui réchauffe les situations et les temps difficile comme les jours de tous les jours. Que cette chaleur s’appelle amour partagé, amitié, solidarité.

Que chacun voit en 2026 son moral tendre le cou à nouveau. Cela est lié aux données précédentes. Mais cela est aussi lié aux données de notre classe relevant de la conscience, de l’organisation, de l’action, collectives. D’abord la conscience, celle qui amène à la nécessité de l’organisation, sans lesquelles l’action se prive de bien des éléments de succès.

À chacun, là où il est, de contribuer à cette reconstruction nécessaire.

Différent mais fondamentalement le même, le monde dans lequel milita Eugène Varlin est toujours là. En son temps, le capitalisme était encore ascendant. Il est aujourd’hui agonisant. Que 2026 voit les prémices d’une aurore nouvelle.

Meilleurs vœux 2026 ! Salut et égalité ! Et amitié toujours,

                                                                                     Dominique