mercredi 10 décembre 2025

Argenteuil, quartier du Val-Nord : un quartier populaire du monde du travail : une Esplanade centrale de vie collective ! Que vive cette Esplanade.

Ne m’appelez plus jamais « Dalle » !

 

Le Pub, les commerces, côté Paul Éluard, 1971
 

Sur la base de la réputation médiatique sulfureuse du quartier du Val-Nord d’Argenteuil, celui-ci devint un des grands lieux du circuit médiatique des politiciens en mal de reportages. De droite, d’extrême-droite, de gauche, ils vinrent faire quelques plans accompagnés des aéropages médiatiques. Chacun voulait avoir son image de sa présence sur « La Dalle », la fameuse, celle d’Argenteuil, celle de la classe dangereuse.

         Eh bien, ce mot m’est toujours resté sur l’estomac, comme sans doute à tant d’autres, et aux habitants du quartier en premier lieu. Comme si le quartier se réduisait à un socle de béton, base d’un ensemble de constructions, de commerces longtemps nombreux, et de services publics dont il ne reste qu’une partie, que le nom à bannir oubliait.

         Certes, cette esplanade s’est réduite, a été amputée à ses deux extrémités de son espace commercial et de vie. Le nombre de ses commerces a diminué. Des services ont disparu. Mais elle vit. De nombreuses travailleuses et travailleurs y cheminent de bon matin pour y rejoindre la gare du Val, Paris, et leur travail.

         Alors oui, que le terme honni soit banni. Oublions la D…, et que vive l’Esplanade. Pour commencer, dans un mot nouveau à répandre, avant que nous soyons capables, et tous ensemble, de faire connaître au lieu un nouvel élan. DM

 

mardi 9 décembre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 8 décembre 2025

 Municipales : c'est le moment de constituer des listes de travailleuses et de travailleurs !

 Publié le 08/12/2025

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. C’est en ce moment que les listes se constituent, et il faut que le camp des travailleurs soit présent. Lutte ouvrière prévoit donc de présenter des listes dans plus de 250 villes, les plus grandes du pays.

Sur ces listes, il n’y aura ni notables établis, ni politiciens en herbe, seulement des travailleurs du rang qui savent ce que veut dire vivre avec un salaire ou une pension insuffisants, ne plus pouvoir payer ses factures ou ne pas pouvoir remplacer sa voiture si elle tombe en panne.

Les listes Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs rassembleront des ouvriers et des employés, des aides à domicile et des auxiliaires de vie, des conducteurs de bus ou de train, des enseignants et des caissières, des infirmières et des aides-soignantes… décidés à faire entendre leur colère, leurs intérêts et leur conviction qu’il faut changer cette société du tout au tout. Des femmes et des hommes qui ont décidé de se représenter eux-mêmes, parce qu’il n’y a pas à faire confiance aux partis institutionnels.

Le spectacle que les politiciens nous servent est affligeant. On en est au point où le multirécidiviste Sarkozy veut nous faire pleurer sur ses 20 jours de prison. Et si ce n’était que lui ! Mais il y a tous les autres, y compris Le Pen, qui sont poursuivis pour détournement de fonds publics. Il y a aussi tout le cirque politicien, les alliances de circonstance, les marchandages et les reniements incessants.

Plus fondamentalement, les grands partis, chacun à leur façon, défendent la société capitaliste telle qu’elle est, avec la domination du grand patronat, l’exploitation, la loi du profit, la concurrence et la guerre économique. Ils ne s’affrontent que pour savoir qui gérera les affaires de la bourgeoisie, qui aura l’honneur, demain, de reculer encore l’âge de la retraite ou pire, d’envoyer nos enfants à la guerre.

Non, ces dirigeants politiques ne représentent pas les intérêts des travailleurs ! Il faut nous représenter nous-mêmes, prendre la parole nous-mêmes, exprimer nous-mêmes nos intérêts. Il faut nous rassembler contre le patronat et ses laquais politiques qui nous divisent.

Que l’on soit en activité, au chômage ou à la retraite, et quels que soient notre secteur, notre origine et notre couleur de peau, nous pouvons être fiers d’appartenir au même camp, celui des travailleurs qui font marcher la société, celui des travailleurs aujourd'hui exploités, mal payés et laissés pour compte, mais qui finiront par se révolter et supprimer les inégalités et les injustices perpétrées par le capitalisme.

Les grands partis politiques feront campagne sur des sujets locaux. Les uns promettront plus de sécurité, les autres, la cantine ou les transports gratuits, peut-être les deux à la fois. Comme si ces promesses étaient indépendantes de la marche du monde ! Comme si l’insécurité, la délinquance et le narcotrafic pouvaient être résolus à l’échelle d’une ville et n’étaient pas liés à la pauvreté des quartiers populaires, au recul des services publics et à l’emprise du fric sur notre société !

Quant à avoir plus de places en crèche, la cantine gratuite ou l’ouverture d’un nouveau parc pour ses enfants, on pourrait s’en réjouir. Mais si c’est pour leur mettre un uniforme à 18 ans pour qu’ils partent à la guerre, comme Macron en nourrit le projet, on ne peut pas s’en contenter.

Ne nous voilons pas la face. La société est de plus en plus inégalitaire et injuste. Les idées réactionnaires, xénophobes et racistes qui sèment la division parmi les travailleurs avancent, alimentées par la guerre économique. Le monde, dominé par les rivalités impérialistes, est de plus en plus guerrier. Les attaques qui en découlent ne peuvent pas être combattues localement. Elles ne le seront qu’au travers d’un sursaut du monde ouvrier.   

Alors, il faut que les travailleurs se fassent entendre. Si, comme nous, vous ne vous résignez pas et que vous voulez exprimer votre colère contre les politiciens, Macron et le grand patronat, rejoignez notre campagne !

Ces listes seront un moyen de nous rassembler et de nous organiser pour opposer une politique aux profiteurs, aux licencieurs et à tous les parasites irresponsables qui nous gouvernent. Nous affirmerons que les grands actionnaires ne sont rien sans notre travail. Nous dénoncerons la société capitaliste qui maintient l’écrasante majorité des travailleurs dans le besoin pour les intérêts d’une poignée d’ultra riches et qui marche à la guerre.

En tant que travailleuses et travailleurs, nous ne sommes pas voués à obéir. Nous faisons tourner la société, nous avons des idées pour l’organiser et la diriger de sorte qu’elle réponde, enfin, aux besoins de tous !

                                                                                  Nathalie Arthaud

Sarkozy, Le Pen : entre repris de justice, on se comprend

Qui se ressemblent…

 

 

Sarkozy publie un livre pour raconter ses trois petites semaines en prison. En plus de chercher à tirer quelques larmes au lecteur, il y confie son refus d’appeler désormais à voter contre Le Pen et son souhait d’un « rassemblement le plus large possible » entre la droite et l’extrême droite. Il est vrai qu’il faut chercher à la loupe les différences entre droite et extrême droite, tant elles ressassent les mêmes discours réactionnaires, anti-pauvres et anti-immigrés.

         Le Pen doit se réjouir du soutien de l’ex-taulard. Les travailleurs n’ont rien à attendre ni de l’un ni de l’autre.

 

Contre Sophie Binet, non à l’intimidation !

 

Éthique zéro et provocation

 

Lui de ne vaut pas près de 200 milliards, produit de l’exploitation

Sophie Binet, la dirigeante de la CGT, est accusée « d’injure publique » pour avoir déclaré : « Les rats quittent le navire », après que Bernard Arnault avait menacé de délocaliser ses affaires. La présidente d’une association patronale proche du RN, Ethic, a porté plainte. 

         Que les patrons et leur soutien hurlent même quand ils n’ont pas mal, c’est habituel. Pour imposer le silence sur le parasitisme des milliardaires à la Bernard Arnault, ils ont le culot de faire appel à la justice.