Médias :
liberté d’expression… des puissants
Lors de rencontres organisées
avec la presse régionale, Macron a évoqué différentes mesures censées limiter
la propagation des fausses informations sur les sites Internet et les réseaux
sociaux.
Publié le 03/12/2025
Le projet serait de « labelliser
» les médias « fiables » et de mettre en place une procédure judiciaire
accélérée pour bloquer une information jugée « non fiable ». Le tout serait
justifié par la volonté de lutter contre les « ingérences étrangères »,
forcément russes ou chinoises, afin de protéger les libertés démocratiques.
La droite et l’extrême droite ont
aussitôt crié à l’attaque insupportable contre la liberté d’expression. Le
milliardaire réactionnaire et magnat des médias Bolloré a, quant à lui, dénoncé
une « dérive liberticide », tandis que Marine Le Pen revendiquait le droit pour
les médias privés de « ne pas être neutres ».
Pour les milliardaires
propriétaires de médias, comme Bolloré bien sûr, mais aussi Dassault, qui ne
fait pas fortune que dans l’armement, ou encore les familles Pinault ou
Bettencourt, la chose va de soi : les grands bourgeois font de l’argent avec
l’information mais ils défendent aussi leurs idées et leur ordre social. Rien
de plus naturel que de posséder une chaîne de télévision ou des journaux pour
répandre ses opinions, et cela ne date pas des réseaux sociaux.
Face à ces ténors sans complexe
de la fortune, Macron et la gauche ont beau jeu de se présenter comme les
défenseurs d’un audiovisuel public qui serait garant de l’honnêteté et de la
neutralité de l’information. Mais cela aussi est une tromperie. Dans cette
société d’exploitation divisée en classes sociales, il n’y a pas de neutralité.
Les chaînes publiques sont la voix de l’État, un État qui attaque sans cesse
les travailleurs, durcit les droits au chômage, dérembourse les soins, fait des
économies sur la santé et l’éducation, tout en déversant des milliards au grand
patronat. La télévision et la radio publique tendent tout naturellement à
présenter ces mesures comme résultant de la simple logique. Elles procèdent de
même quand elles invitent à longueur d’émission des militaires qui préparent les
esprits à la guerre. Elles ne sont pas non plus neutres quand elles traitent de
la guerre en Ukraine ou du conflit à Gaza ou quand elles présentent les
chômeurs comme des feignants et des profiteurs.
En réalité, que ce soit par le
biais des médias privés ou des chaînes publiques, ce sont les idées, les
intérêts de la bourgeoisie qui se font jour, ainsi que la défense de son ordre
social présenté comme logique et naturel. Il n’y a pas de liberté d’expression
pour les travailleurs, sur leur lieu d’exploitation, où ils sont priés de se
taire et de ne pas faire de politique. Pourtant tout cela ne choque pas ceux
qui se présentent comme les défenseurs acharnés de la liberté
d’expression ! Pour défendre leurs intérêts et une autre vision du monde,
il ne reste aux travailleurs et aux classes exploitées qu’à s’exprimer par eux-
mêmes.
Camille Paglieri (Lutte ouvrière
n°2992)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui samedi 6 décembre, de 10 h.30 à midi,
centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché
Héloïse (sous réserve) ;
-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre
commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.