Les filles, absentes du reportage « on n’est pas des racailles »
Le documentaire très intéressant « On
n’est pas des racailles » est centré sur les garçons. On ne voit
pratiquement pas la présence des filles, sauf dans la partie concernant l’association
de boxe avec l’évocation de la championne qui s’y entraîne. Certes, c’est bien
normal, puisque la trame du reportage était vingt ans plus tard le retour à la
bande de copains du réalisateur, originaire du bâtiment de la Haie normande, et
scolarisé en primaire à l’école Anatole France du quartier du Val-Nord. Une bande
de copains, pas une bande mixte, de filles et de garçons.
Pourtant,
l’insulte du ministre de l’Intérieur dans ce soir de novembre 2005 était un
message à destination de l’ensemble des jeunes, garçons bien sûr, mais filles
également.
Il
y a certes une réalité, celle de la coupure entre les uns et les autres particulièrement
marquée dans les quartiers populaires, avec des rapports compliqués avec le
monde masculin pour les jeunes filles qui veulent construire leur vie comme
elles l’entendent. Et cela, malgré la mixité de l’école qui devrait faire un
travail bien plus important pour l’égalité des genres dans les classes, mais
qui a bien du mal à le réaliser prise dans les exigences de bien d’autres
tâches.
En
tout cas, cette égalité est une exigence sociale pour l’avenir. C’est la
renaissance d’un mouvement ouvrier porteur de ce projet d’égalité qui jouera un
rôle important sur ce plan comme sur bien d’autres. DM