vendredi 7 novembre 2025

Métallurgie : non aux licenciements ! Des travailleurs visés de plus.

 

La ruine de régions entières pour les profits de la bourgeoisie

 

 

Erasteel, producteur d’acier a décidé de supprimer 280 postes dans le monde dont 190 dans sa fonderie de Commentry, petite commune de 6 000 habitants dans l’Allier. Ce sera une hécatombe pour cette usine de 240 emplois et pour toute la région. Erasteel appartenait auparavant à Eramet, multinationale française des mines et des métaux, qui l’a revendu en 2023 à un fonds d’investissement belge.

         Comme Eramet auparavant, les actionnaires de ce fond ont décidé d’aller investir leurs capitaux ailleurs et tant pis pour les travailleurs qui vont se retrouver sans travail et sans salaire.

         Il est vital pour les travailleurs de remettre en cause le pouvoir du grand patronat, qui est prêt à ruiner des régions entières pour ses profits !

Licenciements : face aux licenciements : quelle riposte ?

 Face aux licenciements : quelle riposte ?

La CGT a recensé près de 450 plans de licenciements depuis septembre 2023, menaçant directement plus de 100 000 emplois et 300 000 indirectement.

Publié le 05/11/2025

Face à cette avalanche de licenciements, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a rencontré, le 30 octobre, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, pour lui demander « de changer de politique économique et industrielle », comme elle l’a expliqué dans une interview. « Ce n’est plus possible d’avoir une politique du carnet de chèques où on se contente de distribuer 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans conditions ni contreparties. »

Des centaines de milliards sont en effet versés aux grandes entreprises sans que soit prévu le moindre contrôle gouvernemental de ce qui en est fait. Sanofi, par exemple, a supprimé des milliers d’emplois ces dernières années dans ses services de recherche et développement, tout en recevant en même temps des centaines de millions d’euros au titre du crédit d’impôt recherche.

Mais même si les aides versées aux entreprises étaient conditionnées par des créations d’emplois, les patrons se contenteraient de les empocher sans se sentir obligés de respecter le moindre engagement. Et il ne faut pas compter sur l’État, quel que soit le gouvernement en place, pour exiger qu’ils remboursent ces milliards ainsi versés à fonds perdu.

En réalité, la politique mise en avant par la CGT ne peut déboucher que sur une impasse pour les travailleurs. Elle se résume en fait à attendre du gouvernement qu’il veuille bien modérer les attaques patronales, ce qui est totalement illusoire.

Face à la guerre sociale que leur mène la classe capitaliste, les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres forces et sur leur capacité à s’organiser pour riposter au patronat avec les armes de la lutte de classe, les grèves et les manifestations. À l’origine, les syndicats, et la CGT en particulier, étaient censés y contribuer.

                                                         Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2988)

Noyade de migrants : les vrais coupables ne sont pas dans le box

 

Les dirigeants français et britanniques, principaux responsables

 

 

Le procès suite à la noyade de sept migrants, partis d’une plage du nord de la France pour tenter la traversée de la Manche vers l’Angleterre en août 2023, s’est ouvert.

         Parmi les dix accusés du naufrage figure un migrant rescapé, transformé en « passeur » par la justice sous prétexte qu’il tenait la barre du zodiac.

         Par contre, on ne trouvera sur le banc des accusés aucun des dirigeants politiques français ou britanniques qui, en transformant les frontières en barrières infranchissables, livrent les réfugiés aux passeurs et, bien souvent, à la mort.

Argenteuil, deux roues, sur la « Canopée », danger pour tous !

 

Quand « Canopée » risque de rimer avec « jungle »

 

 

Les concepteurs de la nouvelle portion transformée de l’avenue Gabriel Péri n’ont apparemment pas vu le problème. Celui des pistes cyclables intégrées finalement aux larges trottoirs. C’est flagrant tout au long de la voie, mais cela risque de l’être particulièrement au carrefour Paul-Vaillant Couturier-Gabriel Péri.

         Pourtant, ces concepteurs connaissent Paris, c’est sans doute leur modèle, puisqu’ils l’ont reproduit à Argenteuil. Si vous en avez l’occasion, tentez-donc de traverser à Paris l’avenue Magenta à hauteur de la gare de l’Est par exemple. Vous allez faire face au flot des deux roues et à ses dangers.

         Ce flot-là n’existe pas encore dans la Ville, et avenue Gabriel Péri, et pourtant il y a déjà des risques, s’ajoutant à ceux liés à une fin de travaux fébrile. Mais s’il y a pistes cyclables d’une telle ampleur, c’est que l’espérance existe qu’il y aura un essor « à la parisienne » de la pratique du vélo dans les temps futurs. À cela, il faut ajouter le danger des trottinettes qui ont commencé à utiliser ces pistes.

         Le danger au carrefour mentionné est également pour les cyclistes. Il n’y a pas de feux pour eux à ce carrefour, c’est libre-service ! Si l’on ajoute que les passages-piétons ne sont pas vraiment identifiés, c’est le capharnaüm. Bonjour les dégâts !

         On peut s’attendre, au vue de l’expérience des dangers, à ce que la copie soit revue, tôt ou tard, dans les temps qui viennent. DM