lundi 8 septembre 2025

Cotisations patronales : toujours plus d’exonérations

Cotisations patronales : toujours plus d’exonérations

Le gouvernement actuel, bien que sur la sellette, planche sur un décret concernant les exonérations de cotisations patronales.

Publié le 03/09/2025

 


 

Celles-ci, selon ce projet de décret que détaille le journal Les Echos, représentent un manque à gagner de près de 80 milliards d’euros pour la Sécurité sociale.

Si l’État compense – jamais complètement, rappelons-le – ce sont en tout cas des cotisations que les patrons ne paient pas et font payer à la collectivité. Ces cotisations patronales sont du salaire différé, c’est-à-dire la part du salaire que les patrons sont censés verser aux caisses de la Sécurité sociale, au lieu de la verser directement aux travailleurs. Par conséquent, les baisser équivaut tout simplement à baisser les salaires.

D’après ce projet de décret, en 2026, les patrons devraient être davantage aidés pour les salaires compris entre 1,4 et 1,8 smic, mais aussi pour ceux compris entre 2,2 et 2,8 smic environ. Les 27 et 28 août durant la réunion de rentrée du Medef, pour répondre à l’impatience des patrons, le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a qualifié les allègements de charges d’« extrêmement importants ». Ceux-ci souhaiteraient donc que ce décret soit publié le plus vite possible.

Le patronat sait cependant qu’il n’a rien à craindre d’un changement de gouvernement. Ces aides au patronat existent depuis plus de trente ans et elles n’ont cessé d’augmenter. Depuis, la propagande patronale relayée par les gouvernements successifs n’a pas changé : le problème serait ce que les patrons appellent le « coût du travail », et le baisser serait indispensable pour faire reculer le chômage. Or force est de constater que le chômage n’a pas reculé.

Le travail des ouvriers, techniciens, et autres, ne « coûte » pas, il est au contraire la source de toutes les richesses. Ce qui coûte à la société, c’est le parasitisme du grand patronat.

                                                  Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2979)

 

Médicaments : la Cour des mauvais comptes

 

Pas la Cour des miracles, des borgnes !

 

 

La Cour des comptes, qui se fait une spécialité de conseiller les ministres sur les sacrifices à imposer à la population, vient de pointer du doigt le coût annuel des médicaments non utilisés : entre 0,5 et 1,7 milliard d’euros.

         Mais à aucun moment les dizaines de milliards de profits, passés ou présents, des entreprises pharmaceutiques ne sont mis en cause, ni leur capacité à imposer les prix et les normes qui les arrangent. Cette maladie-là, c’est le capitalisme.

Argenteuil, Forum des associations, la municipalité peut vraiment mieux faire

La solution n’est pas l’obstination dans les mêmes erreurs

 

Un stand des élus ! Une association ? Et les oppositions ? Et même Lutte ouvrière ?

 

 En revanche, une association que je vous conseille

Le ciel était bleu. Le Forum de samedi s’est tenu dans de bonnes conditions… du ciel. Globalement, cela s’est apparemment bien passé. Des milliers de personnes sans aucun doute.

         Mais comme nous le disions avant l’évènement, le lieu n’est vraiment pas le meilleur. Comme si la municipalité n’avait pas pu effectuer cette conclusion à l’issue du Forum de l’an passé et en tirer les conséquences.

         Le meilleur lieu pour l’évènement était celui du site Jean Vilar, mais il y a aussi le Parc des berges qui avait fait une bonne impression lors d’une édition précédente. Il est vrai que le complexe Jean Vilar est à l’abandon, et c’est grave pour la vie locale. Jusqu’à quand ?

         La question du cheminement a été une nouvelle fois mal traitée. Certes l’énorme majorité des présents y vient avec l’objectif d’une inscription sportive. Mais pourquoi mettre les stands des sports dans l’espace le plus accessible, juste derrière le marché, ou le long de la clôture plus au fond de l’espace avec des allées plus grandes. L’essentiel des associations a été reléguée dans des allées très peu fréquentées. En travaillant sérieusement la question, les parents pourraient joindre les stands du sport, mais en passant par les autres. Cela s’appelle de la géographie associative, ou commerciale si vous préférez.

         C’est d’autant plus regrettable que le réseau généraliste associatif est en difficulté à Argenteuil. Peu de bénévoles pour tenir les stands, sauf exceptions ; des absents ; des stands fermés très tôt. Comme voulez-vous que l’on recrute de nouveaux bénévoles si les susceptibles d’en être ne croisent pas le chemin des associations ?

         Deux autres choses, l’une qui pose questionnement, l’autre qui ne va pas du tout.

         La première. Les différents services municipaux étaient présents. Mais franchement, la plupart, culture, petite enfance et éducation en particulier avaient franchement l’air de s’ennuyer ferme alors qu’il y a tant de chose à échanger avec les habitants sur ces sujets.

         Pour finir, non seulement la zone-restauration est périphérique et mal indiquée, mais elle n’est pas à la hauteur de l’évènement. De fait, elle s’adresse principalement aux bénévoles qui restent dans leurs stands le midi. Mais l’offre n’était pas à la mesure du nombre. Pour ma part, j’ai abandonné l’idée de manger l’andouillette-frites que je convoitais, et j’ai presque jeûné, si, si. Peu de choses donc pour se restaurer, et même pas un nombre de chaises suffisant !

         Pas chien, j’offre mon bilan à la prochaine municipalité en vue du Forum 2026. DM