samedi 6 septembre 2025

Déserts médicaux : « un médecin près de chez vous » n’est pas pour demain

 

Un élément du délabrement du système de santé

 

 

Le gouvernement annonce que son plan de lutte contre les déserts médicaux va se déployer à partir de la semaine prochaine. Outre qu’il est de plus en plus difficile de consulter un médecin partout sur le territoire, le gouvernement reconnaît l’existence de 151 intercommunalités en « zone rouge », soit 2,5 millions de patients potentiels.

         Le plan initial prétendait contraindre des médecins à s’installer là où ils manquaient. Face à leur colère, le gouvernement y a renoncé, en agitant plutôt la carotte : une prime de 200 € par jour pour deux jours de présence par mois dans les déserts médicaux.

         Mais les médecins ne se précipitent pas dans ce dispositif. Pourquoi le feraient-ils ? L’État donne lui-même l’exemple, en participant activement au délabrement du système de santé.

Argenteuil, urbanisme, une municipalité très pressée, ce qui veut dire déjà concertation et recul bâclés

Un projet qui s’annonce encore à marche forcée

 

Quand ces messieurs prennent de la hauteur ! 

Le 29 août dernier, le journal patronal Les Échos faisait le point sur la situation dans l’affaire Jean Vilar après la nouvelle initiative judiciaire du promoteur Fiminco qui veut des sous. Ce qu’il y a de bien avec ce journal, c’est l’esprit de synthèse. Ses lecteurs n’ont pas de temps à perdre. Donc bonne synthèse de la situation. À lire.

         On y apprend également que la municipalité aurait un nouveau projet en tête qui sera présenté le 15 octobre. Des petites séances et séquences l’an passé avec des habitants, mais tout de même on ne s’imaginait pas que la municipalité voulait y aller tambour battant.

         En passant, Les Échos nous rappellent deux petits éléments savoureux. Le premier en rappelant que le projet Les promenades abandonné aujourd’hui « ne correspond plus aux attentes et modes de vie des habitants, profondément transformés au cours de la dernière décennie. Les attentes ont évolué. » Vraiment bravo au Comité Jean Vilar qui a su faire preuve d’une telle anticipation ! Sinon, où en serions-nous aujourd’hui !

         Le second, ce sont les propos prêtés par Les Échos au maire d’Argenteuil : « L'objectif est désormais de prendre davantage de hauteur sur l'ensemble du projet sur l'Île Héloïse et de mieux intégrer la Seine dans la réflexion, au bénéfice des habitants et des associations ».

         Ce qui nous a intrigué voire inquiété dans ce propos, c’est sa volonté de « prendre davantage de hauteur ». Attention, la hauteur était un élément qui a justement, certes parmi bien d’autres, révulsé nombre d’habitants : 40 mètres de hauteur voire 43 à l’époque ! Vraiment, davantage, ça n’ira pas ! Qu’il se le dise. DM

 

vendredi 5 septembre 2025

10 septembre : Appels syndicaux : non sans arrière-pensée

 Appels syndicaux : non sans arrière-pensée

Le 29 août, les directions de tous les syndicats de salariés réunis en intersyndicale ont décidé d’une journée de mobilisation, « voire de grèves » le 18 septembre. Leur préoccupation première était visiblement de se démarquer de l’appel à la journée du 10.

Publié le 03/09/2025

Ce qui les préoccupe n’est pas tant l’idée de « tout bloquer » le 10, l’appel à ne pas consommer ou autre proposition, ni le fait qu’il soit issu des réseaux sociaux – la CGT a bien trouvé le moyen de lancer une simple pétition en ligne cet été contre le projet de budget – ni que cet appel émane de gens « nébuleux » comme le dit la secrétaire de la CGT Binet. Mais les directions syndicales n’admettent pas qu’une mobilisation naisse en dehors d’elles et surtout l’idée que des travailleurs puissent s’organiser et agir en dehors de leur contrôle.

Cet appel à la journée du 18 septembre est donc de la part des dirigeants syndicaux avant tout un contre-feu. Car après les annonces de Bayrou en juillet, on les avait très peu entendus. Et ni les uns, ni les autres ne se sont montrés vraiment préoccupés de préparer les travailleurs à riposter contre ces attaques.

La CFDT avait même décidé d’inviter Bayrou en personne à son université d’été. Ses dirigeants expriment leur méfiance vis-à-vis d’initiatives leur échappant mais, en revanche, ils trouvent normal de discuter avec les ennemis avérés du monde du travail. Il s’agit de maintenir l’illusion que grâce à eux, des compromis avec les gouvernants et les patrons peuvent être trouvés.

La CGT, elle, s’était contentée de la pétition intersyndicale contre le budget. Comme si cela pouvait suffire à faire reculer un gouvernement, sur un sujet aussi important que les milliards arrachés aux poches des travailleurs pour être redistribués aux capitalistes ! Les syndicats Solidaires aussi, après les annonces de Bayrou, ont mis en avant cette pétition. En juillet, leur prétendu radicalisme n’est pas allé au-delà de cette initiative et d’une vague idée de mobilisation en octobre face au budget Bayrou.

Ces dirigeants syndicaux ne méritent aucune confiance de la part des travailleurs. Ceux-ci devront s’en méfier car ils ne leur proposent que des voies de garage, tout comme ils devront se méfier des politiciens qui s’autoproclament leurs représentants. Ils voudraient que les travailleurs fassent tout tourner dans la société sans décider de rien, même pas de leurs propres luttes. Au contraire, pour ne pas être le jouet des uns ou des autres, les travailleurs devront prendre eux-mêmes leur sort en main et décider de tout, de leurs revendications, de leurs luttes, de leurs formes d’organisation.

                                                           Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2979

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd'hui vendredi 5 septembre : carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15.

-samedi 6 septembre, de 11 heures à 11 h.45 au marché de la Colonie (sous réserve) ;

-de 10 h.15 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud.

-lundi 8 septembre, de 18 à 19 h., centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Jean-Pierre Mercier sur le mouvement du 10 Septembre sur BFM TV, ses interventions

Arrêts-maladie : une campagne indigeste

 

Plus facile de lutter contre les malades et les médecins que pour la santé de tous

 


 

La Sécu lance une nouvelle campagne contre les arrêts-maladie, qu’elle estime trop coûteux, en contrôlant les médecins soupçonnés de prescrire « trop » d’arrêts-maladie. La Caisse primaire d’Assurance Maladie prévoit même de demander à ces médecins de diminuer de 20 % leurs prescriptions d’arrêts.

Totale hypocrisie. Cela vise à rejeter la cause des arrêts de travail sur les patients qui « s’écouteraient trop » ou des médecins trop complaisants, mais cela cache entièrement la responsabilité des patrons ou de l’État employeur, qui imposent des conditions de travail et de stress toujours plus dures.

Ce sont donc les patrons et l’État qu’il faut contrôler !