mardi 2 septembre 2025

Groenland, les femmes, et le colonialisme barbare

 

Racisme et mépris, deux aspects du colonialisme

 


 

Le gouvernement danois vient de reconnaitre la stérilisation forcée par pose de stérilets infligée à 4 500 Inuites, parfois mineures, dans les années 1960.

         « C’était comme un viol » a témoigné l’une des victimes de cette stérilisation. Ces femmes, lorsqu’elles ne sont pas devenues stériles, ont souvent souffert d’infections et de douleurs chroniques dues à la pose non consentie du contraceptif.

         Partout, le colonialisme européen s’est accompagné d’un mépris sans borne des populations soumises.

Argenteuil, médiathèque, le chef a dit, l’inauguration doit avoir lieu à la date prévue…

Reculer l’inauguration ? Et le calendrier électoral !

 

 

À plusieurs occasions, le maire a répété que l’inauguration de la médiathèque Robert Desnos du quartier du Val-Nord aurait bien lieu le 25 septembre prochain. N’en déplaise à ses opposants. Pourtant, bien des aspects de cette rénovation et de l’aménagement ne seront pas achevés à cette date. Mais pour le communiqué, il faut que cette inauguration ait lieu à la date prévue, coûte que coûte.

         Tant pis pour les conditions de travail subies depuis des mois par les agents territoriaux participant à l’œuvre de réaménagement. D’autant plus que l’organisation laissant à désirer et le manque d’effectifs ont rendu la situation très difficile et ralentit ce réaménagement. Tant pis pour les conditions de travail des agents territoriaux et le confort des élèves et des utilisateurs après le 25 septembre.

         Là, on est pourtant tout de même dans un autre cas de figure que dans celui de l’avenue Gabriel Péri qui a été rouverte à la date prévue. Les livres, leurs utilisateurs, et les agents de la médiathèque ne sont pas des quatre roues qui peuvent circuler sur une chaussée de l’avenue Gabriel Péri pas totalement terminée. Mais puisque le chef a dit, inaugurons ! DM

 

lundi 1 septembre 2025

Rentrée scolaire : des milliers d’enfants handicapés sacrifiés

 Rentrée scolaire : des milliers d’enfants handicapés sacrifiés

Comme lors des rentrées précédentes, l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), dénonce les mauvaises conditions de scolarisation des enfants handicapés.

Publié le 27/08/2025  


L’Éducation nationale annonce une hausse du nombre d’enfants handicapés scolarisés dans des écoles ordinaires, 519 000 au lieu de 470 000 l’an dernier. Mais il n’existe pas de chiffre officiel sur le nombre d’enfants mal scolarisés ou pas scolarisés du tout. C’est pour cela que l’Unapei, depuis plusieurs années, réalise une enquête parmi les associations de son réseau. 13 % des enfants concernés n’ont aucune heure de scolarisation. Seuls 19 % de ces enfants sont scolarisés plus de 12 heures par semaine.

Et lorsqu’ils sont à l’école, les coupes budgétaires dans l’Éducation nationale pèsent sur les enfants handicapés encore plus que sur les autres.

Les difficultés de recrutement d’enseignants, les classes surchargées, ne permettent pas d’accueillir correctement les enfants handicapés dans les écoles ordinaires. Le nombre insuffisant d’AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) fait que certains enfants ne peuvent être scolarisés que quelques heures par semaine. D’autres, qui auraient besoin de cette aide, sont scolarisés sans AESH, ou seulement pour une partie de leur temps scolaire, dans des classes où l’enseignant, déjà débordé, a bien du mal à leur accorder le temps nécessaire. La vétusté des locaux, qui pèse sur tous les élèves et le personnel, a des conséquences encore pires pour les enfants handicapés, par exemple lorsque les ascenseurs sont en panne, inexistants, ou qu’ils ne donnent pas accès à l’ensemble de l’établissement.

L’Unapei a d’autre part recensé 4 410 enfants dont le handicap ne leur permet pas d’être scolarisés en établissement ordinaire, et qui sont en liste d’attente pour une place dans un institut spécialisé, une attente qui dure parfois cinq ou six ans.

En 2017, Macron affichait le handicap comme une priorité de son quinquennat et, en février 2020, il déclarait qu’à la rentrée suivante, « aucun enfant ne [devait] se retrouver sans solution de scolarisation. »

Cinq ans plus tard, la réalité n’a toujours rien à voir avec ses mensonges.

                                                     Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2978)

Violences faites aux femmes : des économies criminelles

Une baisse des subventions aux conséquences dramatiques

 

 

Une enquête de la Fondation féministe montre que 70 % des associations féministes ayant répondu à son questionnaire ont connu une baisse de leur budget en 2025. En effet, les subventions publiques ont été diminuées. Or, ces associations financent de l’hébergement d’urgence et des accueils de jour pour les femmes victimes de violences. « Nous craignons que la baisse des moyens conduise à une hausse des féminicides », déclare l’une des autrices de l’enquête.

         Macron avait prétendu faire de cette cause une priorité. Il est aujourd’hui bien plus occupé à jouer le chef de guerre qu’à se soucier des femmes qui subissent la violence de leur conjoint.