samedi 26 août 2023

Lutte ouvrière Argenteuil : Le blog Lutte ouvrière d’Argenteuil est de retour.

Reprendre un autre rythme, celui du développement de l’organisation du parti du monde du travail

 

 

Petit tour de France des amis et des camarades, temps posés en Bretagne, de respiration et de lectures. Mais nous voilà de retour à Argenteuil.

         Face aux affres du monde, nous allons voir ce qu’il en est de la combativité de notre classe, la seule force mondiale capable d’en donner une issue.

         L’été a été à l’image de l’année écoulée à Argenteuil. Appliquant à sa façon le titre du dernier éditorial du magazine municipal (« Rassembler, apaiser, valoriser » !), la municipalité a interdit en juillet la présence lors du prochain Forum des associations du 9 septembre à trois associations valeureuses de la commune : le Comité Argenteuil-Palestine, le Comité des « Sans-papiers », et le Comité Jean Vilar, qu’il n’est pas besoin de présenter.

La municipalité les accusait d’être « politiques ». Je pense au titre de l’ancêtre de Charlie « Hara-Kiri journal bête et méchant ». Oui, une municipalité bête et méchante. Car on voit mal ce que ce genre de mesure peut lui apporter au-delà de satisfaire ses haines réactionnaires.

À la mi-août, elle est revenue en partie sur cette interdiction pour deux des trois associations en question. Depuis lors, elle prépare d’une drôle de façon ce Forum des associations qui devrait un évènement joyeux et fraternel. En tout cas, cette politique  met en rage un certain nombre d’habitants. Et la question est justement que ce nombre augmente afin que la municipalité se morde les doigts de sa bêtise.

Nous allons voir ce qui va se passer lors du Forum du 9 septembre. Nous invitons en tout cas tous nos proches d’y être présents et actifs.

De cette façon, la rentrée risque d’être bien partie. Notre objectif est en tout cas que cette année nous soyons capables d’élargir nos réseaux dans les quartiers, les entreprises, et la jeunesse qui est notre avenir.

 

 

Les prochaines permanences prévues :

-Ce samedi matin 26 août, de 11 h. à midi au marché Joliot-Curie ;

-demain dimanche 27 août, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-Vendredi 1er septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est en vente au Presse-papier.

 

L’éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 21 août 2023

        Contre le capitalisme, fauteur de crises et de guerres

21/08/2023



L’été et les vacances n’effacent pas les problèmes qui s’accumulent au-dessus de nos têtes. Climat, crise, guerre : où que le regard se tourne, on a l’impression d’être dans un scénario de film catastrophe.

Les drames s’enchaînent, des canicules aux incendies géants, qui ont fait des dizaines de victimes à Hawaï, un État du pays le plus riche du monde, les États-Unis. Au Canada comme en Espagne, des dizaines de milliers de personnes ont tout perdu et doivent fuir l’avancée des flammes. Ces catastrophes, qui se répètent et s’aggravent, illustrent l’impasse du capitalisme, incapable de résoudre les problèmes générés par l’anarchie destructrice de cette économie orientée par le profit privé.

S’ajoutent les tensions guerrières qui montent partout dans le monde. Tout près de nous, la guerre en Ukraine, commencée il y a un an et demi, aurait fait au moins un demi-million de victimes. Aux exactions de Poutine répond la tentative de contre-offensive de Zelensky, qui prévient qu’elle durera sans doute des mois. Franchissant un nouveau pas dans l’intensification de la guerre, les puissances occidentales lui promettent des avions de combat. Pour elles, la guerre peut bien s’enliser et les morts s’additionner, tant que cela leur permet d’affronter Poutine sans payer elles-mêmes le prix du sang, tout en testant leur arsenal sur le terrain.

En Afrique, dans la région du Sahel, où la population subit déjà les exactions des bandes armées djihadistes, la crise menace de s’aggraver après le putsch des généraux au Niger. Les dirigeants français et américains s’abritent derrière la CEDEAO, coalition d’États africains voisins, pour menacer d’une intervention militaire. Ces deux puissances sont prêtes à tout pour défendre les intérêts de leurs capitalistes, chacune avec son calendrier et en fonction de leurs rivalités.

Macron prétend restaurer « l’État de droit au Niger ». Quel mensonge ! Ce qu’il ne supporte pas, c’est que les putschistes – sortis du même moule que le gouvernement corrompu qu’ils remplacent – fassent mine de lui tenir tête. Ces putschistes, qui aujourd’hui dénoncent l’impérialisme français, trouveront peut-être demain un accord avec lui ou avec son rival américain. Mais quels que soient les calculs et les intérêts des uns et des autres, la population nigérienne paie le prix fort. Elle est frappée par les sanctions économiques, qui entraînent flambée des prix et pénurie de nourriture et de médicaments. Pour la population de ce pays, parmi les plus pauvres du monde, c’est déjà une condamnation à mort.

Partout, les puissances impérialistes tentent de mettre le monde en ordre de bataille derrière elles. Le 18 août, Biden a réuni les dirigeants du Japon et de la Corée du Sud pour annoncer le renforcement de leur coopération militaire et affirmer que les trois pays formeront un bloc uni pour « la sécurité dans la région » face à la Chine et à la Corée du Nord. Les forces armées des États-Unis sont déjà présentes dans la zone, mais ces derniers rappellent ainsi aux populations du Japon et de la Corée du Sud qu’elles doivent se ranger derrière eux.

En montrant ainsi leurs muscles, les impérialistes, États-Unis en tête, préparent le monde à une guerre générale pour mieux assurer leur domination sur la planète et endiguer la montée en puissance de la Chine. Le maintien de leur ordre mondial est à ce prix, la guerre économique débouchant sur la guerre tout court.

C’est au nom de la défense de la liberté et des valeurs démocratiques qu’ils prétendent enrôler leurs populations, futures chairs à canon d’une guerre pour leurs intérêts. Ne marchons pas dans leurs mensonges !

C’est ainsi que Macron justifie les 413 milliards de budget militaire. Le pays n’est pas sous les bombes, mais la facture est déjà présentée aux classes populaires. Pendant que les rois de l’économie de guerre, les Dassault, Thales et autres grands groupes, se frottent les mains et enregistrent des profits records, l’essentiel manque pour les quartiers populaires. Pas un sou ne doit servir à la sale guerre qu’ils préparent ! Réquisition des milliards des marchands de mort, pour répondre aux besoins de la population !

Cet argent serait nécessaire, par exemple, pour le logement. L’incendie qui a fait trois morts dans une tour HLM de l’Ile-Saint-Denis, en banlieue parisienne, l’a cruellement rappelé. Sous le contrôle des travailleurs et des habitants, l’argent des profiteurs de guerre irait à la construction de millions de logements décents et abordables, pour éviter que d’autres familles meurent du mal logement.

Nos intérêts de travailleurs sont à l’opposé de ceux de nos exploiteurs. Pour empêcher le monde de sombrer dans la barbarie, c’est contre leur domination qu’il faut partir en guerre ! 

Associations, Centre d’Hébergement d’Urgence, un été 2023 pourri pour la municipalité d’Argenteuil

 

Pantalonnade à la sauce argenteuillaise

 

 

« Rassembler, apaiser, valoriser » titrait l’éditorial de Georges Mothron pour le numéro d’été du magazine municipal Ma Ville. Loin de là, l’été aura été pourri pour la municipalité d’Argenteuil. Les seuls articles dont elle a bénéficié ces dernières semaines ont été consacrés à deux mesures qui ont suscité une vaste levée de boucliers contre elles : la liquidation en douce au cœur de l’été du Centre d’Hébergement d’Urgence destiné aux plus fragiles d’entre nous, les personne « sans domicile » ; et le refus d’attribuer à trois associations locales qui lui déplaisent un stand pour le prochain Forum du 9 septembre : l’association Argenteuil-Palestine, le Comité des Sans-papiers, et le Comité Jean Vilar. Pour finir, elle a commencé à cesser de jouer les matamores à l’encontre de ces dernières, en annonçant déjà que finalement, les deux premières parmi ces associations seraient finalement présentes au Forum. On attend encore le sort qui sera fixé pour le Comité Jean Vilar.

         Bref, une véritable pantalonnade !  Certes le ridicule ne tue pas, mais tout de même…

         Vraiment pourquoi tant de haine ? Comme s’il n’y avait pas suffisamment de problèmes à régler qui devraient amplement occuper une municipalité seulement soucieuse des intérêts des habitants. DM

Incendie à L’Île-Saint-Denis (93) : mourir du mal-logement

        Incendie à L’Île-Saint-Denis : mourir du mal-logement

23 Août 2023

Samedi 19 août, peu avant 10 heures du matin, un incendie s’est déclaré au 9e étage de la grande tour de la cité Thorez de L’Île-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, se propageant rapidement aux étages supérieurs.

Malgré l’intervention rapide et massive des pompiers, trois personnes sont décédées : une mère de famille, son fils de 13 ans et une jeune femme qui s’est jetée du balcon en proie à la panique. 19 autres ont été blessées.

Sans la réactivité des habitants, qui ont donné l’alerte et se sont entraidés, le bilan aurait pu être encore plus dramatique. Les causes de l’incendie sont encore inconnues, mais la vétusté du bâtiment et même de l’ensemble de la cité, la plus ancienne de la ville, sont, elles, parfaitement connues. Les habitants dénoncent les ascenseurs en panne, la plomberie et l’électricité défectueuses. Il y a deux ans, un incendie a déjà eu lieu dans la même tour, heureusement sans victime cette fois-là. Un récent changement de l’office HLM devait s’accompagner de travaux de rénovation, mais ils n’ont pas encore eu lieu.

Les habitants de la tour sont actuellement hébergés dans des hôtels la nuit et la mairie leur a ouvert les portes du gymnase pour qu’ils puissent se retrouver pendant la journée. Les gestes de solidarité de la population sont nombreux pour leur venir en aide.

Cependant, dès à présent se pose le problème du relogement des habitants, non seulement pour ceux dont les logements sont détruits, mais aussi pour les autres, qui ne se sentent plus en sécurité dans cette tour, et sont très affectés par ces trois décès. Ils ont en tout cas commencé à réagir collectivement, ce qui est la meilleure garantie pour faire respecter leurs droits

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2873)

Nucléaire, durée d’activité des réacteurs : jusque-là, tout va bien…

                                   Nucléaire : jusque-là, tout va bien…

23 Août 2023

Le 21 août, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé EDF à maintenir en activité dix ans de plus un réacteur de sa centrale du Tricastin, dans la Drôme. C’est la porte ouverte au prolongement de la vie des installations au-delà des quarante années initialement prévues.

 


Quel que soit le sérieux des études et vérifications faites par les spécialistes de l’ASN et ceux d’EDF, il s’agit d’une décision politique, contrainte et forcée par la situation qui plus est. Devant la demande croissante, encore amplifiée par la politique du tout-électrique, devant les hausses du prix de l’énergie et les menaces de pénurie, Macron avait déclaré : « Il faut maintenir en fonctionnement le plus de réacteurs possible. » La décision de l’ASN permet donc à EDF d’obtempérer.

L’État avait choisi dans les années 1960 le tout-­nucléaire, pour le plus grand profit de quelques trusts, sans savoir ni ce qu’il adviendrait des déchets, ni ce qu’on ferait des centrales hors d’usage. Il a, une fois le système au point, pompé sans retenue dans les finances d’EDF, organisant même son pillage par la concurrence privée, mettant de fait en péril la maintenance des installations par manque de financement et de recrutement de travailleurs qualifiés. Au bout du compte, à l’automne 2022, EDF et le gouvernement avaient prédit, dans l’un des pays les plus riches et les plus équipés du monde, des coupures de courant pour l’hiver et demandé à la population de bien vouloir se restreindre.

La décision de maintenir en activité les vieux réacteurs, en commençant par un de ceux du Tricastin, sera donc tout sauf le résultat d’une étude scientifique sereine et d’une prise en compte réelle des besoins sociaux.

Il faut du courant pour alimenter la pompe à profit, à EDF d’en produire, au gouvernement d’enrober la pillule... et advienne que pourra, y compris Fukushima sur Loire ou Tchernobyl du Rhône.

                                                               Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2873)