Leur
république et notre avenir
05 Juillet 2023
Faute de pouvoir défendre un
policier trop visiblement assassin, la droite, l’extrême droite et les
macronistes semblent avoir trouvé leur héros républicain en Vincent Jeanbrun,
le maire de l’Haÿ-les-Roses dont le domicile a été attaqué.
L’inconscience de ceux qui ont
envoyé une voiture bélier contre le pavillon où la famille du maire était
présente a été le prétexte à des « rassemblements républicains »
devant certaines mairies le 3 juillet. Devant celle de l’Haÿ-les-Roses, la
droite s’affichait en rangs serrés et laissait libre cours à son habituelle
campagne contre les immigrés, les pauvres, les jeunes et, surtout, ceux qui
réunissent ces trois qualités, unanimement traités de sauvages. Ils sont
évidemment rejoints, si ce n’est précédés, sur ce terrain par l’extrême droite,
tous plumages confondus.
Tous, suivis par les
commentateurs médiatiques et les porte-parole des partis de gauche,
transforment à bon compte le maire de l’Haÿ-les-Roses en saint laïque, lui qui
est un porte-parole de Ciotti, familier comme son chef des diatribes
réactionnaires et des attaques contre les immigrés. Cette campagne politique
voudrait faire oublier l’assassinat d’un garçon de 17 ans et ce qu’il révèle du
comportement de la police. Leur ordre républicain tant vanté, c’est la
toute-puissance des corps de répression, la richesse éhontée de la classe
dominante, la relégation de la classe travailleuse dans les cités dortoirs et
les quartiers pourris. Dans ces conditions, l’émeute, qu’on appelait sous les
rois « émotion populaire » et qui revenait à chaque mauvaise récolte,
est la règle et non l’exception. Toute l’histoire le démontre, même si ce n’est
pas celle-là qu’on enseigne aux enfants des écoles.
Ni les matraques ni l’eau bénite
républicaine n’empêcheront de futures émeutes, dont les opprimés seront à la
fois les acteurs et les victimes. Elles ne s’arrêteront que lorsqu’une fraction
suffisamment importante des travailleurs, organisés en parti révolutionnaire,
offrira une perspective à tous les exploités. Il ne sera plus alors question
d’émeute ou de destruction aveugle, mais de lutte consciente, de révolution et
de la construction d’une autre société.
Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2866)
Les prochaines
permanences prévues :
- vendredi 7
juillet, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val Sud ;
- et de 17 h.15
à 18 h.15 au carrefour Babou ;
-samedi 8
juillet, de 10h.15 à 10h.55 devant Monoprix ;
-de 11 h. à
midi, marché de la Colonie ;
-dimanche 9
juillet, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;
-et de 11 h à
midi au marché Héloïse ;
-lundi 10
juillet, de 18 à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;
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ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° n°233 en vente :
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