samedi 13 mai 2023

Argenteuil, Val-Nord, le bla-bla de la municipalité face à l’insuffisance des services utiles à la population

Loin du blabla, la mobilisation de la population sera déterminante

 

 

Une « réunion de quartier » avait lieu jeudi soir, pour le quartier du Val-Nord à l’école Anatole France. De 70 à 80 habitants s’y sont rendus pour dire ce qu’ils avaient sur le cœur au Maire d’Argenteuil et au premier-adjoint.

         La réunion a été introduite par une vidéo que l’on peut qualifier de propagande du service de com de la Ville vantant les bienfaits de la municipalité. Selon elle, la culture serait au cœur du projet municipal, tout comme le « développement durable » et au niveau sécurité des habitants, le développement des équipements vidéo. La médiathèque Desnos sera rénovée comme chacun sait. Le Val Nord verra améliorés les services publics, les moyens renforcés pour une meilleure réussite des habitants du quartier, le cadre de vie sera lui aussi amélioré avec des chemins et des allées de promenade…

         Pour Georges Mothron, tout n'est certes pas parfait, il faut améliorer mais la Ville agit pour déplacer les montagnes, tout n'est pas possible il y a des limites d'action. Il faut du temps pour réaliser les projets, cela dans l'intérêt général. Pas de défaitisme. Engagement de tous les élus de la majorité, et les 2500 agents de la ville œuvrent pour faire grandir la ville. Toutes les compétences sont mobilisées pour répondre aux attentes de la population… Bref, il est content de lui. Quant à la réalité…

         Un buffet était proposé pour mieux discuter. Effectivement, pas facile de digérer le discours municipal et la morgue des élus.

         Loin de ce discours soporifique, il faut un lieu alternatif pendant les travaux de la médiathèque. Il faut un véritable supermarché sur l’esplanade de la Commune de Paris. Voilà les deux priorités. Pour les réaliser, comptons davantage sur la mobilisation des habitants que sur discours contents d’eux des chefs de la municipalité. DM

 

Ultradroite fascisante : la complaisance de l’État de l bourgeoisie

Extrême droite : la complaisance de l’État

10 Mai 2023

Interrogé le 8 mai à la radio, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’est livré à un numéro d’acrobatie pour expliquer pourquoi 600 manifestants d’extrême droite, dont des partisans du GUD, parti qui se revendique de l’idéologie fasciste, avaient eu l’autorisation de défiler deux jours auparavant.

Selon Nuñez, la raison est que ces manifestants ne constituaient pas « a ­priori » une menace pour l’ordre public. De mauvais esprits se sont demandé en quoi les manifestations contre la réforme des retraites, qui faisaient du bruit avec des casseroles sur le passage de Macron, et qui ont été interdites, présentaient une telle menace. Ou encore pourquoi la diffusion de tracts autour du stade de France posait un tel problème qu’il fallait aussi l’empêcher.

Ces mêmes mauvais esprits se sont également interrogés sur le fait que ces partisans de l’ultradroite ont pu manifester cagoulés, pour certains même le visage entièrement caché, alors que des travailleurs opposés à la réforme des retraites se sont retrouvés en garde à vue pour une simple paire de lunettes de piscine trouvée dans leur sac. À cela, le préfet de police a répondu sans rire : « C’est un délit dans le cadre de la loi anti­casseurs lorsqu’il est établi qu’on se dissimule le visage en vue de commettre des exactions, des violences et des troubles à l’or­dre public ; ce n’était pas le cas ce jour-là. » Et d’ajouter – toujours sans rire – qu’il avait l’intention de visionner de nouveau les images de vidéosurveillance pour confirmer cette interprétation.

Laurent Nuñez n’a pas su masquer ce qui relève de la complaisance de l’État, obligeant Darmanin, un peu plus tard, à déclarer qu’il fallait interdire toute manifestation de l’ultradroite. Mais une chose est sûre, cette complaisance, l’appareil d’État de la bourgeoisie l’a bel et bien toujours montrée vis-à-vis de partis qui se revendiquent d’une idéologie d’extrême droite, dont les partisans sont nombreux dans la police, comme dans l’armée.

                                                  Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2858)

 

vendredi 12 mai 2023

Militarisation. Bruits de bottes et menaces de guerre. Une vidéo de Nathalie ARTHAUD. Moins de 3 minutes.

Apprentis fascistes : l’État ne protégera pas les travailleurs

Pour se protéger, les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes.

 

Militant de l'UltraDroite ? Non, policier face aux gilets jaunes en 2019

Au moment où les interdictions de rassemblements contre Macron, ses ministres et leur réforme des retraites se multiplient, la complaisance accordée aux bandes de l'ultra-droite pour parader dans Paris, fait désordre.

         Darmanin a tenté de calmer la polémique soulevée par le défilé autorisé à Paris de 500 néo-nazis et militants d'extrême droite - pour beaucoup masqués et jouant les gros bras - en donnant comme consignes aux préfets d'interdire par défaut toute manifestation de l'ultra-droite.

         Mais croire que des interdictions de manifester suffiront à faire disparaître les apprentis fascistes est illusoire : ils ont dans la police, dans l'armée, parmi les cadres de l'État, bien des complicités ou des adeptes. Pour s'en protéger, les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes.

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui vendredi 12 mai, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

-et de de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-samedi 13 mai, de 10 h.15 à 10 h.55, devant Monoprix ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h. à midi, centre commercial Joliot-Curie ;

-dimanche 14 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 15 mai, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 17 mai, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

 

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