jeudi 16 février 2023

Mobilisation : le mouvement doit se développer et se renforcer

Le mouvement doit se développer et se renforcer

15 Février 2023

Nombre de travailleurs mobilisés contre l’attaque sur les retraites se demandent comment faire reculer le gouvernement.

Les journées de grèves et de manifestations proposées par les directions syndicales, celles des 19 et 31 janvier, celles du 7 février comme du samedi 11, ont eu le mérite de faire sentir au monde du travail sa force et son unité. Entre le 19 et le 31, ces manifestations comme les grèves se sont renforcées. Le 11 février, le nombre de manifestants a été encore très important, avant la journée du 16 février.

Dans de nombreuses villes moyennes et petites le nombre de manifestants a été particulièrement élevé. Pour beaucoup de travailleurs, cela a été la confirmation qu’ils vivaient tous la même chose, qu’ils avaient la même colère. Les caissières de supermarché, les manutentionnaires, les ouvriers de l’automobile, les aides-soignants, les conducteurs de bus ont défilé côte à côte. Et cette conscience retrouvée de former un seul camp et de se sentir forts a été primordiale.

Est-ce suffisant pour l’emporter ? Bien des travailleurs sentent qu’il faudrait un rapport de force bien plus favorable pour gagner contre le patronat et le gouvernement. Ces journées d’action sont un tremplin utile pour que le monde du travail retrouve confiance en lui. Mais beaucoup sentent aussi que l’enjeu du mouvement ne se résume pas aux seules retraites.

L’allongement de la durée du travail n’est qu’une des multiples attaques du gouvernement et du patronat qui diminuent les salaires, écrasent les travailleurs de toutes les façons possibles afin d’obtenir encore plus de profits. Ils sont d’autant plus violents et déterminés dans leurs attaques que leur système économique est en faillite et que les capitalistes sont de plus en plus soumis à la pression de la concurrence. Pour les faire reculer, il faudra que les travailleurs s’attaquent au nerf du patronat, c’est-à-dire à ses profits, ou lui fassent suffisamment craindre pour ceux-ci. C’est pourquoi il faudra une grève massive et déterminée pour le contraindre à reculer.

Les centrales syndicales annoncent une « mise à l’arrêt du pays » le 7 mars, et certains parlent d’un durcissement du mouvement. Certains syndicats appellent à la grève reconductible à partir de cette date. C’est effectivement dans ce sens qu’il faut aller. Mais ce qui pourrait surtout faire peur au gouvernement et au patronat serait que ces grèves soient décidées par en bas, qu’elles s’étendent comme une traînée de poudre et qu’elles débordent le cadre fixé par les directions syndicales.

Il faut que des assemblées générales, réunissant le maximum de salariés, discutent de la suite du mouvement et du recours à la grève. Il faut qu’elles discutent de tout, des revendications bien sûr mais aussi et surtout de la manière de mener le mouvement.

Se réunir partout, discuter des moyens de poursuivre et d’étendre le mouvement, c’est la voie pour faire renaître dans le monde du travail une force qui peut devenir invincible.

                                       Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2846)

 

Aujourd’hui jeudi 16 février

Nouveau temps fort de grèves et de manifestations.

De la Bastille à Place d’Italie, on manifeste !

Pour discuter, pour préparer la montée en puissance de notre mouvement

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

 

Le samedi 11 mars 2023

Banquet fraternel 2023 des Amis de Lutte ouvrière à Argenteuil

Réservez vos places

17 euros et 8 pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans

Pour nous joindre :

MDommarie@aol.com

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui de 18 h. à 19 h., centre commercial esplanade du Val-Nord ;

-vendredi 17 février, de 10 h.15 à 11 h.15 marché Héloïse,

-et de 15 h.40 à 16 h.40, marché du Val-Nord,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-Samedi 18 février, de 10 h.15 à 10 h.55, devant Monoprix,

-et de 11 h. à midi, marché de la Colonie ;

-dimanche 19 février, de 10h. à 10 h.35, devant Intermarché du Centre ;

-lundi 20 février, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à Saint-Gratien ;

-mercredi 22 février, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

Argenteuil, une belle journée de mobilisation à Argenteuil et Bezons

Des personnes nouvelles, et c’est cela le plus important

Trois initiatives avaient lieu hier, deux à Argenteuil, et une à Bezons. Mais les trois concernaient les habitants des deux villes.

         La première a eu lieu à midi devant la mairie de Bezons. Elle a rassemblé 200 agents d’AB-Habitat et locataires, venus protester contre la politique de la présidente de ce bailleur qui n’est autre que la mairesse de Bezons. C’est la même politique de mépris de la direction contre les personnels que contre les locataires qui subissent en particulier des augmentations de charge inacceptables et les conséquences d’une désorganisation qui perdure.

Avant le vrai rassemblement

La manifestation du soir partie de Jean Vilar a rassemblé un peu moins de participants que celle d’il y a quinze jours, mais le plus important a été qu’il y avait des têtes nouvelles. C’est une caractéristique de la suite d’initiatives depuis un mois. Des millions et des millions de travailleurs ont été présents à un moment ou un autre. C’est la voie du développement de la mobilisation. On espère que rapidement, nous nous retrouverons tous ensemble.

 


Devant la mairie, avant le conseil municipal, le traditionnel rassemblement du Comité Jean Vilar a eu lieu, avec une cinquantaine de participants. Puis, une quinzaine d’entre eux sont entrés dans l’auditorium. Au moment du point sur le « développement durable », ils ont sorti quelques messages bien sentis.


 
 

         Au total, 500, 600 ou 700 manifestants, ce n’est qu’une fraction des 150 000 habitants de l’agglomération. Mais ces initiatives permettent de se rencontrer, de discuter, d’exprimer l’analyse de chacun à propos de la situation générale. Les différents problèmes qui ont rassemblé ces manifestants sont liés. Aux uns et aux autres de développer la mobilisation. Nous nous retrouverons alors des milliers. DM

 

Argenteuil, Fiminco : « Cet avenir-là, on n’en veut pas aussi »

 

Gamelles, il en traîne. Pas question de les multiplier encore

Vous avez dit « dolosive ». Cela se dit aussi pour une image ?

Fiminco accusé de « manœuvres dolosives » (définition de dolosive : faute commise dans l'intention de nuire ou avec la certitude qu'un dommage s'ensuivra). Rien que cela. « Aucun sens économiquement et une ineptie environnementale ». Avec ces deux sous-titres, un nouvel article du journal Le Parisien d’avant-hier n’y va pas avec le dos de la cuillère à l’encontre de Fiminco et de son centre commercial Paddock Paris de Romainville.

         Cela donne bien sûr des arguments supplémentaires à ceux qui s’opposent au démantèlement de l’espace Jean Vilar. Promesses de Fiminco et réalité actuelle du commerce dans ce centre en partie déserté font froid dans le dos.

         Tout cela n’est certes pas une découverte et propre à la situation de ce centre commercial. Et nous n’espérons pas que la municipalité ouvre enfin les yeux sur la catastrophe du même acabit que l’on peut prévoir avec son projet concocté avec Fiminco à Argenteuil, si celui-ci se réalisait un jour.

         Nous espérons surtout que la colère éclate à un moment ou un autre parmi la population de la Ville.

         Nous espérons que celle-ci est pour très bientôt, dans le climat actuel de mobilisation qui peut se développer rapidement, et qui mettra alors sur le devant de la scène bien des revendications et des combats, mais qui leur permettra surtout d’y trouver une solution favorable. La défense de l’espace Jean Vilar y figure en bonne place. DM