vendredi 12 août 2022

Argenteuil, Maison Claude Monet transformée en espace muséographique. Une bonne chose, mais…

L’abandon du projet Fiminco, une nécessité également sur ce plan

 

 

La maison Claude Monet du boulevard Karl Marx à deux pas de la gare d’Argenteuil sera inaugurée en tant que lieu muséographique en septembre prochain. Cette transformation aura coûté plusieurs millions au budget municipal, c’est-à-dire aux habitants de la Ville.

         Nous espérons qu’il sera une réussite en tant que réalisation culturelle permettant de développer la connaissance de tous, et plus particulièrement sur le plan de la compréhension du courant pictural majeur que fut l’Impressionnisme dans la seconde partie du XIXème siècle. Un essor artistique entre nature et mutation industrielle des villes, où le développement du chemin de fer joua un rôle importance.

         Nous verrons si les résultats et la fréquentation de ce lieu seront à la mesure des espérances. Nous le souhaitons. Pour cela, il faut espérer que le travail d’information sera fait avec les moyens nécessaires, en particulier pour informer tous ceux qui seront attirés par ce lieu qu’ils n’y découvriront pas d’œuvres du grand peintre qui vécut  à Argenteuil de 1871 à 1878.

         Le souci qui attend la municipalité est qu’une fois à Argenteuil, satisfaits ou pas de leur visite dans cette maison, les touristes mis en appétit veuillent rejoindre les bords de Seine, les espaces arborés, le chemin de halage. Imaginez qu’ils y découvrent le blockhaus du projet Fiminco, chutant de leurs rêves impressionnistes dans une vision expressionniste d’horreur. Oui, imaginons…. DM

 

Naufrage en Mer Égée : politique criminelle des grandes puissances

À bas les frontières ! Liberté de circulation et d’installation !

 

 


Entre 30 et 50 migrants sont portés disparus en mer Égée, après le naufrage de l’embarcation de fortune, qui devait les conduire en Italie depuis les côtes turques.

Cette nouvelle catastrophe est une conséquence directe de la politique criminelle des grandes puissances européennes, dont la France, qui financent en Grèce et en Turquie barbelés, prisons et gardes-frontières chargés de refouler tous ceux qui fuient les guerres et la misère.

Pour entrer en Europe,  ces derniers sont contraints à prendre toujours plus de risques.

À bas les frontières ! Liberté de circulation et d’installation !

 

Bonnes lectures de l’été (11) : Sors, la route t’attend, mon village en Kabylie 1954-1962. Chaque jour un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

Sors, la route t’attend, mon village en Kabylie 1954-1962 de Slimane Zeghidour, Les arènes

 

 


Voilà un beau livre que l’on m’a offert pour mon anniversaire, sur une enfance en Kabylie

Slimane Zeghidour est né dans un village de montagne, où rien n’avait bougé depuis des siècles : ni la langue, ni les légendes, ni la mortalité infantile, ni l’habitude de vivre parmi les bêtes, en communion avec la nature…

Une situation qui va être bouleversée par la Guerre d’Algérie.

L’enfance de Slimane s’est confondue avec la guerre. Ratissages, rafles au petit jour, rumeurs et trahisons… Si le jour appartient à l’armée française, la nuit est le royaume des maquisards du FLN. Le gouvernement français décide alors de regrouper les montagnards dans des camps. Paradoxalement, l’arrachement au village ancestral est aussi pour eux la découverte de l’école, de l’hôpital et des « vrais Français ».

À chaque ligne de ce récit, cent trente-deux ans d’histoire entre la France et l’Algérie se répondent inlassablement. Les notions de « Français de souche », d’assimilation ou d’intégration, les polémiques qui nous déchirent depuis des lustres, remontent à la guerre d’Algérie. Elles ne peuvent être comprises sans en reprendre le fil.

Ce livre, que l’auteur porte en lui depuis vingt ans, ressuscite un monde englouti. Entre adieu à l’enfance et ode à la construction de soi, Slimane Zeghidour réconcilie les deux parts de lui-même et le lecteur avec son Histoire.