vendredi 3 juin 2022

Argenteuil-Bezons et Val d’Oise, Législatives (21), un article de La Gazette du Val d’Oise

Val-d'Oise. Élections législatives : Lutte ouvrière face aux « marchands d'illusions ». Un article de La gazette Val d’Oise


 

 

 

 

Lutte ouvrière, qui a refusé toute alliance, dénonce « les politiciens de toutes les nuances, de la gauche à l'extrême droite », ces « marchands d'illusions ».

Dans la 5e circonscription d’Argenteuil-Bezons, Dominique Mariette (à droite) se présente avec Michel Campagnac. (©dr)

Par Daniel Chollet

Publié le 31 Mai 22 à 11:06 

La Gazette du Val d'Oise

Il faudra compter avec Lutte ouvrière aux élections législatives des 12 et 19 juin. Le parti classé à l’extrême gauche a déposé en préfecture, lundi 16 mai, les noms de ses candidats aux élections législatives dans le Val-d’Oise. 

« Ces femmes et ces hommes, tous des travailleurs actifs ou retraités, se présentent pour affirmer que le camp des travailleurs doit se faire entendre, s’organiser et se battre pour défendre ses intérêts », explique le porte-parole de Lo 95 Dominique Mariette, qui se présente à Argenteuil où il milite depuis de nombreuses années. 

« Bras de fer avec les employeurs »

« Les questions les plus vitales pour les classes populaires, le pouvoir d'achat qui s'effondre parce que les prix s'envolent, la menace de perdre son emploi ou de plonger dans la précarité, la crainte de devoir partir avec une retraite amputée parce qu'on n'en peut plus, ne dépendent pas de l'élection de telle ou telle majorité parlementaire. Ces questions dépendent du rapport de force entre, d'un côté, les travailleurs et, de l'autre, la classe des capitalistes qui cherche à augmenter ses profits en toutes circonstances ».

Dominique Mariette, porte-parole de Lo Val-d'Oise.

Selon l’ancien conseiller municipal d’Argenteuil (2008-2014), « augmenter les salaires, c’est dans les entreprises, dans un bras de fer avec les employeurs que cela se joue. Aucun député n’a jamais empêché un groupe capitaliste de fermer une usine, de supprimer des emplois ou de remplacer les emplois en Cdi par des intérimaires. Même la fermeture de lits dans les hôpitaux résulte de la pression des banques sur le système de santé. »

« Dans une économie capitaliste en crise, le monde du travail doit s’organiser, se regrouper, prendre confiance dans sa force collective », ajoute-t-il.

« Marchands d’illusions »

Et le leader valdoisien du parti  de conclure avec un tacle à peine déguisé à Jean-Luc Mélenchon et à la coalition de gauche Nupes (LFI, Eelv, Ps, Pc)

« Les politiciens de toutes les nuances, de la gauche à l'extrême droite, affirment que, si on les envoie à l'Assemblée nationale et qu'on installe leur chef de file à Matignon, ils prendront des mesures en faveur des classes populaires. Ce sont des menteurs et des marchands d'illusions car même s'ils étaient sincères, et ce n'est pas le cas, leurs lois ou leurs décrets se heurteraient aux vrais maîtres de la société, les capitalistes et les banquiers. La retraite à taux plein à 60 ans pour tous, les augmentations nécessaires des salaires et des pensions de 300, 400 ou 500 euros, et leur indexation sur la hausse des prix, un salaire minimum à 2 000 euros net par mois ne tomberont pas du ciel. Il faudra les imposer. Cela exigera une lutte acharnée, cela nécessitera d'instaurer un contrôle des travailleurs par en bas sur les comptes des entreprises, la fortune de leurs propriétaires et la marche de leurs affaires. De telles luttes ne se décrètent pas. Elles ne semblent pas à l'ordre du jour mais elles peuvent surgir sans prévenir, comme l'a fait le mouvement des gilets jaunes, il est vital de les préparer. Voter pour les candidats de Lutte ouvrière, c'est préparer une véritable opposition de classe ».

Dominique Mariette.

Dix candidats

Les candidats de Lutte ouvrière. 1re circonscription : Barbara Gehan, agente des Finances publiques, avec Alexandre Plessis, demandeur d’emploi. 2e circonscription : Éric Cassan avec Alice Le Flohic, institutrice. 3e circonscription : Juan Munoz, technicien de l’aéronautique retraité, avec Bernard Fauverte, conducteur de métro retraité. 4e circonscription: Marie-Françoise L’Hommedet, enseignante, avec Gilles Bonhomme, formateur. 5e circonscription : Dominique Mariette, enseignant retraité, avec Michel Campagnac, enseignant. 6e circonscription : Agnès Reinmann, professeure des écoles retraitée, avec Philippe Renou, informaticien. 7e circonscription : Valérie Suarez, employée, avec Gaëlle Legay, professeure des écoles. 8e circonscription : Rémi Gajdos, ouvrier dans l’automobile, avec Michel Bigaud, employé retraité. 9e circonscription : Danièle Hanryon, agente de sûreté en retraite, avec Patrick Gayraud, ajusteur-fraiseur retraité. 10e circonscription : Christophe Flaux, agent des Finances publiques, avec Valérie Husson, agente des Finances publiques.

 

Argenteuil, fibre, SFR, et les mésaventures des locataires, un roman à la manière de Molière ou de Mark Twain. Au choix

 

Avant, avant, avant le service, il y a le profit. Témoignage

 

Ailleurs qu’à Argenteuil, mais le même ras-le-bol

« Dans mon escalier, et celui d’à côté, depuis près d’un mois et demi, il n’y a plus de connexion à Internet par la fibre optique. Quand c’est arrivé, j’ai appelé le service d’assistance de SFR avec qui j’ai pris rendez-vous pour qu’un technicien passe chez moi. Un technicien est passé. Il a constaté que le problème ne venait pas de ma ligne mais qu’il se situait avant le raccordement dans l’escalier, ce qui est conforté par le fait qu’aucun de mes voisins raccordés à la fibre n’a de connexion. Le technicien demande donc alors l’intervention d’un technicien réseau…

         … Les jours passent, toujours pas de connexion. Nouvel appel à SFR. On me propose le passage d’un technicien chez moi. Il passe et constate que la coupure est… avant le raccordement dans l’escalier. Nouvelle demande d’intervention en amont… sans résultat. Nouvel appel à SFR. Devinez ce qu’on me propose : le passage d’un technicien qui vient et constate… que la coupure est en avant l’escalier ! Un 4ème sera dépêché qui constatera… que la coupure est avant l’escalier. Dans une pièce de Molière, cela s’appellerait le comique de répétition (le poumon, le poumon, le poumon vous dis-je, le poumon) et ça aurait fait rire. Pas là. Ajoutez à cela qu’à 3 reprises, on devait me rappeler et qu’on ne l’a pas fait.

         Déjà, il y a quelques années, lors du rendez-vous d’installation qui devait être unique, ça ne fonctionnait pas, ce n’était pas le bon bâtiment. A la 2ème intervention, qui avait nécessité de poser une demi-journée de congé, ça n’était pas le bon escalier. Ce n’est qu'après la 3ème fois et une nouvelle demi-journée de congé que ça a fonctionné.

         Il semble finalement que des rongeurs ont sectionné 2 fibres mais les trouver ne fut pas aisé.

         Il faut dire que le réseau a été posé par Débitex et revendu à SFR. Pour le transfert de l’argent, on peut leur faire confiance, ça a dû être fait. Pour le transfert des plans en revanche, ce n’est pas le même son de cloche. Ce qui fait qu’il est parfois impossible de savoir où passent les fibres et où sont les raccordements.

         Nul doute que les travailleurs qui installent ces réseaux auraient mieux géré l’affaire que des capitalistes dont le seul but est lucratif. En tous cas, ça a permis de mieux se connaître entre voisins ». Gilles B.

Marseille-Algérie, pour le retour au pays, la matraque et le mépris.

 

Un accueil indigne

 

La queue devant l'agence.

Depuis une quinzaine de jours les réservations de billets de passage en ferry vers l’Algérie ont été rouvertes par la compagnie Algérie Ferries, puis quelques jours plus tard par la compagnie Corsica Linea.

         Ces réservations étaient fermées depuis deux ans. Nombre d'Algériens n’étaient plus rentrés chez eux depuis. Du fait de l'ouverture tardive des réservations, un afflux de demandes a été massif, saturant l’accès par internet qui a du coup été fermé.

         Les demandeurs de toute l’Europe ont alors été renvoyés vers l’agence Marseille, vite débordée.

         Ni l’agence marseillaise d’Algérie Ferries, ni les autorités locales n’ont essayé d’organiser un accueil digne. Un grand nombre de voyageurs se sont retrouvés devant les portes de l’agence, avec une ouverture au compte-goutte des bureaux. Et cela sans eau, sans toilettes, obligés pour certains de dormir dans la rue. Pour pimenter cela un bruit courait sur les tarifs des billets de passage : aller-retour d’une famille de deux adultes et deux enfants plus une voiture auraient atteint la somme de 4000€.

         Des échauffourées ou des tentatives de forcer les portes de l’agence, inévitables dans ces conditions, s’y sont produites.

         La seule réponse des autorités françaises : l’intervention de la police qui a gazé les gens qui refusaient de sortir après avoir fait, pour certains, la queue pendant des jours !

jeudi 2 juin 2022

Éducation nationale : un manque de candidats attirés par le métier d’enseignant ? Non, le problème est ailleurs. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 Éducation nationale : des enseignants, il y en aurait !

01 Juin 2022

Pour faire face à la pénurie de personnel attendue à la prochaine rentrée scolaire, l’académie de Versailles organise avec Pôle emploi quatre journées de recrutement.

 

Cet expédient de dernière minute confirme à quel point l’enseignement est laissé à l’abandon par le gouvernement, mais l’affluence de candidats prouve à l’inverse que cette situation n’est pas une fatalité.

L’académie entend lors de ces journées recruter 2035 contractuels, auxquels elle propose un contrat précaire pouvant couvrir toute la prochaine année scolaire, ou une partie seulement. Il s’agira d’un emploi à temps plein ou à temps partiel. Le manque de personnel se faisant partout sentir, le recrutement se fait sur toutes sortes de postes, enseignants du primaire et du secondaire, mais aussi psychologues scolaires, personnel de santé, assistants d’éducation ou AESH pour aider les enfants en situation de handicap.

Ce recours massif à du personnel précaire pour boucher les trous a toujours eu lieu mais, d’année en année il prend une ampleur croissante, et pas seulement dans les départements de la banlieue parisienne que couvre cette académie, où les contractuels représentent déjà 20 % des 102 000 salariés. Le recours spectaculaire à ces journées de recrutement prouve simplement que ce n’est pas encore suffisant.

Le ministère a une réponse toute trouvée à cette situation lamentable, mettant en cause le manque de candidats aux concours de recrutement. Cela a l’avantage de le dédouaner, à défaut de résoudre le problème. Cette pénurie de candidats a pourtant des raisons biens connues, qui relèvent de la responsabilité du gouvernement, notamment la faiblesse des salaires et les conditions de travail qui empirent.

L’affluence, dès avant l’ouverture des portes, lors de la première journée au rectorat de Versailles, montre pourtant qu’il ne manque pas de candidats attirés par le métier d’enseignant. L’indispensable licence en poche, beaucoup faisaient état de leur désir d’enseigner et d’être ainsi utiles, affirmant qu’ils sauraient prendre soin des élèves et ne demandaient qu’à être formés au métier. À tous ces candidats motivés, l’Éducation nationale ne propose qu’un contrat temporaire, leur réservant le sort des innombrables précaires qui se sont succédé face aux élèves et ont souvent fini par jeter l’éponge devant une telle incertitude.

De nombreux jeunes, et aussi de moins jeunes, ne demandent qu’à devenir enseignants. L’Éducation nationale, elle, se contente de perpétuer la situation désastreuse qui règne dans les écoles, les collèges et les lycées en jonglant avec les emplois et en pénalisant ainsi les élèves.

                                                     Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2809)

 

 

Les prochaines permanences, chacun peut les rejoindre :

-aujourd’hui jeudi 2 juin, de 11 heures à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-de 15 h.45 à 17 heures, carrefour Babou,

-de 18 h à 19 heures, Monoprix ;

-et de 17 h.45 à 18 h.45 devant le centre commercial du Val-Nord ;

-vendredi 3 juin, de 9 heures 30 à 11 heures au marché Héloïse ;

-de 15 h.15 à 16h.40 au marché du Val-Nord ;

Et de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-Samedi 4 juin, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie,

Et de 11 h. à midi, centre commercial Joliot-Curie ;

-Dimanche 5 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

Et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-Mardi 7 juin, 10 h.30 à midi devant la poste Utrillo au Val-Sud,

et de 17 h. à 18 h.30 devant l’Auchan du Val-Sud ;

Mercredi 8 juin, marché des Champioux, de 10 heures à midi.