vendredi 4 mars 2022

Allocution de Macron : pas d’unité avec les exploiteurs !

 

Un nouveau prétexte pour prêcher aux travailleurs la résignation

 

 

Dans son allocution du 2 mars, Macron s'est prétendu le défenseur de la paix, tout en annonçant une accélération de la course aux armements. Et surtout, il a appelé à l'union nationale derrière lui et promis de « protéger les Français ». La guerre est le nouveau prétexte pour prêcher aux travailleurs la résignation pendant qu'on leur fait les poches.

Il faut refuser cet alignement. La France que défend Macron, c'est celle des Total, des Bolloré, Dassault et autres capitalistes qui lorgnent sur l'est de l'Europe. Les intérêts de la population ne comptent pour rien dans sa politique.

Argenteuil, Les Justes, voilà une dédicace digne de sens

 

Un souvenir à transmettre : Les justes d’Orgemont

 

Liliane devant le jardin des Justes d’Orgemont

Dédier un lieu a toujours porté un objectif particulier. La construction de la république en France en a usé en veux-tu en voilà pour enraciner dans les consciences ce qui la distinguait de la monarchie. L’objectif de mémoire est également une visée essentielle…

         Les dédicaces des voies et des groupes scolaires à Argenteuil seraient un beau sujet d’étude. Peut-être intéressera-t-il l’Atelier d’histoire qui se met en place à la MJC de la rue des Gobelins.

         C’est dans ce cadre que les dédicaces des deux nouveaux groupes scolaires en construction à Argenteuil nous interrogent. « Les Augustins » pour le plus avancé, « Les Quatre vents » pour le second prévu dans l’espace de l’ex-Sagem.

         Les Augustins ! Ce n’est pas tant que cette dédicace se réfère à un élément religieux (des moines vivant selon une règle particulière) qui eut une présence naguère à Argenteuil, mais elle ne porte aucun élément digne de réflexion et de mémoire pour les enfants qui fréquenteront ce futur groupe scolaire. Quant aux « Quatre vents »…

         Pourquoi, en revanche, ne pas appeler « groupe scolaire Les Justes » une de ces deux écoles ?

         Non seulement cela résonnerait avec le rôle des Justes d’Argenteuil, d’Orgemont en particulier, ces familles qui recueillirent et protégèrent des enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale, mais cela serait un beau témoignage à la mémoire de Liliane Lelaidier-Marton. DM

Argenteuil, plus de passe vaccinal nécessaire pour assister au banquet de Lutte ouvrière le samedi 19 mars prochain à L’Atrium

 

L’occasion de se retrouver pour une soirée fraternelle, c’est nécessaire, on en a besoin

 


Voilà une bonne nouvelle dans ces temps gris. Plus de passe vaccinal à partir du 14 mars. Cela tombe bien puisque notre banquet est le 19…

La municipalité ne nous a pas facilité la tâche en ne répondant à notre demande de salle pour l’organisation du banquet que très tardivement, cinq semaines avant la date prévue, alors qu’il nous faut habituellement plusieurs mois pour l’organiser. Mais nous avons décidé de relever le défi.

Le banquet-soirée dansante aura lieu le 19 mars dans la salle de l’Atrium, route de Cormeilles, à partir de 19 heures. Le nombre de convives est limité à 250. Pour réserver sa place, il faut le faire vite, très vite (passe vaccinal exigé par les autorités).

         Les « « moonlights swampers » animeront la soirée dansante.

         Nous avons besoin de nous retrouver. Voilà une première occasion de le faire après ces mois et ces mois d’incertitue, et dans la situation de tension internationale actuelle. Faisons que notre soirée du 19 mars soit un succès et nous réchauffe. Amenons-y nos familles, nos voisins, nos amis. Pour passer une soirée de fraternité et d’amitié, mais aussi pour échanger, pour faire le point, et discuter de nos perspectives révolutionnaires.

         Pour s’inscrire, 17 euros par personne adulte, et 8 par enfant ! (Chèque à l’ordre de D. Mariette, ou en espèces). Contact : Dominique M. 0699499864    MDommarie@aol.com                           

jeudi 3 mars 2022

Ukraine : Face à la guerre : l’union derrière Macron, c’est non ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2796 à paraître

 Face à la guerre : l’union derrière Macron, c’est non !

02 Mars 2022

Depuis le début de l’offensive russe Macron a saisi l’occasion d’appeler à l’union nationale en France.

S’adressant au pays et à l’armée en termes dramatiques, il a invité ses prédécesseurs à l’Élysée et envoyé son Premier ministre chercher l’approbation de députés parmi lesquels les surenchères va-t-en guerre et les appels à l’envoi d’armes se succèdent.

La droite, le PS, les écologistes et les macronistes font assaut de déclarations guerrières. C’est à qui sera le plus dur dans la dénonciation du dictateur Poutine, le plus radical en paroles sur les moyens à utiliser, le plus prompt à exiger encore et toujours des crédits pour l’armée. L’extrême droite fait chorus avec quelques nuances et, même s’il a été hué par ses collègues députés pour sa modération, Jean-Luc Mélenchon s’est en fait placé sur le même terrain. Pour tous ces gens, ministres ou espérant l’être, et pour Macron bien sûr, face à ce qui se passe en Ukraine, il faudrait se demander tous ensemble ce que fera la France.

Mais de qui donc en France parle-t-on ? S’agit-il de Total qui a des intérêts énormes en Russie, de Dassault pour qui tout conflit est bon à prendre, des banquiers qui spéculent déjà sur les profits de guerre, des Carrefour, Renault, PSA et autres grands groupes qui ont avalé des pans entiers de l’économie de l’ex-bloc de l’Est ? S’agit-il de tous ces bénéficiaires du système capitaliste, de tous les apôtres de la permanence de l’exploitation ? Ou bien parle-t-on de la masse de la population, des travailleurs et de leurs familles, pour les préparer à subir les conséquences d’une guerre et à la payer ?

Derrière « l’intérêt national » évoqué par l’ensemble de la classe politique se dissimule à peine l’intérêt des possédants. Ceux qui dirigent l’État et les partis qui défendent l’ordre social propagent la légende selon laquelle tout le monde devrait faire bloc derrière eux au nom de ce qu’ils appellent l’intérêt de la France. Il s’agit en fait de souder la population derrière la classe dirigeante. La situation de guerre leur fournit, comme bien des fois dans le passé, une bonne occasion de le faire, au nom du danger que représenterait l’agression russe pour la démocratie, le mode de vie occidental et autres prétendues valeurs.

Les travailleurs auraient tout à perdre à se ranger, au nom de ce prétendu intérêt national, derrière leur gouvernement et les capitalistes qu’il défend. Les seuls dont ils doivent se sentir solidaires, contre leurs dirigeants respectifs, sont les prolétaires de Russie et d’Ukraine. Et cette solidarité ne se fait pas par l’envoi d’armes, mais dans la lutte contre un système qui n’engendre que crises et guerres.

                                                         Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2796)