mardi 26 octobre 2021

Argenteuil éducation : aucune espérance à attendre de ce côté-là

 

Une École de l’isolement et du dressage

 

 

C’est cela le dressage

Très discrètement, en catimini, mais apparemment de bon cœur, Georges Mothron a inauguré à la lisière du quartier du Val-Nord les nouveaux locaux de l’école « hors contrat » avec l’État, au nom cajoleur, Espérance banlieue. Après avoir soutenu cette structure en l’aidant à s’installer rue d’Ascq, le maire d’Argenteuil continue à lui faire des mamours. Grand bien lui fasse. C’est dans la continuité de son positionnement depuis plus de deux décennies maintenant et il  n’y a aucune raison d’en être surpris.

         Ce sont surtout les parents qui inscrivent leurs enfants dans ce type d’établissement qui risquent d’être déçus. Au final, ils ont inscrit leurs enfants dans une école qui n’est pas obligé de suivre les programmes de l’éducation nationale, dont les enseignants n’ont pas l’obligation d’être ni formés ni suivis par cette dernière, et dont la potion magique est la soumission, l’ordre, le militarisme et le nationalisme. Ce n’est jamais bon pour l’avenir des enfants.

         Les séparer entre des écoles de l’École publique et d’autres de l’École privée, sous contrat ou hors contrat, n’a jamais été une bonne chose. Les enfants ont besoin au maximum d’être mêlés, confrontés, instruits ensemble. En tout cas, l’École publique devrait y contribuer. Ils auront bien assez le temps pour se trouver séparés et n’avoir, adultes, plus guère l’occasion spontanée de le faire ensemble.

         Ces écoles de la soumission sont sponsorisées par le patronat qui y trouve son compte. À cela il n’y a rien d’étonnant. Mais en aucun cas elles ne devraient bénéficier des soutiens des édiles et des fonds des collectivités. DM

Argenteuil, la « gauche » a failli, mais l’exploitation est toujours là. Pour l’École de tous comme pour le reste, pas question de pleurnicher

 

Pas de jérémiade, de la réflexion, du combat !

 

Le 5 octobre devant la sous-préfecture

Cette inauguration fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux dits « sociaux » et sur le fait que cette inauguration n’a pas suscité beaucoup de réactions. De nombreux commentaires sont sur l’air « mais où est la gauche ? ».

         Cette gauche-là a été détruire depuis des décennies dans la conscience de la majeure partie du monde du travail par la politique de ses représentants au service de ses exploiteurs. Il n’y a pas à s’étonner de la faiblesse actuelle des circuits d’information et de réflexion dans les quartiers, et des réactions militantes.

         Mais il y a des militants qui continuent à lutter et à reconstruire, et pas seulement à Lutte ouvrière.

         Pour revenir à l’école de la désespérance banlieue, l’objet de l’activité de ces militants est de défendre l’École pour tous, ses moyens, sa qualité. Aujourd’hui c’est avant tout la politique gouvernementale qui l’attaque et la malmène et qui promeut de fait auprès des « nôtres » de notre classe des écoles marginales qui ne feront aucun miracle.

         Défendons cette École de tous. Lors de la dernière journée de grève du 5 octobre, nous étions seulement une vingtaine pour la défendre devant la sous-préfecture. Ce sont pourtant ces participants qui avaient raison. Pas question de pleurnicher, réfléchissons, discutons, et reprenons le combat, pour l’École publique comme pour le reste ! DM

Hongrie 1956 : mensonge anti-ouvrier de l’extrême-droite d'Orban

Vive la mémoire des conseils ouvriers de l’insurrection hongroise !

 


 

En campagne électorale, Victor Orban a organisé un grand rassemblement le 23 octobre, prétendant commémorer « l'insurrection antisoviétique de 1956 ».

      Les conseils ouvriers mis en place par les travailleurs hongrois insurgés en 1956 se battaient contre le régime de terreur imposé par l’appareil d’État hongrois aux ordres de la bureaucratie soviétique. L’insurrection ouvrière résista à l’armée envoyée par l’URSS qui la réprima dans le sang.

     Aujourd’hui, l’extrême droite d’Orban tout comme ses opposants politiques cherchent à s’annexer politiquement l’insurrection de 1956 en la vidant de son caractère essentiellement ouvrier et en occultant que c’est du côté des idées communistes et socialistes que le mouvement cherchait une issue contre la dictature stalinienne. Une falsification de l’histoire que ne renierait pas Staline.