dimanche 11 avril 2021

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (19). La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

 La Commune : première ébauche d’un État ouvrier

Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

 

La Commune prouve aussi, par ses actes autant que par ses paroles, que les prolétaires en lutte n’ont pas de patrie, en accueillant et en donnant sans hésiter des responsabilités aux étrangers qui veulent s’engager dans ses rangs. Léo Frankel, ouvrier bijoutier hongrois, membre de l’Internationale, est installé depuis 1867 à Paris. Il est élu à la Commune par le 13e arrondissement et nommé à la tête de la commission du Travail et de l’Échange où il joue un rôle des plus importants. La Commune déclare à cette occasion au Journal officiel que son drapeau est celui de la République universelle et que les étrangers qui la servent deviennent implicitement ses citoyens.

Elle n’hésitera pas non plus à nommer commandant militaire en chef de la place de Paris un polonais, Jaroslaw Dombrowski, officier de carrière, exilé suite à l’insurrection de Varsovie de 1863, qui se porte volontaire et s’illustre dès les premières attaques des versaillais.

Ils sont loin d’être les seuls. Parmi les communards arrêtés à l’issue de la Semaine sanglante, on compte 1725 étrangers, dont beaucoup de Belges et dItaliens.

Le patriotisme des communards consistait à défendre Paris contre l’occupant prussien et la République contre l’Assemblée royaliste de Versailles. Mais la Commune fait la différence entre les peuples et leurs dirigeants. Elle affirme sa haine farouche des guerres de conquête, fustige les généraux «couards devant la Prusse», transformés en «foudres de guerre contre les Français». Quelle meilleure preuve de la veulerie de la bourgeoisie que la réconciliation de Thiers et de Bismarck contre Paris?

Symboliquement, le 13 avril, sous l’impulsion du peintre Courbet, la Commune démolit la colonne Vendôme, monument à la gloire du militarisme, érigée au début du siècle par Napoléon Ier pour célébrer la bataille d’Austerlitz. C’était pour elle un «monument de barbarie», une «insulte permanente des vainqueurs aux vaincus».

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Léo Frankel

Napoléon tombé de son piédestal guerrier

(Demain, La Commune : première ébauche d’un État ouvrier Démocratie prolétarienne contre démocratie bourgeoise)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

samedi 10 avril 2021

Confinement, déconfinement, couvre-feu, ou pas, le gouvernement persiste dans une politique catastrophique dont la population fait les frais. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Mesures de restriction : le variant gouvernemental du mois d’avril

07 Avril 2021

« Jusqu’ici, tout va bien » : voilà ce que les autorités ont répété inlassablement pendant des semaines. Mais, mercredi 31 mars, face à la remontée du nombre d’hospitalisations, Macron a fini par annoncer de nouvelles restrictions pour l’ensemble de la métropole.

Après quelques mutations de dernière minute, c’est un nouveau variant du confinement qui a fini par se stabiliser. C’est le retour des annulations d’opérations, des fermetures d’établissements (écoles, crèches, commerces) et de nouvelles restrictions à la liberté de circulation. Une fois de plus, c’est aux travailleurs et aux petits commerçants de supporter les conséquences de la politique gouvernementale, qui consiste à tout faire pour gêner le moins possible le grand patronat et pour lui consacrer le maximum des ressources en économisant sur la santé et l’éducation.

Au bout d’un an d’épidémie, on se rend compte que les lits de réanimation comme les lits d’hôpital sont largement insuffisants pour faire face à l’ensemble des malades, Covid ou pas. Faute d’avoir mobilisé les locaux inutilisés et embauché – des étudiants par exemple – pour accueillir les enfants en petits groupes, les écoles sont devenues des foyers de contamination et ont fermé. Les parents sont invités à télétravailler tout en assurant l’école à la maison, ou à demander à être mis en chômage partiel… Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on est en contrat précaire ou quand la pression patronale est forte. La ministre du Travail a aussi gracieusement accordé aux parents le droit de demander à modifier leurs dates de congé… tout en précisant que l’ordonnance qui permet aux patrons d’obliger les salariés à poser des jours de RTT ou de congé est toujours valable.

Pour que la population prenne son mal en patience, Macron s’est contenté de réitérer ses promesses sur l’élargissement de la vaccination et du calendrier vaccinal. Celui-ci est devenu presque aussi détaillé qu’une attestation de circulation, mais chacun sait que c’est l’industrie pharmaceutique qui en déterminera le rythme réel, pas le gouvernement.

Tout cela fournit aux opposants de tout bord bien des occasions de prendre la parole, en général pour dire systématiquement le contraire de ce que fait le gouvernement (ouvrir quand il fait fermer, fermer quand il laisse ouvrir). Il ne s’agit là que de se placer dans la course aux élections régionales et présidentielles, et leurs critiques ne valent pas mieux que les décisions gouvernementales.

Pendant ce temps-là, l’offre de transport en Île-de-France diminue, pour faire des économies, alors que l’affluence empêche déjà d’y respecter la distanciation nécessaire. Les soignants, qui ont eu le plaisir de s’entendre dire qu’ils vont devoir faire des efforts, poussent les murs, après avoir couru pendant des mois pour rattraper le retard pris du fait des déprogrammations précédentes. Heureusement, leurs enfants devraient pouvoir être accueillis dans les écoles. Mais comment sont censés faire les travailleurs de la grande distribution, du nettoyage, de la logistique et de toutes les tâches indispensables au fonctionnement quotidien de la société ?

Confinement, déconfinement, couvre-feu, ou pas, le gouvernement persiste dans une politique catastrophique dont la population fait les frais.

                                                           Sacha Kami (Lutte ouvrière N°2749)

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2749, et Lutte de classe (2,5 euros) n°215

         Lors de nos permanences :;

- ce samedi : de 11 heures à midi au marché de la Colonie et de 11 h. à midi au centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche, de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 14 avril, de 11h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Bonjour à tous, Nathalie ARTHAUD a peu de temps d’antenne. Raison de plus pour l’écouter lorsqu’elle peut en bénéficier, comme lundi sur France TV Info. Une très bonne heure d’idées, d’engagement, de combativité et d’espoir. Ce qu’il nous faut par les temps qui courent. Courage à tous, Dominique. Voir la vidéo ci-dessous

France TV Info :  Nathalie Arthaud invitée de "Votre instant politique"

https://www.lutte-ouvriere.org/multimedia/interventions-tv-et-radio/nathalie-arthaud-invitee-de-votre-instant-politique-156778.html

Argenteuil : service publics utiles à la population. Échos de la dégradation des services publics à Argenteuil

Carte blanche… pour ces gens pour continuer à nous enfumer

Il y a quelques temps, une mission gouvernementale était venue faire un petit tour à Argenteuil histoire d’occuper les missionnés. Il s’agissait d’étudier la situation locale et les besoins en matière de services publics… Selon le titre de ces gens, ils avaient « carte blanche pour les services publics ». Carte blanche… Des interviews, un petit tour, et ces missionnaires d’un nouveau genre sont partis. On ne les a plus revus, les services publics utiles à la population ont continué à se dégrader. Et leur carte a continué, très loin du blanc à virer au noir.

         Lorsque les travailleurs prendront le pouvoir, ils ne pourront que faire mieux, Mille fois mieux. DM

 

Illustrations

 

Une nouvelle distribution ne pouvait pas avoir lieu ?

Les locataires des logements du 12 rue de la Liberté ont eu ces jours derniers une bien mauvaise surprise. Le décodage de l’entrée ne fonctionnait pas. Un mot leur indiquait qu’il leur faudrait aller récupérer leur courrier à la poste principale avenue Utrillo… dans le quartier du Val-Sud.

         Et puis quoi encore ?

Public ou privé, le service est identique

A la succursale de la BNP sur le bas de l’avenue Gabriel, le distributeur de billets était en panne… mais pouvait allègrement avaler votre carte… Pour la récupérer, ce n’est pas direct, cela prendra du temps, et des frais… en l’occurrence qui devraient être payés par le responsable… la BNP. Une évidence.

 

Il était une fois…

 



Il y avait une fois une grande poste au Val-Sud. Elle a changé de place, en perdant des mètres carrés et des guichets. Pendant ce temps-là, le local de l’ancienne poste est toujours en déshérence…

         Mais la nouvelle qui l’a remplacée non loin n’est pas, ni aussi grande, ni assez grande…

         Où est l’erreur ?

 

Quels gâchis

 


A l’angle de l’allée de cette ancienne poste et de l’avenue Utrillo, il y a un joli local. Vide de chez vide depuis des années et des années.

         Il attend son service public. Un point maison de quartier. Un point jeunesse. Un point écrivain public. On ne sait, puisqu’il n’y a que l’embarras du choix.

         La municipalité ne doit pas passer souvent dans le quartier. Elle a sans doute oublié l’existence de ce local vide. On peut toujours la lui rappeler.

 

Durs à gagner, mais également durs à retirer

          


           À la poste Utrillo, il n’y a qu’un appareil extérieur de distribution de billets. Un pour une quinzaine de milliers d’habitants.

         Quand on veut se moquer du monde…

 

Services publics : contre les fermetures de bureaux de poste. La riposte des postiers doit s'amplifier !

Cela se passe en Aquitaine, mais à l’image de ce qui se passe dans tout le pays

 


Depuis plus d’un mois, plusieurs mouvements de grève touchent de nombreux bureaux de Poste de la région. Après le secteur de Blaye en grève à 80% le 09/03, après celui de St André de Cubzac en grève à 100% et de Coutras en grève le 18 mars, après celui de Bazas en grève à 90%..., c’était le tour des bureaux de Bastide, Salinières et de la Benauge d’être en grève à plus de 70% avec 2 bureaux sur 3 totalement fermés.

         Les raisons du mécontentement sont à chaque fois les mêmes : manque de personnel, manque de moyens de remplacement pour les absences diverses (congés, maladie, formations…) et des plans de fermetures qui s’accélèrent. Ce ne sont pas moins de 90 positions de guichetier et de 25 à 20 bureaux qui devraient disparaitre dans la région en 2021.

         Cette politique d’austérité de La Poste se traduit par des dégradations des conditions de travail pour les postiers et de la qualité de service pour les usagers.

         La direction qui continue à faire la sourde oreille aux revendications des postiers ne s’attendait certainement à de telles réactions de protestation dans la période. Ces mouvements, pour le moment partiels et en ordre dispersé, lui font craindre une contagion. Il faut que ses craintes se réalisent : les deux-cent mille postiers de ce pays, tous ensemble, représentent une véritable force.