samedi 10 avril 2021

Migrants, « Sans-papiers » : liberté, régularisation, solidarité

 

L’exemple du lycéen Aly Touré dans le Nord

 


Ce mercredi 07 avril, une cinquantaine de personnes se sont réunies devant le centre de rétention administrative de Lesquin pour exiger la libération d'Aly Touré.

         Ce jeune, qui étudie au lycée professionnel François-Mansart de Marly, a été arrêté et enfermé par la police en février dernier après son refus de titre de séjour. Il lui est reproché, à 16 ans, d’avoir mal rempli sa demande d’asile.

         Après avoir fui la misère et parcouru 4 000 km en passant par le Mali et la Libye en guerre, l’Etat français s’acharne sur ce jeune d’origine guinéenne.

         Les capitalistes français pillent l’Afrique, financent des génocides et soutiennent des dictatures féroces. Ils rendent la vie impossible à des populations entières et ici, ils pourchassent ceux qui aspirent à un avenir meilleur. Cette chasse aux immigrés est un moyen pour les politiciens démagogues d'alimenter le poison raciste et nationaliste afin de diviser les travailleurs et les affaiblir.

         Un rassemblement de professeurs et de camarades d’Aly avait déjà eu lieu le mois dernier. Le combat continue et il faudra se battre pour imposer la régularisation de tous les sans-papiers et la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants et réfugiés !

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (18). La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Le rôle des femmes dans la Commune

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

La Commune : première ébauche d’un État ouvrier

Le rôle des femmes dans la Commune

 

Si la Commune ne va pas jusqu’à accorder le droit de vote aux femmes – qui n’existe nulle part à l’époque – elle s’appuie en revanche largement sur elles, militantes et combattantes.

Louise Michel, institutrice, est certainement la plus connue des communardes. Dans Paris assiégé, elle a créé une cantine pour ses élèves. Elle anime le comité de vigilance de Montmartre qui sonne l’alarme au matin du 18 mars et s’habille fréquemment en uniforme de la Garde nationale. Une fois la Commune élue, elle est active sur plusieurs fronts: elle réclame la réquisition des maisons abandonnées pour y loger les sans-abri et y établir des asiles où les enfants seront nourris. Elle propose de fondre les cloches de Montmartre pour en faire des canons. Elle veut la fermeture des maisons de prostitution, la prise en charge des vieillards, des infirmes et des orphelins par la Commune. Et quand les combats avec Versailles commencent, elle organise un service d’ambulancières et participe elle-même aux combats.

On pourrait en citer bien d’autres: Nathalie Le Mel, qui avait lancé La Marmite avec Varlin, prend la parole dans les clubs depuis le 4 septembre. Avec Elisabeth Dmitrieff, une autre socialiste révolutionnaire originaire de Russie, elle crée lUnion des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Pendant la Semaine sanglante, d’après un rapport de police, on la trouvera «à la tête d’un bataillon d’une cinquantaine de femmes, elle a construit la barricade de la place Pigalle et elle y a arboré le drapeau rouge».

L’action de la Commune est le résultat direct de celle des militantes et militants les plus actifs du prolétariat parisien. Et, dans ce genre d’événements, il ne s’agit pas seulement des militants de longue date. Des vocations se font jour, celles et ceux qui sont habitués à être au bas de l’échelle, à obéir sans avoir leur mot à dire, deviennent capables d’initiatives insoupçonnées et d’un dévouement sans bornes.

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Élisabeth Dmitrieff

 (Demain, La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

 

vendredi 9 avril 2021

Loi Climat : liberté chérie des capitalistes. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 

Loi Climat : liberté chérie des capitalistes

07 Avril 2021

Les deux premières semaines de débats à l’Assemblée nationale sur la loi « Climat et résilience » illustrent jusqu’à la caricature l’impossibilité d’enrayer le réchauffement climatique en comptant sur des lois et des mesures gouvernementales.

Cette loi devait être le fruit de la conférence citoyenne sur le climat mise en place en grande pompe en octobre 2019 par Macron. Alors que celui-ci s’était engagé à reprendre les mesures, déjà bien modérées, proposées par les 150 citoyens tirés au sort pour participer à cette conférence, le projet de loi soutenu par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologiste, les a encore affadies.

La première partie de cette loi, qui en compte trois, portait sur la publicité. Toutes les mesures qui auraient pu limiter, même à la marge, le droit des industriels à faire de la publicité pour des produits polluants ont été écartées. Un amendement demandait que « les entreprises communiquent la répartition de leurs investissements publicitaires ». La réponse d’Aurore Bergé pour LREM était : « Cela revient à nier la liberté des entreprises d’investir où elles le souhaitent. C’est vraiment aller trop loin » ! Son collègue du Gers a ajouté : « Nous demandons déjà beaucoup aux entreprises dans ce texte. Il ne faut pas en rajouter. » Ces cris du cœur résument la position du gouvernement : ne surtout rien imposer aux capitalistes.

Pour enrayer le réchauffement climatique, il serait impératif de réduire drastiquement, et de façon coordonnée dans le monde, les émissions de gaz à effet de serre qui résultent du transport, de l’industrie, de la construction ou de l’agriculture. Tous ces secteurs sont contrôlés par des capitalistes qui ne raisonnent qu’en fonction du profit immédiat qu’ils peuvent réaliser. Sans mesures coercitives, sans une surveillance permanente de leurs décisions, sans leur imposer une coordination et une planification de leurs investissements, ces industriels continueront de faire ce qu’ils veulent et ce sera « après eux le déluge ».

On le voit avec la loi Climat, ces mesures coercitives ne viendront pas d’en haut. Les politiciens au pouvoir comme ceux qui aspirent à y accéder, y compris ceux qui se revendiquent de l’écologie et qui défilent dès qu’ils peuvent pour le climat, se prosternent tous devant la propriété privée et les intérêts des possédants. Pour ceux qui dirigent l’État, le moindre contrôle sur les décisions des capitalistes est un sacrilège. Les seules mesures qu’ils imaginent sont de taxer les consommateurs et de faire la morale à la population.

Pour « sauver la planète », comme l’exigent tous ceux qui se mobilisent, il faudrait placer les industriels sous le contrôle direct des travailleurs et de la population. Il faudrait supprimer le secret des affaires et le secret industriel, permettre à tous les travailleurs, de ceux chargés du nettoyage aux ingénieurs en passant par les chauffeurs livreurs, de rendre publics tous les agissements dangereux dont ils ont connaissance, sans avoir pour cela à risquer leur emploi.

Il y a urgence à enrayer la catastrophe écologique, tout comme il y a urgence à stopper la catastrophe sociale. Les deux sont liées et les résoudre nécessite la même intervention consciente des travailleurs qui produisent tout.

                                      Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2749)

 

La députée d’Argenteuil-Bezons évoquait des amendements déposés à l’occasion de la discussion de cette loi. C’est à propos de ces amendements, quel a évoqué pour la première fois sans ambiguïté son point de vue sur le projet Cap Héloïse. Mais quels étaient ces amendements ? Quel sort ont-ils connu, s’ils ont déjà été discutés, s’ils l’ont été… ? On veut savoir… En tout cas, à ce jour, rien sur son site…  DM

 

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2749, et Lutte de classe (2,5 euros) n°215

         Lors de nos permanences :

--ce soir vendredi, de 17 heures 15 à 17 heures 45 au carrefour Babou ;

- ce samedi : de 11 heures à midi au marché de la Colonie et de 11 h. à midi au centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche, de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 14 avril, de 11h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Bonjour à tous, Nathalie ARTHAUD a peu de temps d’antenne. Raison de plus pour l’écouter lorsqu’elle peut en bénéficier, comme lundi sur France TV Info. Une très bonne heure d’idées, d’engagement, de combativité et d’espoir. Ce qu’il nous faut par les temps qui courent. Courage à tous, Dominique. Voir la vidéo ci-dessous

France TV Info :  Nathalie Arthaud invitée de "Votre instant politique"

https://www.lutte-ouvriere.org/multimedia/interventions-tv-et-radio/nathalie-arthaud-invitee-de-votre-instant-politique-156778.html