lundi 29 mars 2021

Argenteuil, École, Covid, une situation de plus en plus difficile pour les familles et les personnels

 

Un pouvoir des travailleurs ne pourrait que faire mieux

 


À partir de maintenant, dès la confirmation d’un seul test positif, la classe concernée sera provisoirement fermée. Cette injonction concerne toutes les classes, de la maternelle au lycée.

         La mesure suit l’essor de l’épidémie à l’École de ces dernières semaines. Par les deux bouts, elle s’est développée, du côté des élèves, et du côté des encadrants, qu’ils soient enseignants, agents municipaux, et autres.

         Nous ne savons pas combien d’écoles sont concernées sur la Ville au niveau des écoles primaires et des collèges. En attendant, 14 espaces de restauration sont annoncés fermés dès demain à Argenteuil.

         Nous ne reviendrons pas sur la façon dont la situation a été traitée depuis des mois sur la Ville. Mais la gestion des collectivités locales -dont celle de la municipalité-en charge respectivement des écoles primaires, des collèges, et des lycées, est à l’image de ce qu’elle a été au niveau de l’État. Une gestion erratique.

         Un pouvoir de la population elle-même, prenant en main tous les aspects de l’épidémie ne pourrait que faire mieux, en comparaison de gens uniquement préoccupés par l’idée que la société capitaliste perdure.

         En attendant, les familles vont devoir se débrouiller, et la solidarité pallier l’incurie de tout ce petit monde. DM

Argenteuil, fibre, ici, comme ailleurs : quand l’installation de la fibre est ni faite ni à faire à cause essentiellement de la soif… de profits

 

Illustration

 

Samedi 27.3. à Argenteuil, angle rue des Coteaux-rue de Chaillot

Dans un article daté du 27 mars, intitulé « Fibre optique : les « mauvais raccordements » deviennent une source de litige », le journal les Échos revient sur les malfaçons opérées par les opérateurs lors des installations de la Fibre.

« La fibre optique représente désormais un quart des saisines de la Médiatrice des communications électroniques, l'organisme qui tranche en dernier recours les conflits entre les abonnés et les opérateurs télécoms. En cause, les mauvais raccordements chez le client, réalisés par une chaîne de sous-traitants complexe…

Armoires de rue ouvertes au pied de biche par des sous-traitants de sous-traitants voulant aller vite, branchages en « plats de nouilles » impossibles à démêler, trous dans le mur du salon… Les mauvais raccordements de fibre optique chez les Français sont en train de devenir une source de litiges dans les télécoms. Et un sujet de préoccupation pour le gouvernement.

C'est ce que constate la Médiatrice des communications électroniques, l'organisme qui tranche en dernier recours les conflits entre les opérateurs télécoms et leurs abonnés, dans son dernier rapport annuel paru jeudi. La fibre optique représente désormais un quart des saisines, contre 19 % en 2019… »

         Argenteuil est une illustration éloquente de cette situation.

         Qu’en est-il à ce jour de la plainte municipale contre SFR ?

         La municipalité a-t-elle saisi cette médiatrice ? Sinon, pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? DM

Dassault – Argenteuil : les travailleurs n’ont pas à avoir de solidarité « nationale ». Leur seule solidarité : de classe, avec les travailleurs de tous les pays. Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Dassault – Argenteuil : des dirigeants CGT pour le “100 % français”

24 Mars 2021

Dans la bagarre entre groupes concurrents à propos du marché du Scaf, la CGT de Dassault Argenteuil a apporté clairement sur son site le soutien du syndicat aux dirigeants et actionnaires de l’entreprise.

Ainsi, le syndicat écrit : « Notre PDG est monté au créneau et nous partageons les avis qu’il a défendus : “Pour cela il faut un maître-d’œuvre industriel et technique pour que le programme soit tenu en termes de délais et de coûts. Pour le Scaf, ce rôle est revenu à Dassault Aviation.” Notre PDG devait, comme nous, sentir venir le mauvais tour allemand quand il déclarait : “Je crains plus le Bundestag que le Covid”. »

Et d’ajouter, embouchant les trompettes nationalistes pour réclamer que la construction du Scaf soit 100 % française : « Le Scaf à la sauce allemande serait une formidable machine à pomper notre savoir-faire et nos charges de travail. Attention, les Allemands ont prouvé leur talent de pilleurs de savoir-faire. N’oublions pas les débuts du Rafale dans les années 1980, […] où l’État voulait à toute fin un avion de défense en coopération avec les Anglais et où la CGT avait été le seul syndicat à défendre cet avion 100 % français ». Il conclut : « l’avion 2040 pourrait être 100 % français : tous ensemble, défendons-le ! » Et, afin de bien mettre les points sur les i, le syndicat illustre sa déclaration de l’image d’un casque à pointe prussien !

En quoi cela serait-il une garantie pour les travailleurs de Dassault ? Ils n’ont pas oublié que la construction d’un Rafale 100 % français, sous la direction d’un patron 100 % français ne les avait protégés ni des licenciements ni des pertes de salaire, tandis que la famille et les actionnaires de l’entreprise continuaient à se remplir les poches.

Alors, la défense des intérêts des travailleurs, pour un syndicat digne de ce nom, ne peut consister à chanter les louanges du PDG, à demander le bénéfice d’un marché aux dépens des travailleurs allemands ou espagnols. Les travailleurs de Dassault ne demandent pas à construire plus d’engins de mort et sont prêts à mettre leur savoir-faire et leurs compétences au service de tâches plus utiles. Un syndicat défendant l’ensemble des travailleurs devrait même avoir à cœur de poser le problème d’empêcher de nuire ce patronat qui engloutit l’argent public : combien d’hôpitaux et d’écoles pourrait-on sauver, et même construire, avec cet argent ?

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2747)

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky.(5) Aux origines de la Commune, socialistes, blanquistes, proudhoniens

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

Aux origines de la Commune

Socialistes, blanquistes, proudhoniens

Les progrès de l’organisation ouvrière s’accompagnaient de l’influence croissante des idées socialistes. Le socialisme scientifique de Marx n’avait pas encore acquis un poids prépondérant parmi les multiples tendances, héritières des traditions socialistes de la première moitié du siècle, en particulier celles liées à Blanqui et à Proudhon.

Blanqui, dans la lignée de Babeuf qui, dès la fin de la Révolution française, s’était dressé contre la bourgeoisie, avait rejoint les sociétés secrètes républicaines qui conspiraient pour s’emparer du gouvernement. Toute sa vie, il resta convaincu qu’un petit groupe d’hommes déterminés devait prendre le pouvoir par un coup de force armé, au nom des classes populaires, pour le leur remettre ensuite. Joignant les actes à la parole, chaque fois que la situation politique lui sembla favorable, il passa à l’action, ce qui lui valut d’être emprisonné la plus grande partie de sa vie et un surnom, «lenfermé», prononcé avec respect. Après Juin 1848, dans son célèbre Toast de Londres, il avait averti les prolétaires: «Qui a du fer a du pain! On se prosterne devant les baïonnettes, on balaye les cohues désarmées. La France hérissée de travailleurs en armes, c’est l’avènement du socialisme.» Son autorité morale était grande et beaucoup de socialistes français se réclamaient de lui à l’époque de la Commune.

L’autre courant important de l’époque était lié à Proudhon, mort en 1865. Les idées de Proudhon avaient du poids, en particulier à Paris, parmi les artisans et boutiquiers en voie de prolétarisation. Proudhon était l’auteur de l’expression saisissante «La propriété, cest le vol». Mais contrairement à Marx, qui avait très tôt polémiqué avec lui, il espérait stopper le développement du capitalisme, et donc l’appauvrissement et la prolétarisation de la petite bourgeoisie. Il défendait la liberté d’entreprendre, la petite propriété face à la grande et, dans une certaine mesure seulement, les coopératives ouvrières pour échapper à la concurrence des entreprises capitalistes. C’était vouloir arrêter le cours de l’histoire.

Les idées de Proudhon étaient d’autant plus influentes parmi les petits artisans et leurs salariés qu’il fallait souvent savoir lire et écrire pour devenir apprenti, et c’est notamment par l’intermédiaire de cette minorité de jeunes travailleurs ayant le goût de l’étude que les idées socialistes gagnaient le prolétariat. Le relieur Eugène Varlin, figure emblématique du mouvement ouvrier de l’époque et de la Commune, en est un bon exemple: il eut la chance daller à l’école jusqu’à treize ans et garda le goût de la lecture en commençant son apprentissage douvrier relieur, en même temps quil sengageait dans le combat pour le socialisme.

 

Auguste Blanqui

 

Eugène Varlin

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(Demain, Aux origines de la Commune, L’Association internationale des travailleurs)

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM