dimanche 28 mars 2021

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky.(4) Aux origines de la Commune, Le prolétariat se développe et s’organise

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

Aux origines de la Commune

Le prolétariat se développe et s’organise

 

À Paris, de larges couches de la petite bourgeoisie étaient en voie de prolétarisation, en particulier les artisans et boutiquiers menacés par les progrès de l’industrie. Beaucoup dépendaient de plus gros patrons qu’eux et beaucoup employaient un ou quelques ouvriers seulement, dont ils étaient plus proches que de la bourgeoisie aisée. Le prolétariat se développait. Les ouvriers et employés travaillaient pour la plupart dans de petits ateliers. Même le travail à domicile était encore fréquent. Avec les progrès du machinisme, femmes et enfants étaient exploitésaussi par les capitalistes: en 1868, près de 100000 enfants âgés de 5 à 12 ans travaillaient dans les fabriques parisiennes.

400000 travailleurs, des paysans venus des campagnes, furent embauchés à l’occasion des travaux gigantesques du préfet Haussmann dans les années 1860. Il transforma la capitale et, parlant à Napoléon III de «défendre Paris contre l’invasion des ouvriers de la province », chassa par la même occasion les travailleurs des quartiers riches.

Parmi les prolétaires, il fallait aussi compter les concierges et le personnel des maisons bourgeoises, les bonnes, les nourrices. Le prolétariat et la petite bourgeoisie partageaient donc la même vie dans les quartiers populaires: Montmartre, Belleville, Charonne, la Bastille, la Villette et dautres.

Dans des villes ouvrières plus petites, le prolétariat représentait parfois une fraction plus importante de la population. Le Creusot, fief de Schneider, avec 23000 habitants en 1866, en est le parfait exemple: ses mines et ses usines comptaient près de 10000 ouvriers et mineurs, travaillant douze heures par jour, dont lespérance de vie ne dépassait pas 24 ans.

Le second Empire encadra fermement les travailleurs. En 1854 fut institué un livret de travail, sur lequel étaient inscrits les emplois occupés et qui renseignait les patrons et la police sur chaque ouvrier. Les associations et les grèves étaient interdites. Pendant une dizaine d’années, le mouvement ouvrier se développa par le biais de sociétés clandestines et de journaux circulant sous le manteau. Les militants étaient recherchés par la police, souvent arrêtés, condamnés et emprisonnés.

Puis le pouvoir, cherchant à accroître sa popularité, finit par assouplir les règles de façon paternaliste, maniant alternativement la carotte et le bâton. En 1862, les sociétés de secours mutuel furent autorisées. La même année, l’empereur permit à une délégation d’ouvriers de se rendre à l’exposition universelle de Londres. Ils y rencontrèrent des militants du mouvement syndical et socialiste anglais et rentrèrent avec un programme revendicatif: ils réclamaient entre autres une meilleure représentation des ouvriers aux élections et le droit de coalition. En 1864, ce dernier fut accordé, la grève devenait possible, à condition que les ouvriers ne portent pas atteinte à la déjà sacro-sainte «liberté du travail ». Les coopératives puis les chambres syndicales furent autorisées en 1866 et 1868, mais pas les syndicats au sein des entreprises. En 1868, on assouplit aussi le régime de la presse et des réunions, mais les journaux restaient soumis à la censure et leurs rédacteurs fréquemment poursuivis.

Cependant, les dernières années de l’Empire virent un progrès rapide de la combativité et de l’organisation ouvrières. Les grèves des ouvriers bronziers, des fondeurs de fer, des teinturiers, des relieurs et d’autres faisaient du bruit. Il y eut même des heurts sanglants avec les forces de l’ordre: treize morts à La Ricamarie en juin 1869; quatorze à Aubin en octobre de la même année. En avril 1870, la grève éclata au Creusot. Les ouvriers revendiquaient la gestion de leur caisse de secours, tenue par le patron. Schneider débarqua de Paris avec 3000 soldats pour faire reprendre le travail; les tribunaux prononcèrent des peines de prison, une centaine douvriers furent licenciés.

 

Le Creusot, le fief industriel de Schneider

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(Demain, Aux origines de la Commune, Socialistes, blanquistes, proudhoniens)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

Élections régionales : des listes Lutte ouvrière

 Élections régionales : des listes Lutte ouvrière

24 Mars 2021

Dix présidents de région sur dix-huit (treize en métropole et cinq d’outre-mer) se sont récemment émus, dans le cadre d’une tribune publiée par Le Figaro, d’un éventuel report de la date des élections régionales et départementales.

 


Initialement prévues en ce mois de mars, elles ont été reportées à juin 2021 à la suite d’un vote au Parlement. Mais elles pourraient être encore reportées à la suite d’un avis du Conseil scientifique qui sera rendu le 1er avril. « Toutes les élections sont essentielles, s’insurgent les signataires, étiquetés LR, centristes, PS et même pour l’un d’entre eux LREM. Ce n’est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie ! »

De leur côté, Macron et les siens ne se sentant plus tellement En Marche, après avoir été largement désavoués aux dernières élections municipales, cherchent à éviter une nouvelle déroute, ou en tout cas à en repousser l’échéance après l’élection présidentielle de mai 2022.

Les uns comme les autres n’ont à proposer que de continuer leurs politiques antérieures, qu’elles aient été incarnées par Sarkozy, Hollande ou Macron lui-même. Ces politiques se sont résumées, depuis la crise de 2008 en particulier, à transférer l’argent public aux capitalistes pour leur permettre d’accroître leur richesse aux dépens de l’ensemble de la classe travailleuse. La crise provoquée par la pandémie a encore aggravé ce processus.

Que les élections régionales aient lieu en juin prochain ou plus tard, il faudra en tout cas saisir l’occasion de dénoncer ces politiques successives, d’affirmer que les intérêts du monde du travail ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes, d’affirmer que la classe ouvrière n’a pas à payer la crise du capitalisme, aggravée par la pandémie, et en fait de contester la société capitaliste, sa gestion par la grande bourgeoisie pour la grande bourgeoisie. C’est pourquoi Lutte ouvrière présentera des listes dans toutes les régions de métropole, sauf la Corse, et dans l’île de La Réunion.

                                                  Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2747)

samedi 27 mars 2021

Vaccins : une guerre inique

 

La seule qui vaille, guerre au capitalisme !

 

« C'est une guerre mondiale d'un nouveau genre » a déclaré Macron à la sortie du sommet européen consacré à la pénurie de vaccins. Entièrement soumis aux laboratoires pharmaceutiques privés, qui produisent à leur rythme et livrent qui ils veulent, les dirigeants européens font mine de taper du poing sur la table.

         N'envisageant pas de réquisitionner brevets et usines pour produire en masse ces vaccins dans le maximum de sites, les dirigeants de l'UE menacent de bloquer les expéditions vers la Grande-Bretagne et d'autres pays. De son côté, le directeur de l'OMS a qualifié de « grotesque » la rapacité avec laquelle les pays riches s'approprient tous les vaccins.

             Ces postures ne sont pas seulement grotesques, elles sont criminelles.

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2745, et Lutte de classe (2,5 euros) n°214

         Lors de nos permanences :

- ce samedi : de 10 heures 15 à 11 h.15 au marché de la Colonie et de 11 heures 45 à midi 15 dans le centre commercial Joliot-Curie ;

-dimanche de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 31 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

-         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, agents territoriaux appelés mardi à faire grève et à se retrouver à 9 heures devant l’hôtel de ville (4)

 

La grève est l’arme des travailleurs !

 


Dans plusieurs brèves, nous avons abordé les jours précédents les raisons qui ont conduit à la montée du mécontentement parmi les agents territoriaux de la Ville. Elles ont amené l’intersyndicale CGT-FSU-CFDT à appeler à une journée de grève mardi prochain 30 mars, avec un rassemblement à 9 heures au pied de l’hôtel de ville.

         Même d’un jour, une grève est toujours un coup de semonce pour les responsables, en l'occurrence municipalité et directions des services qui, comme ailleurs, n’entendant pas autrement ce mécontentement. Elle doit permettre de se retrouver, de discuter et d’établir les revendications, communes et particulières selon les services.

         Le rassemblement du matin sera une occasion de le faire. Il est prévu de remettre les revendications à la municipalité. Pour cela, une délégation représentative des services doit être élue, pour être aux côtés des représentants syndicaux.

         Dans certaines villes et collectivités, des mobilisations ont lieu (voir ci-dessous), pour s’opposer à la volonté d’édiles, de droite comme de gauche, pour imposer les 1607 heures de travail annuels. À la Ville d’Argenteuil, cette opération désastreuse pour la vie des agents a eu lieu après 2014. C’est aussi l’occasion de se retrouver ensemble, ceux qui luttent pour défendre des horaires inférieurs à 1607 heures, et les autres pour les retrouver.

         Cette journée du 30 mars peut être une journée très utile pour la suite.

 Les agents territoriaux en grève le mardi 30 mars ! habitants d’Argenteuil, soutenons-les

Rassemblement à 9 heures au pied de la mairie