lundi 22 mars 2021

Argenteuil, Val d’Oise : classement des lycées : des critères qui masquent le principal problème

 

Un arbre de médailles incapable de cacher la forêt des moyens manquants

 

Photo L'Humanité

Chaque année le ministère "classe" les lycées selon plusieurs critères : pas uniquement le taux de réussite au Bac, mais tenant compte du niveau d'entrée des élèves, et aussi pénalisant les lycées qui "éjectent" les élèves en cours de scolarité pour ne garder "que les meilleurs".

         Ces critères en valent d'autres, et après tout, cela fait toujours plaisir aux lycées, leurs enseignants, leurs personnels et familles, qui sont dans le haut du classement.

         Pour les autres, il y a souvent un sentiment d'injustice d'être "mal classé", car les efforts aussi sont faits dans ces autres lycées, dévouement des personnels, implication des délégués élèves et parents, bref ce qu'on appelle "la communauté éducative".

         Mais les uns comme les autres réclament en fait quelque chose de plus simple : des moyens à la hauteur des besoins ! Et cette année, comme les années passées, et ça sera encore moins l'année prochaine, les moyens sont insuffisants. Alors le ministre peut prétendre classer ceux qui font de leur mieux pour gérer la pénurie, il faudra que tous ceux qui veulent une éducation de qualité s'organisent pour réclamer les moyens qui manquent. Car aucun gouvernement ne les donnera de son plein gré.

Elections régionales : Lutte ouvrière présente pour « faire entendre le camp des travailleurs »

Lutte ouvrière sera présente

17 Mars 2021

Les 13 et 20 juin prochains, pour les élections régionales, Lutte ouvrière présentera des listes dans douze régions métropolitaines – c’est-à-dire toutes, sauf la Corse – et à l’île de La Réunion.

 


Pour les grands partis, les régions, qui brassent maintenant plusieurs milliards d’euros, sont des enjeux importants en termes de pouvoir, de carrières, de relations avec la bourgeoisie locale aussi. Les régions sont notamment chargées du « développement économique », autrement dit des subventions publiques aux entreprises privées. Plusieurs dirigeants politiques espèrent faire de leur élection une rampe de lancement pour l’élection présidentielle, à l’instar de Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez à droite. Les partis de gauche et le RN cherchent aussi à se placer pour la suite.

En tant que communistes révolutionnaires, ces élections seront pour nous l’occasion d’exprimer nos idées, de « faire entendre le camp des travailleurs », pour reprendre l’intitulé de nos listes, et de permettre à celles et ceux qui s’en revendiquent de se compter. Tout au long de la crise sanitaire qui a débuté il y a un an, le gouvernement a fait la démonstration de son incurie. Au-delà de celle-ci, l’économie capitaliste a montré que, malgré les prouesses des scientifiques, elle ne pouvait répondre aux défis posés par le Covid-19. Après des décennies de coupes budgétaires, les services hospitaliers ont été débordés par l’afflux de patients, et le personnel n’avait même pas les moyens de s’équiper, même les masques manquaient. Maintenant, cela se manifeste par l’insuffisance de la production de vaccins par les laboratoires pharmaceutiques… et toujours par les limites des hôpitaux. Le marché, la loi du profit et la gestion capitaliste sont des obstacles à la lutte contre cette pandémie. Ils font de celle-ci un accélérateur de la crise économique avec le chômage de masse qui en découle. C’est ce que dénonceront les listes présentées par Lutte ouvrière.

                                                Michel BONDELET (Lutte ouvrière n°2746)

Argenteuil, la MJC, une association en butte non seulement comme d’autres au Covid, mais aussi à un ostracisme municipal (suite)

Développer la MJC, plutôt que de lui mettre des bâtons supplémentaires dans les roues

Vendu au couple qui s'en occupait naguère, toujours un bel endroit, mais plus cher

En creux, il a été question de la subvention à la MJC d’Argenteuil de la rue des Gobelins lors du dernier conseil municipal. En creux, car elle ne bénéficiera, une nouvelle fois, d’aucune subvention en 2021. Aux questions d’Omar Slaouti « Pourquoi zéro subvention ? Pourquoi un directeur bénévole depuis 2012 ? », Georges Mothron répond d’une manière sibylline : « C’est une vieille histoire, des années 2010 ». On aimerait connaître cette histoire, mais on n’en saura pas plus.

         Mais lors de ce conseil, le clou dans l’affaire de la MJC, c’est le premier adjoint qui l’enfonce… dans son pied : « Il ne faut pas particulariser le raisonnement sur la seule MJC. Vous savez très bien qu’elle a été amenée à vendre une partie de son patrimoine ; sa trésorerie se porte extrêmement bien, avec plusieurs dizaines de milliers d’euros de trésorerie. Elle est ultra-bénéficiaire. On ne voit pas pourquoi on serait amené à verser une subvention ». Ouais, sauf que si les comptes de la MJC sont bénéficiaires, ils le sont tout à fait provisoirement, du fait de la politique municipale à son encontre d’arrêter son subventionnement, ce qui l’a obligée à vendre son chalet de Chamonix, qui a été un très mauvais coup pour les Argenteuillais, les privant d’un accès à un site exceptionnel pour un coût modique. Qui a donc une responsabilité importante dans cette situation ? Le premier adjoint comme de bien entendu !

         On ne sait pas ce que celui-ci a contre une MJC qui a été après 2014 dépouillée d’une aide municipale et d’une partie de ses locaux. Ce sont les initiales JC qui lui posent problème ? J de jeunesse ? C de Culture ? DM

 

États-Unis, prisons : Mumia Abu-Jamal aux portes de la mort

 États-Unis : Mumia aux portes de la mort

17 Mars 2021

Mumia Abu-Jamal, journaliste et militant qui a dénoncé dans les années 1970 le racisme dont sont victimes les Noirs américains, est emprisonné en Pennsylvanie depuis presque quarante ans pour le meurtre d’un policier qu’il a toujours nié.

Récemment, sans en informer sa famille et ses soutiens, il a été emmené à l’hôpital où il a été testé positif au Covid-19. Mumia, 67 ans, a été gardé quatre jours durant enchaîné aux mains et aux pieds. Il a été constaté une déficience cardiaque et un œdème pulmonaire ayant nécessité une intervention pour évacuer le liquide qui avait envahi ses poumons. Il a été ramené à l’isolement, dans l’infirmerie de la prison, avec des séquelles supplémentaires de lésions purulentes, en particulier aux chevilles.

Mumia a fait savoir qu’il préfère mourir en prison que d’avoir à subir un nouvel enchaînement à l’hôpital. Pour son médecin, la seule possibilité de le sauver est sa libération. À deux reprises, la mobilisation internationale a tiré Mumia du couloir de la mort. Aujourd’hui il est urgent d’imposer sa libération.

Les soutiens de Mumia lancent un cri d’alarme. Lutte ouvrière soutient toutes les initiatives dans ce sens.