samedi 20 mars 2021

Intermittents en galère, les occupations toujours plus nombreuses

Les travailleurs de la culture veulent pouvoir vivre dignement

À Orléans (45)

 


Depuis vendredi 12 mars, des artistes, techniciens, salariés et précaires de la culture occupent le théâtre d’Orléans jour et nuit pour dénoncer le mépris du gouvernement.

         Comme tous les travailleurs, ils veulent pouvoir vivre de leur travail, ce dont les prive la crise actuelle. Dans le communiqué qu’ils ont voté en Assemblée Générale le premier soir, ils demandent le retrait de l’attaque contre l'assurance chômage et revendiquent une année de prolongation de leurs droits, pour tous les intermittents comme pour les autres catégories de travailleurs.

         Depuis le premier jour, ils se réunissent chaque soir à plusieurs dizaines, et ouvrent le théâtre sur l’extérieur pour populariser leur combat. Le premier week-end, près de 200 personnes se sont ainsi réunies avec eux devant le théâtre. Chaque jour, ils reçoivent de nombreuses marques de soutien de la population et de militants, comme des croissants apportés dimanche matin par une délégation de cheminots qui ont été chaudement accueillis.

Tout cela les encourage et ils ont bien raison d’être déterminés à faire reculer le gouvernement.

 

À Lannion (22)

Carré Magique occupé

 


Une vingtaine d'Intermittents du spectacle, avec la CGT, occupent depuis lundi le Carré magique, la salle de spectacle de la ville. Ils réclament le retrait de la réforme de l'Assurance chômage et la reprise immédiate du travail.

         Aujourd'hui une soixantaine de lieux culturels sont occupés par des artistes et des techniciens dans le pays avec la volonté de tenir jusqu'à obtenir satisfaction.

         Samedi prochain, une conférence de presse aura lieu devant le Carré magique. Il est important de se retrouver le plus nombreux possible pour marquer la solidarité du monde du travail avec les Intermittents, mais aussi pour affirmer qu'il est vital pour l’ensemble des travailleurs de retrouver le chemin des luttes

 

Centenaire du Congrès de Tours. Présentation du Cercle Léon Trotsky consacré au jeune Parti Communiste à l’occasion du centenaire du Congrès de Tours, Cercle Léon Trotsky que nous avons diffusé en « feuilleton » ces trois dernières semaines. Une vidéo de Lutte ouvrière

vendredi 19 mars 2021

Commune de Paris, 150 ans après, l'actualité de la Commune de Paris. Une vidéo de Lutte ouvrière. Le 19 mars 1871, le pouvoir était dans les mains des quartiers populaires depuis la veille…

Réanimations : au bord de l’explosion. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Réanimations : au bord de l’explosion

17 Mars 2021

La situation sanitaire s’aggrave en Île-de-France, où d’après Olivier Véran, le ministre de la Santé, un malade entre toutes les douze minutes en service de réanimation.

Le gouvernement, par la voix de son porte-parole, Gabriel Attal, a annoncé qu’il allait procéder à des évacuations massives de plusieurs centaines de malades en réanimation vers des hôpitaux de province.

Après un premier transfert de trois malades le 13 mars vers des hôpitaux de l’Ouest, dimanche 14 mars un train médicalisé à destination de Morlaix, Rennes puis Brest en a transféré 41. D’autres évacuations sont programmées par TGV et par voie aérienne.

Le gouvernement dit avoir ainsi la solution pour éviter l’engorgement des services de réanimation en Île-de-France et un reconfinement de cette région, alors que l’épidémie y atteint des sommets. Mais, comme l’explique le médecin urgentiste Patrick Pelloux, ces évacuations ne font que déplacer le problème et aggraver la situation dans les hôpitaux de province. Un autre urgentiste, le docteur Prudhomme, dénonce aussi ces transferts : « Ils mobilisent énormément de moyens qui pourraient être mieux utilisés si nous avions la possibilité d’ouvrir des lits de réanimation, là où les besoins sont les plus criants, en Île-de-France. »

Car le vrai problème est en effet que, depuis un an, le gouvernement n’a absolument rien fait pour augmenter le nombre de lits de réanimation. En mars-avril 2020, en poussant les murs, il avait réussi à trouver 7 500 places de réanimation dans le pays. Pour cela, il avait fermé des lits d’hospitalisation non-Covid et fait travailler du personnel dans ces services Covid, en le retirant de services dont l’activité était déprogrammée. Mais, lors du déconfinement, Olivier Véran avait expliqué qu’on pouvait revenir au nombre de 5 000 lits, comme avant le pic épidémique.

C’est cette politique au jour le jour qu’il a maintenue au moment de la seconde vague, et maintenant pour la troisième. Le bilan est qu’aujourd’hui les hôpitaux manquent toujours de lits de réanimation et de personnel, et que près de 300 malades meurent tous les jours !

                                                     Cédric DUVAL (Lutte ouvrière n°2746)


--ce vendredi, de 17 heures 15 à 17 heures 45 au carrefour Babou ;

- ce samedi : de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 17 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, éducation, la grande misère des collégiens

 

Quand la jeunesse des quartiers populaires est sacrifiée

 

Un nombre déjà bien trop grand d'élèves dans ce collège

Le drame d’Alisha pose aussi bien sûr la question du rôle de l’Éducation nationale qui devrait être un lieu pour repérer, écouter, aider, mais pas seulement. Comme nous l’écrivions dans le l’article de Lutte ouvrière que nous avons posté hier, c’est sur le plan de la diffusion de la culture que l’État via l’Éducation nationale est fondamentalement défaillant  : « Mais les gouvernements qui, les uns après les autres, appauvrissent l’école en supprimant matières, heures d’enseignement et personnel, ne peuvent pas se vanter de donner aux jeunes élèves tous les moyens possibles pour accéder à une culture qui, dans tous les domaines, serait à même d’accrocher leur curiosité et d’élargir leur horizon. » Car cette question de la culture, c’est-à-dire de l’éducation à un certain nombre de points de repères est au cœur de la construction de l’enfant et de l’adolescent.

         Alors, que penser de la mise en place dans les deux années qui viennent d’un super-collège, super au niveau des effectifs, mais pas des capacités éducatives, au collège Jean-Jacques Rousseau du quartier du Val Notre Dame : 800 élèves prévus, c’est-à-dire rassemblés dans une énorme usine à problèmes ! Une question qui n’a pas suscité d’émotion lors du dernier conseil municipal de mardi, sur un sujet pourtant essentiel, celui du maillon le plus faible du système scolaire, le collège, qui concerne tout particulièrement l’adolescence.

         Dans ce quartier, en particulier sur l’axe Général Leclerc, les constructions immobilières se sont multipliées ces dernières années, qui accueillent ou vont accueillir des jeunes familles et augmenter considérablement le nombre d’enfants à scolariser. Où sont les équipements scolaires correspondant ? Ils viendront… un jour.

         Cette situation est dramatique, et les collectivités locales, et l’énorme majorité de leurs membres, n’y voient pas de problème.

         Mais misère pour les futurs collégiens de ce collège, misère pour les personnels qui ne sauront plus où donner les yeux de la tête.

         Que les jeunes des quartiers populaires soient confrontés à de telles conditions lamentables, les édiles n’en ont que faire, la quasi-totalité de leurs enfants iront grandir sous des cieux plus cléments. Même si le manque de points de repère des uns reviendra en boomerang sur l’ensemble de la société. DM

PS. Pour avoir un point de repère supplémentaire, voilà ce qu’écrivait en 2014 le réseau du « Café pédagogique » : « … la relation avec les enseignants est plus proche dans les petites structures. Il y a moins de désordre et de temps perdu à faire de la discipline. Finalement le taux de décrochage est moins important dans les petits établissements que dans les grands. Au final, une étude de Barry et West montre que les jeunes sortis de structures moyennes ont fait de plus longues études que ceux qui viennent de grands établissements et leur salaire est plus élevé… »

Argenteuil, conseil municipal, subventions municipales, quand l’arbre ne doit pas faire oublier la forêt

 

Se mobiliser pour lever le secret des affaires, petites et grandes


 Le contrôle ouvrier, une nécessité vitale

Lors du conseil municipal de mardi dernier, la question de la « transparence » est arrivée sur le tapis, à propos des subventions attribuées aux associations sportives de la Ville. Il est vrai que la discrétion règne en la matière, les conseillers municipaux de l’opposition eux-mêmes ayant bien du mal apparemment à obtenir le tableau de lesdites subventions.

         Certes, aucun aspect du fonctionnement de la société ne devrait faire l’objet d’opacité. Mais si la répartition de toutes les subventions sont concernées, c’est de toutes autres sommes qui sont en jeu dans le fonctionnement très discret des grandes entreprises et au niveau des aides qu’elles reçoivent de l’État et des collectivités locales, aides directes ou indirectes. Sans parler du système bancaire avec ses multiples circuits financiers qui pompent la société et où l'opacité est la règle absolue.

         Dans tous les cas, que cela concerne le secteur public ou le secteur privé, pour connaître exactement la réalité, il faudra aller la chercher pour la connaître. Cela exige la volonté des travailleurs et de la population qui auraient, s’ils le décidaient, les moyens pour liquider l’opacité des comptes à tous les niveaux de la société. DM