lundi 15 février 2021

Anarchie capitaliste, flux et profits tendus au maximum, quand la production automobile est obligée de ralentir…

 

Ça cale pour une puce

 


C'est à l'échelle mondiale que les usines automobiles concurrentes se retrouvent à l'arrêt, faute de microprocesseurs. Ceux-ci leur sont fournis par quelques entreprises spécialisées qui n'arrivent pas à suivre la demande. Et comme selon les règles en rigueur, les fabricants n'ont quasiment pas de stocks pour ne pas réduire leurs marges, quelques 600 000 voitures ne seront pas produites au premier trimestre de cette année.

Une fois de plus la fragilité de l'organisation capitaliste fondée sur le chacun pour soi et la concurrence apparait et ces incidents risquent de se reproduire car les usines doivent avant tout servir chacun ses actionnaires.

Accident de travail mortel : la vie d’un ouvrier pas chère pour ce tribunal

 

50 000 €

 


Le 28 avril 2018, un ouvrier de 48 ans faisait une chute mortelle sur un chantier à Saint-Étienne. Le procès vient d'avoir lieu. L'entreprise sous-traitante pour laquelle travaillait cet ouvrier n'avait pas mis en place de protection, ni barrière ni filet, alors que l'intervention se faisait sur le toit. Le patron de l'entreprise a cyniquement essayé – comme d'habitude – de rejeter la faute sur l'ouvrier, mais le tribunal n'a pas accepté cette pitoyable défense. Résultat : 50 000 € d'amende, ce qui est peu cher payé pour la vie d'un ouvrier.

Quant à l'entreprise donneuse d'ordre, dont le nom n'a même pas été révélé par la presse, elle n'a pas été inquiétée, alors qu'elle aussi est responsable, normalement, de la sécurité des salariés, y compris sous-traitants. La dégradation des conditions de travail tue, et ce n'est pas cette justice magnanime envers les patrons qui va y mettre un frein.

 

Cela me rappelle la mort d’un travailleur tombé du toit lors de travaux sur le bâtiment d’AB-Habitat de la rue Yves Farge, à la cité Joliot-Curie d’Argenteuil à l’automne 2013. Une plaque à sa mémoire devait être posée par AB-H. Elle ne l’a jamais été. Rien n’a filtré sur la suite de cette mort, en particulier au niveau de l’aide financière pour sa famille meurtrie. Seuls des habitants s’étaient mobilisés pour faire une collecte… C’était un travailleur sans papier. DM

Migrants, titres de séjour : des préfectures condamnées

 

Un mépris sans nom

 


Les étrangers cherchant à régulariser leur situation administrative se heurtent à un mur, depuis la crise sanitaire. Il est quasi-impossible d’obtenir un rendez-vous en ligne, ce que plusieurs centaines d’entre eux ont pu prouver en faisant état de leurs captures d’écran prises lors de leurs tentatives de connexion aux services des préfectures.

Sur 600 plaintes déposées devant le tribunal administratif contre la préfecture de Seine-Saint-Denis, 255 ont abouti à l’obligation d’accorder 255 rendez-vous à des demandeurs.

Les préfectures, pour l’instant, se contentent de payer des frais de justice. Difficile de faire la part du mépris ou de la volonté d’accélérer les expulsions d’étrangers