samedi 30 janvier 2021

Argenteuil : les quartiers périphériques et le sentiment d’abandon

 

L’abandon des quartiers populaires

 


Nous avons déjà évoqué le petit coup de bluff, catégorie pseudo « démocratie locale », concocté par la municipalité sur l’avenir de l’avenue jean-Jaurès.

         Une de nos correspondantes a essayé d’en savoir plus et a téléphoné au numéro indiqué… où son interlocutrice n’était pas au courant. Voilà pour le côté sérieux et concertation.

         Quant à la situation du quartier dont l’avenue Jean-Jaurès est l’axe principal, le quartier des Champioux, voilà ce qu’elle en dit :

« …des choses à dire, il y en a !!! Problèmes d'état de la chaussée et des trottoirs, d'insuffisance d'éclairage, d'absence de prise en compte des cyclistes et des piétons, de manque de variété des commerces. Quelle que soit l'heure, il y a toujours une manœuvre inadéquate et irrespectueuse sur cette avenue. Je l'emprunte quotidiennement depuis 25 ans et j'ai la sensation d'un délaissement absolu ! J'ai vu se fermer la Sécurité sociale, le fleuriste, la papeterie, l'orthophoniste, partir l'ilotier, même le carnaval (lorsqu'il avait lieu) a déserté le quartier… La Poste est souvent inaccessible (que ce soit par les heures de fermeture imprévues ou par la file interrompue). La brocante n'a plus lieu... Les riverains ont la sensation d'être "au bout du monde", quasiment pas à Argenteuil ! La police n'y vient plus ou alors seulement pour des apparitions "musclées… »

         Une chose est au moins à notre portée : y reconstruire le réseau collectif du parti ouvrier dans ce quartier, comme dans les autres quartiers populaires de la Ville.DM

Argenteuil comme partout, le 4 février, préparer les combats d’ensemble futurs nécessaires

 

Le 4 février, l’occasion de discuter, d’échanger collectivement

 


Hier matin, à la gare d’Argenteuil, j’ai distribué avec deux autres camarades le tract d’appel de la confédération CGT pour la journée de grève et de manifestation de jeudi prochain 4 février.

         D’abord, une chose est remarquable, c’est l’affluence nettement moindre à la gare, en rapport avec le télétravail et sans doute l’essor actuel des déplacements en voiture.

         Quant à l’accueil, il était très mitigé. Seule une minorité de voyageurs prenaient notre tract. Le matin, cela n’a jamais été facile à cette entrée de la gare, particulièrement de la part de ceux qui arrivent des bus avant de prendre le train.

         Dans cette atmosphère anxiogène, la lutte de classe menée par la bourgeoisie continue de plus belle. De notre côté, il s’agit de préparer la suite, les mobilisations d’ampleur qui viendront inévitablement. Comme nous le disons dans notre dernier éditorial : «… Une telle mobilisation ne se décrète pas, bien sûr. Mais elle est nécessaire et possible. La CGT, Solidaires et la FSU appellent à une journée de mobilisation et de grève jeudi 4 février. C’est l’occasion d’affirmer, collectivement, que les travailleurs ont des objectifs et des perspectives à opposer à la bourgeoisie et son gouvernement.

Assurer un emploi à tous, dans des conditions convenables, est le problème central du monde du travail : il faut stopper les licenciements et répartir le travail entre tous avec maintien des salaires ! Cette répartition du travail signifie aussi créer des emplois partout où les salariés ont du travail par-dessus la tête. C’est vrai dans le privé mais aussi dans le public : il faut travailler moins pour travailler tous !... ». Et nous concluions de la manière suivante : « Il n’y aura ni confinement ni couvre-feu contre la rapacité patronale. Il dépend des travailleurs de riposter et de construire la contre-offensive nécessaire du monde du travail. »

         En tout cas, pour nous, militants de Lutte ouvrière, il n’est pas question de baisser les bras. Aujourd’hui, seule une minorité se pose la question de la lutte et du programme nécessaire. Le 4 février, par les discussions que cette journée nous permettra de mener, cela aidera à ce que cette minorité s’élargisse. DM

vendredi 29 janvier 2021

Grève du 4 février, emploi : l’occasion de défendre des revendications communes pour un même combat. Un article de notre hebdomadaire n°2739

 

Emploi : des revendications communes pour un même combat

27 Janvier 2021

Dans toutes les branches d’activité, dans le privé comme dans le public, les quelque 28 millions de salariés du pays sont confrontés aux licenciements, aux suppressions d’emplois, pour ceux qui ont un travail, que cela passe par des plans de licenciements collectifs ou par tout autre moyen.

 


Pour les millions de travailleurs précaires, en CDD, en intérim, en stage ou auto- entrepreneurs, tomber dans le chômage est encore plus rapide et brutal.

S’y ajoutent les centaines de milliers de jeunes qui arrivent sur le marché du travail, sans espoir d’en trouver un, du fait de ces suppressions d’emplois dans tous les secteurs. Dans la seule branche des emplois saisonniers de montagne, près de 150 000 travailleurs, jeunes pour beaucoup, se sont retrouvés brutalement privés de toute perspective.

Le patronat a développé son offensive non seulement en supprimant des emplois mais contre tous ceux qui en gardent un, en remettant en cause les conditions de travail ou de rémunération, en s’en prenant directement aux salaires.

Les travailleurs peuvent se sentir isolés, voire démunis face à ces attaques qu’ils subissent dans leur atelier, leur usine, leur bureau, et en position bien difficile quand ils décident malgré tout de réagir. La classe des travailleurs peut pourtant avoir une force irrésistible, si elle s’unit dans la lutte commune nécessaire pour garantir son droit à la vie.

Le 4 février, plusieurs syndicats appellent à une mobilisation interprofessionnelle. Le 23 janvier, d’autres ont appelé à une manifestation nationale à Paris pour l’interdiction des licenciements. Pour qu’une lutte commune se développe, pour répondre aux attentes de millions de travailleurs, des revendications communes doivent être mises en avant.

Pas un emploi ne doit être détruit et supprimé, et il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Une échelle mobile des heures de travail doit permettre, en travaillant moins, de travailler tous. Il faut une revalorisation générale des salaires et des pensions, et leur indexation sur la hausse réelle des prix. Enfin, il faut créer les millions d’emplois utiles qui manquent cruellement aujourd’hui, dans tous les services publics vitaux pour la population, en commençant par les centaines de milliers d’une urgence absolue pour les hôpitaux et les services de santé. Tout cela ne pourra devenir réalité que si tous les travailleurs entrent en lutte, et aussi s’ils se préparent, à tous les échelons, à exercer leur contrôle direct sur l’économie.

                                                            Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2739)

 

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         Lors de nos permanences :

--ce soir vendredi de 17 heures 15  à 17 heures 30 carrefour Babou ;

- ce samedi : de 10 heures 30 à 11 heures 25 au marché de la Colonie ;

puis de 11 h.45 à 12h.30 au centre commercial Joliot-Curie ;

- dimanche, de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-mercredi 3 février, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux.

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le