samedi 23 janvier 2021

Argenteuil : « citoyenneté », combat des femmes, la passerelle est vraiment à revoir

 

Un goût fort de navets et de machisme

 

Une "passerelle" de plus vers cela ?

La municipalité se lance sur son site internet et sur les « réseaux sociaux » dans une nouvelle série intitulée « Passerelles citoyennes ». Le premier épisode de 4 minutes était visible hier. On ne sait pas ce que seront les suivants, mais le moins que l’on puisse dire est que ce premier n’est pas une réussite. Aucun espoir de voir cela un jour sur Netflix !

         Dans un second rôle, le maire d’Argenteuil apparaît. Nous ne voudrions pas être méchant, mais on ne peut pas dire qu’il ait en la matière une brillante carrière devant lui.

         Quant à l’éducation à la « citoyenneté », tarte à la crème coûteuse très à la mode, on repassera. Si la municipalité voulait donner une leçon de langue de bois et de machisme, elle a réussi. Une leçon de mépris pour les travailleuses, les agents femmes et les femmes en général qui ne sont bonnes, si l’on en croit le clip, qu’à mettre du vernis à ongles et jouer les second-rôles ! À moins que ce soit du deuxième degré pour introduire le thème. Mais on en doute, et cela serait de très mauvais goût !

         Les « citoyens » de la Ville auront à cœur de connaître le coût de la série, car s’il y a des dépenses à faire pour l’éducation à la vie sociale et à l’égalité entre les garçons et les filles, ce n’est vraiment pas du côté de cette passerelle qu’on peut attendre un quelconque résultat, en tout cas sur la base de ce premier épisode. DM

vendredi 22 janvier 2021

Couvre-feu : double peine pour la population. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 

Couvre-feu : double peine pour la population. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro).

         Lors de nos permanences :

-ce vendredi de 17 heures 15  à 17 heures 45 carrefour Babou ;

- ce samedi : de 10 heures à 10 heures 30 au marché des Côteaux ; puis de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

- dimanche, de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-mercredi 27.01, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux.

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 Couvre-feu : double peine pour la population

20 Janvier 2021

Le gouvernement ne déroge pas à la règle qu’il applique depuis le début de la crise sanitaire : il n’a octroyé aucun moyen supplémentaire aux hôpitaux, il n’impose rien à l’industrie pharmaceutique pour qu’elle accélère la fabrication de vaccins.

En revanche, le nouveau couvre-feu imposé à 18 h dans tout le pays depuis le 16 janvier, comme bien des mesures annoncées précédemment, aboutit à compliquer encore un peu plus la vie des travailleurs et des classes populaires.

Sans qu’il soit prouvé que l’extension du couvre-feu sera efficace pour lutter contre l’épidémie, le gouvernement a décidé de l’imposer pendant deux semaines minimum. Mais il n’a pas envisagé de mesures pour réduire la promiscuité dans les transports, dans les entreprises ou dans les écoles. Il ne s’agit pas, par exemple, de faire que les travailleurs quittent le travail un peu plus tôt, une heure voire deux heures avant, ne serait-ce que pour étaler les retours, ou tout simplement pour alléger la journée de travail rendue pénible par le port du masque. À ce sujet, le gouvernement a tout de suite rassuré le patronat. Les travailleurs dont c’est l’horaire devront continuer de travailler au-delà de 18 h et c’est alors seulement qu’ils auront le droit de rentrer directement chez eux.

Le gouvernement ne veut rien imposer aux patrons, qui doivent continuer à faire du profit, et tant pis si la vie est plus pénible pour les salariés. Les supermarchés, les services publics, doivent fermer leurs portes à 18 h, à charge pour les parents, s’ils travaillent, de prendre leurs dispositions et de faire appel par exemple aux grands-parents, avec les risques sanitaires qui en découlent.

Conséquence immédiate du couvre-feu : les embouteillages se multiplient dans les grandes villes, parce que ceux des salariés qui le peuvent aménagent leur temps de travail en fonction des trajets et se précipitent pour rentrer avant 18 h. À l’entassement dans les transports et au temps perdu dans les bouchons s’ajoute la crainte, pour certains, d’être verbalisés en cas de contrôle par un policier zélé.

De la même manière, les salariés doivent revoir toute leur organisation, que ce soit pour les courses ou pour les enfants, et se débrouiller comme ils peuvent. Pendant ce temps, les patrons de la grande distribution sont rassurés, car les dérogations pour ouvrir le dimanche se multiplient. Ce qui n’empêchera pas de voir les files d’attente dans les magasins s’allonger avant le couvre-feu et les courses devenir un vrai casse-tête.

Le résultat de ces mesures est de renvoyer sur la population la responsabilité de la circulation du virus. Dimanche 17 janvier, le gouvernement a pu se montrer fier du nombre de contraventions dressées par la police la veille. Mais cette traque des « mauvais citoyens » ne réussit pas à cacher l’incapacité du gouvernement, réduit à courir d’un expédient à un autre face à l’urgence sanitaire.

                                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2738)

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Vaccination : quand le virus du profit ralentit la recherche et la vaccination

 

Quand trois Nobel se font vacciner, combien ne peuvent pas le faire ?

 


Pour montrer l’exemple, trois prix Nobel alsaciens âgés de plus de 75 ans se sont fait vacciner contre la Covid à l’hôpital civil de Strasbourg.

         Jean-Marie Lehn (Nobel 1987) explique selon les Dernières Nouvelles d’Alsace, « la théorie sur ces vaccins (ARN messager) est connue depuis quinze ans, il manquait les financements pour les développer, et c'est la pandémie qui les a débloqués, les investissements consentis sont considérables » .

         Des investissements garantis par les Etats qui ont précommandé des centaines de millions de doses et qui permettront à Pfizer et consorts d'encaisser des bénéfices conséquents. Mais voilà : maintenant la quantité de vaccins est insuffisante, au point que les centres de vaccination de Strasbourg fermeront lundi et mardi… car il aurait fallu aussi investir dans de nouvelles usines de production pour satisfaire la demande pourtant prévisible.

         Comme pour tout dans cette société, on ne fabrique que pour le profit pas pour les besoins des hommes. Le virus capitaliste, profitavirus, représente un bien plus grand danger pour l'humanité que le coronavirus.

Affaire Karachi : une justice bien clémente ou quand il est urgent de ne pas se pressr

  

On attend leur mort pour les condamner ?

 

91 ans

Cette semaine vient de s’ouvrir un énième épisode de l’affaire Karachi avec le procès d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, et de François Léotard, son ministre de la Défense de l’époque. En 1994, de juteux contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite avaient donné lieu à ce que les diplomates appellent pudiquement des rétros commissions. Celles-ci auraient servi à financer illégalement la campagne de Balladur lors de l’élection présidentielle de 1995.

         Vingt-cinq ans plus tard, les deux principaux protagonistes, qui ont maintenant 91 et 78 ans, devront peut-être rendre des comptes à la justice. Dans ces affaires qui mettent en cause des serviteurs haut-de-gamme de la bourgeoisie, la justice a pour devise : il est urgent de ne pas se presser.