vendredi 22 janvier 2021

Frontex contre les migrants : Les gardes-chiourmes des États

 

Vivement les États-Unis socialistes du monde !

 

Chasseur

Jusqu’en 2019, Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières de l’Union européenne, organisait des fêtes luxueuses chaque année pour une partie de ses agents. La facture s’élèverait à plus de 2,1 millions d’euros entre 2015 et 2019.

         Mais le principal scandale, ce sont les sommes de plus en plus importantes consacrées à transformer l’Union européenne en un véritable camp retranché pourchassant les migrants, transformant la Méditerranée en ossuaire géant. Depuis 2005, le budget de Frontex, multiplié par près de 80, est passé de 6 à 460 millions d’euros.

         Ce scandale-là, il va se poursuivre avec la bénédiction des chefs d’État !

Argenteuil, aménagements, parkings, et souci bien différents selon les quartiers

 

Quartiers dont on s’occupe… et les autres…

Place Carnot
 
On ne changera pas les immeubles, mais l'esplanade...

Autour de la mairie, les aménagements de l’hôtel de ville à la place Carnot sont plutôt une réussite, En revanche, pendant ce temps, d’autres sont plus que jamais en déshérence. C’est le cas de l’espace Salvador Allende

         Cet espace concerne des copropriétés, mais aussi de nombreux logements dits « sociaux » dont ABH est propriétaire. Ceux-là ont connu ces dernières années une rénovation, tout comme une toute petite partie du passage qui conduit de la rue Paul-Vaillant Couturier à la rue Notre-Dame, passage qui mène en particulier au marché Héloïse. Mais la véritable esplanade est toujours dans le même état et aurait besoin d’un coup de jeune important.

         Il en va de même pour une partie des parkings. Un étage concerne le parking public et les copropriétés et est géré par Indigo-Vinci, et le second, les locataires d’ABH, dont ce dernier devrait théoriquement s’occuper. Dans la réalité, il n’en est rien, et il est à l’abandon.

         Le maire d’Argenteuil siège au conseil d’administration d’ABH, et ne peut de surcroît se désintéresser d’un important espace ouvert de la Ville et qui est un lieu notable de passage.

         Quant aux dirigeants d’ABH, voilà un problème prioritaire à régler, concernant tout autant l’esplanade que le parking.

         Bien évidemment, aux locataires et aux résidents de faire entendre leur voix. C’est toujours la meilleure façon d’activer la réaction des uns et des autres. DM

jeudi 21 janvier 2021

Vaccination : une organisation centralisée défaillante qui génère la pagaille

 

Deux témoignages

Vaccinations difficiles à l’hôpital

20 Janvier 2021

À l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière (AP-HP, Assistance publique-Hôpitaux de Paris) où plusieurs milliers de soignants se croisent tous les jours sur le même site, la Médecine du travail et le service de maladies infectieuses et tropicales qui vaccinent le personnel sont énormément sollicités. Les quelques renforts sont insuffisants.

À la Médecine du travail, quatre médecins de l’hôpital se relaient chaque jour pour vacciner et quelques personnes ont été embauchées pour l’accueil et la prise de rendez-vous. Mais tout se fait dans la précipitation et l’urgence, comme d’habitude.

À la Pharmacie, le personnel compte et recompte ses doses, car il doit pouvoir livrer la deuxième dose pour les soignants et fournir les services qui commencent la vaccination des patients sur deux secteurs.

Les services qui vaccinent les patients sollicitent les externes en médecine pour vacciner. Mais chacun cherche les informations, les consignes changent tous les jours, rien n’est centralisé, chacun se débrouille.

Cette incapacité de la direction à anticiper n’est pas de l’incompétence, mais provient de choix de restrictions faits dans tous les domaines au profit de la rentabilité. Tout l’hôpital tourne au plus juste. Il n’y a pas de personnel détaché complètement pour ces vaccinations. Les médecins et le personnel, qui ont déjà un travail, doivent le faire en plus. Cela ne peut que rendre cette activité chaotique.

                                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2738)

Ordres, contre-ordres et désordre !

20 Janvier 2021

Je travaille à la PMI (protection maternelle infantile) pour le conseil départemental de Haute-Savoie. En tant que personnel médical, nous sommes amenés à participer aux campagnes nationales de lutte contre la pandémie de Covid : dépistage au printemps, vaccination aujourd’hui.

La campagne de vaccination donne lieu en Haute-­Savoie, comme partout en France, à une cacophonie invraisemblable. Le manque de vaccins disponibles oblige chaque jour à redéfinir les publics prioritaires.

Comme pour la distribution des masques au printemps 2020, l’organisation logistique et humaine afin d’ouvrir les centres de vaccination n’a fait l’objet d’aucune anticipation : quel personnel mobiliser pour vacciner ? Manque de seringues, d’aiguilles, de blouses.

Les personnels soignants dans les structures spécialisées (établissements publics de la santé mentale, conseil départemental), bien conscients de l’enjeu de la vaccination, sont prêts à venir donner la main dans les centres. Mercredi, le préfet et le président du département sont prêts à les réquisitionner. Jeudi, il faut s’organiser en urgence pour le mardi suivant : annulation des RDV avec le public, des consultations dans les pôles médico-sociaux, mobilisation générale ! Vendredi, plus besoin d’eux ! Les médecins de ville et la réserve sanitaire suffiront !

L’incompétence du gouvernement et de ses représentants sur le département finiront par décourager les professionnels de santé. Alors ils doivent pouvoir s’organiser sans être chaque jour victimes du manque d’information des soi-disant autorités.

                                                                      Une lectrice (Lutte ouvrière n°2738)

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Sanofi : suppressions d’emplois en pleine pandémie. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 Sanofi : suppressions d’emplois en pleine pandémie

20 Janvier 2021

Lundi 18 janvier, en pleine crise sanitaire, l’annonce de la suppression au sein du laboratoire Sanofi de 400 emplois dans le secteur de la R&D (Recherche et Développement) a soulevé une juste indignation. Elle a aussi confirmé, s’il en était besoin, la vraie nature de cette industrie dite de la santé.

En juin 2020, en plein Covid déjà, alors que grâce à l’épidémie le chiffre d’affaires du premier trimestre avait déjà bondi de près de 7 %, Sanofi avait annoncé un plan de suppression de 1700 emplois en Europe, dont un millier en France. Dans un plan cyniquement baptisé « Play to win », c’est-à-dire « Jouer pour gagner » la direction avait informé de son projet de tailler dans les effectifs des fonctions support, de l’informatique, des sièges sociaux et de la recherche. 400 postes de recherche devraient donc être supprimés.

Ce n’est pas le premier plan qui affecte la recherche. Pour ne parler que des dix dernières années, en 2009, un plan de restructuration avait conduit à arrêter près de 40 % des recherches en cours. Puis d’autres plans ont suivi en 2012, en 2014, en 2017, avec à chaque fois des suppressions d’emplois. Des centres de recherche ont été fermés, d’autres vendus ou sont en passe de l’être.

Ce n’est bien évidemment pas que Sanofi aurait décidé de renoncer à mettre sur le marché de nouveaux médicaments. Mais, comme tous les gros industriels de la pharmacie, ceux qu’on appelle les Big pharma, Sanofi n’a que la rentabilité financière en ligne de mire.

À l’échelle de la planète, des milliers de petites entreprises de biotechnologie, des « biotechs » créées autour d’une petite équipe de chercheurs, font le travail, s’activent, cherchent dans différentes directions. Quand l’une d’entre elles trouve, obtient des résultats vendables sous la forme d’un brevet, quand donc elle met au point un traitement financièrement prometteur, alors une Big pharma la rachète.

Ainsi, dernière en date, le 11 janvier, Sanofi a annoncé le rachat de la société biopharmaceutique Kymab pour 1,1 milliard de dollars. Car, a déclaré le directeur de Sanofi, elle a développé un médicament qui « pourrait potentiellement être le premier de sa classe pour le traitement de diverses maladies auto-immunes et inflammatoires ». Voilà donc un médicament dit innovant qui échappera aux règles de la fixation des prix et qui promet un pactole !

                                                       Sophie GARGAN (Lutte ouvrière n°2738)