jeudi 21 janvier 2021

PSA, Fiat, PSA-Fiat, Stellantis, les noms changent, l’exploitation demeure

 

Fusion PSA-Fiat :  Stellantis, des étoiles en or

 


Lundi matin, les salariés de PSA du site de Trémery en Moselle ont découvert à la porte une grande banderole Stellantis, le nouveau nom du groupe issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler. Fini PSA… le boulot ne change pas, la paye non plus.

         Pour les actionnaires, c’est du tout bon : le titre a pris 7% à la bourse lundi, le nouveau groupe est basé dans le presque paradis fiscal, les Pays-Bas. Et les deux patrons de Fiat et PSA vont toucher le pactole pour cette fusion qui fait réver les actionnaires !

         Autant dire qu’il y a du pognon et que les 400 000 salariés du nouveau groupe savent où aller le chercher : pas dans les étoiles, mais dans les caisses de Stellantis !

RATP, quand Valérie Pécresse veut dégrader un peu plus des conditions de travail déjà difficiles

 

Serviteur de la bourgeoisie lui servant la soupe

 

C’est ce qu’elle cherche ?

Le transport en commun de bus en Ile de France doit être ouvert à la concurrence dans les années qui viennent. Les cartes doivent être redistribuées entre les différentes compagnies opérant dans la Région, avec la perspective de remettre en cause le monopole actuel de la RATP sur les lignes de Paris et de la petite couronne. En tout cas, un grand chamboule tout se prépare. Des discussions ont lieu actuellement à propos du cahier des charges qui devra être la base des futurs marchandages entre les différentes compagnies intéressées. Il concerne en particulier la situation des machinistes et leurs horaires de travail.

         Valérie Pécresse, la présidente d’Ile de France Mobilités en charge des transports dans la Région vient de mettre les pieds dans le plat à ce propos en souhaitant de fait l’augmentation du temps de travail des agents de la RATP.

         De cette façon, ce serviteur de la bourgeoisie tente de donner un coup de pouce aux compagnies concurrentes où les conditions de travail sont encore plus difficiles.

         Elle donne surtout aux agents de la RATP des raisons de lui dire ce qu’ils pensent.

         Cette dame ne connaît pas les conditions de travail à Paris et dans la petite couronne pour les conducteurs. Des conditions qui n’ont pas cessé de se dégrader ces dernières décennies.

         Ces grandes manœuvres de réorganisation ne visent qu’à faire travailler encore davantage dans des conditions toujours plus difficiles. Et la présidente d’IDFM en rajoute. Une raison supplémentaire pour que les agents de la RATP se mettent bientôt en colère.

Argenteuil-logement : des constructions de logements dits « sociaux » plus que jamais nécessaires mais dont la construction est au point mort

 

Une épine dans le pied de plus pour les demandeurs

 


C’est le commentaire d’un lecteur, Frédéric Lefebvre-Naré, qui m’a mis la puce à l’oreille. Je m’étonnais dans un article que le logement de la cité Joliot-Curie que j’ai quitté fin février 2020 ne soit toujours pas occupé dix mois plus tard, alors qu’il a été laissé en excellent état.

         Ce commentaire avançait l’hypothèse que ce logement pouvait avoir été mis « en réserve » pour faire face au relogement de tous ceux qui vont devoir quitter leur habitation dans le quartier de la porte Saint-Germain destiné à une prochaine transformation complète.

         Mais combien de tels habitants seront-ils à reloger ?

         Leur relogement totalement légitime évidemment se fera dans le « parc » HLM. Il réduira donc d’autant les autres attributions pour les milliers et les milliers de demandeurs qui les attendent depuis longtemps.

         Depuis des années, la municipalité refuse d’aider à la réalisation de logements dits sociaux supplémentaires. Elle affirme qu’il n’est pas question d’augmenter son credo de 37% de ce type de logements pour la Ville.

         La population d’Argenteuil a nettement augmenté. Pour maintenir ce pourcentage, il faudrait déjà en construire de nouveaux. Et à cela s’ajoute le nombre des relogements que je viens d’évoquer.

         Ce sont des milliers de nouveaux logements pour loger les familles modestes qui sont nécessaires.

         C’est une nécessité sociale. Certes, la société capitaliste dans laquelle nous vivons est bien incapable fondamentalement d’y donner suite. Et certains édiles comme à Argenteuil ne tentent même pas d’y remédier, même partiellement. DM

mercredi 20 janvier 2021

4 février : pour une lutte commune de tous les travailleurs. Un article extrait de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 4 février : pour une lutte commune de tous les travailleurs

13 Janvier 2021

La confédération CGT, à laquelle se sont ralliés la FSU et Solidaires, a lancé un appel à une journée nationale de grève et de manifestation le jeudi 4 février, s’adressant aux salariés de toutes les corporations, du privé comme du public, autour du thème central : « Le droit au travail, un droit universel pour toutes et pour tous. »

La CGT tient à lier les salaires, le temps de travail, le manque de personnel dans les services publics, à cet appel central revendicatif, et dénonce les milliards offerts au patronat qui licencie. Cet appel vient après un long moment de silence et des prises de positions sous forme de conseils au patronat sur la défense de l’industrie. Alors tant mieux s’il contribue à remettre les problèmes sur le seul terrain où les travailleurs peuvent trouver une issue : celui d’une lutte commune de toute la classe ouvrière pour la défense de ses intérêts propres et vitaux.

Face à l’offensive capitaliste en cours et qui va se développer, assurer un emploi à tous, dans des conditions acceptables, est le problème central du monde du travail. Il concerne ceux qui ont encore un emploi et qui craignent de le perdre, ceux qui en ont été privés, les jeunes qui voudraient bien en trouver un et durable, comme ceux qui galèrent dans les entreprises et les services publics à cause du manque d’effectifs criant et permanent. Sans oublier que cette menace sur les emplois est aussi utilisée par les patrons pour pousser à la baisse des salaires et pensions de retraite, à la remise en cause des quelques droits encore en place et à la dégradation continue des conditions de travail.

Pour faire face à la menace du chômage, pour garantir un emploi à chacun, la répartition du travail entre tous sans perte de salaire doit devenir l’objectif de tous. Il faut aussi imposer la revalorisation massive des salaires et des pensions en garantissant leur pouvoir d’achat par leur revalorisation automatique en fonction de la hausse réelle des prix, sous le contrôle des travailleurs. Les travailleurs doivent d’ailleurs imposer à tous les niveaux ce contrôle sur l’économie, pour savoir ce qui se manigance contre eux. Il faut aussi imposer l’embauche massive dans les services publics utiles et vitaux pour la population.

Ces objectifs doivent devenir ceux de toute la classe ouvrière. Les quelque 30 millions de salariés de toute corporation, de tout statut, du privé comme du public, intérimaires, CDD, faux stagiaires ou encore faux auto-entrepreneurs sont ceux qui font marcher la société. Le monde du travail peut imposer la garantie d’une vie digne pour tous, à condition qu’il se retrouve autour de ses objectifs fondamentaux et qu’il prenne conscience de sa force.

Les travailleurs doivent s’emparer de l’occasion offerte par cette journée du 4 février. Elle peut être l’occasion de montrer leur force et de se retrouver autour de leurs revendications communes.

                                               Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2737)

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