4 février
: pour une lutte commune de tous les travailleurs
13 Janvier 2021
La confédération CGT, à laquelle
se sont ralliés la FSU et Solidaires, a lancé un appel à une journée nationale
de grève et de manifestation le jeudi 4 février, s’adressant aux salariés de
toutes les corporations, du privé comme du public, autour du thème central : «
Le droit au travail, un droit universel pour toutes et pour tous. »
La CGT tient à lier les salaires,
le temps de travail, le manque de personnel dans les services publics, à cet
appel central revendicatif, et dénonce les milliards offerts au patronat qui
licencie. Cet appel vient après un long moment de silence et des prises de
positions sous forme de conseils au patronat sur la défense de l’industrie.
Alors tant mieux s’il contribue à remettre les problèmes sur le seul terrain où
les travailleurs peuvent trouver une issue : celui d’une lutte commune de
toute la classe ouvrière pour la défense de ses intérêts propres et vitaux.
Face à l’offensive capitaliste en
cours et qui va se développer, assurer un emploi à tous, dans des conditions
acceptables, est le problème central du monde du travail. Il concerne ceux qui
ont encore un emploi et qui craignent de le perdre, ceux qui en ont été privés,
les jeunes qui voudraient bien en trouver un et durable, comme ceux qui
galèrent dans les entreprises et les services publics à cause du manque
d’effectifs criant et permanent. Sans oublier que cette menace sur les emplois
est aussi utilisée par les patrons pour pousser à la baisse des salaires et
pensions de retraite, à la remise en cause des quelques droits encore en place
et à la dégradation continue des conditions de travail.
Pour faire face à la menace du
chômage, pour garantir un emploi à chacun, la répartition du travail entre tous
sans perte de salaire doit devenir l’objectif de tous. Il faut aussi imposer la
revalorisation massive des salaires et des pensions en garantissant leur
pouvoir d’achat par leur revalorisation automatique en fonction de la hausse
réelle des prix, sous le contrôle des travailleurs. Les travailleurs doivent
d’ailleurs imposer à tous les niveaux ce contrôle sur l’économie, pour savoir
ce qui se manigance contre eux. Il faut aussi imposer l’embauche massive dans
les services publics utiles et vitaux pour la population.
Ces objectifs doivent devenir
ceux de toute la classe ouvrière. Les quelque 30 millions de salariés de toute
corporation, de tout statut, du privé comme du public, intérimaires, CDD, faux
stagiaires ou encore faux auto-entrepreneurs sont ceux qui font marcher la
société. Le monde du travail peut imposer la garantie d’une vie digne pour
tous, à condition qu’il se retrouve autour de ses objectifs fondamentaux et
qu’il prenne conscience de sa force.
Les travailleurs doivent
s’emparer de l’occasion offerte par cette journée du 4 février. Elle peut être
l’occasion de montrer leur force et de se retrouver autour de leurs
revendications communes.
Paul
SOREL (Lutte ouvrière n°2737)
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