Plus que jamais,
réfléchir, échanger, faire la simple politique
Cet "Argenteuil d'avant" à la condition ouvrière et paysanne bien difficile
Je n’ai pas le temps de suivre
les pages F auxquelles je me suis inscrit. Cela demanderait un énorme temps, et
cela n’est pas possible. En revanche, il m’est arrivé de poster des articles
sur « Tu sais que tu viens d’Argenteuil »
ou « Si argenteuil m’était
conté », deux pages qui ont beaucoup de succès. Ces articles ont été
parfois acceptés sur la première, et plus rarement sur la seconde.
Ces
pages, il m’arrive néanmoins de les apercevoir. Et deux informations m’ont
attiré l’œil ces dernières heures sur la seconde. Celle du retrait d’un des administrateurs, d’une
administratrice en l’occurrence. La seconde, d’un rédacteur qui se plaignait de
certains sous-entendus discourtois sur le plan, pour résumer, de « Argenteuil,
c’était mieux avant ».
Cette
page se déclare « apolitique », d’où la mise à l’écart de mes
articles qui l’étaient, mais qui l’étaient « en creux ». Qui l’étaient
parce que quand on parle d’Argenteuil comme de toute autre ville, tout devient
politique, en surface comme en sous-entendus. Vous chassez la politique par la
porte, elle revient par la fenêtre.
Donc
une page apolitique sur le sujet, c’est mission impossible. Peut-être est-ce ce
dont l’administratrice démissionnaire a fait l’expérience.
Comme
si on ne pouvait pas discuter, échanger, raisonner, débattre correctement sur
les réseaux dits « sociaux ». Et cela, correctement donc, avec
courtoisie, en réfléchissant…
Je
terminerai par un petit retour sur ce récurrent « Argenteuil c’était mieux avant ».
Mais
« avant », quand ?
Quand
la vie des paysans-vignerons de 1820 ne devait pas être facile ? Quand les
habitants d’Argenteuil furent nombreux à être mobilisés pour partir en août
1914 à la guerre et fleurir de leurs noms la longue liste des victimes sur un
mur de la basilique ? Dans les années 1930 dans l’Argenteuil des belles
demeures mais aussi des nombreux taudis ? Etc.
Je
subodore qu’une grande partie des membres de cette page appartient à ma
génération, celle née dans les années 1950, celle de ce que nous avons appelé
le moment des « Trente glorieuses ».
Un
moment rare, au moins au Nord, un contrecoup heureux né sur les décombres de l’horreur
de la Seconde guerre mondiale.
Tout
n’y fut pas heureux (pensons à la Guerre d’Algérie), mais nous y mangeâmes
notre pain blanc. Puis la Crise de cette société capitaliste fit tourner le
lait de nos vies. Le monde « d’avant » de ces trente ans disparut
nous laissant tant de nostalgie.
Et
de tout cela, nous ne pourrions pas discuter courtoisement, fraternellement,
humainement ? Si, nous le pouvons. DM