vendredi 11 décembre 2020

Épidémie : Castex, le couvre-feu, les chiens, et l’eau bénite

 

Le virus aurait-il signé une trêve avec le père noël ?

 


Castex a annoncé hier les décisions gouvernementales face à la lenteur du recul de l’épidémie de Covid. La nouveauté est l’instauration d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin à partir du 15 décembre. Il a indiqué que lors de ce couvre-feu, les footings étaient interdits. Il est bien connu que cette activité est propice à la contamination ! En revanche, si vous allez faire pisser votre chien, c’est permis. Mais il ne nous a pas dit si aller faire pisser son chien en courant l’était également…

         Le clou des annonces a été la suspension du couvre-feu la nuit de noël, mais pas durant celle de la saint-sylvestre. Sans doute un lot de consolation pour l’Église catholique dont les effectifs des messes sont toujours limités. On se demande bien pourquoi ce favoritisme. Il est vrai que le sabre de l’État n’est jamais loin du goupillon.

         En attendant, les clusters dans les entreprises et les transports peuvent toujours bien se porter. DM

 


 

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Argenteuil – conseil municipal ce soir… un conseil propice aux réflexions

 

Hors-sol


 la démocratie directe. Lors de la grève de PSA-Aulnay

Ce soir a lieu le troisième conseil municipal de la mandature. Il se tient à huit-clos, comme si, en l'organisant à Jean Vilar, il n'avait pas été possible d’utiliser la salle jean Vilar pour réaliser les conditions sanitaires nécessaires. Il est vrai, je crois, que le balcon a été dépouillé de ses fauteuils…

         Sur le site de la Ville, les points à l’ordre du jour de ce conseil figurent bien. Mais pourquoi les textes de synthèse remis aux conseillers municipaux n’y figurent pas, eux. Les 115 000 habitants n’ont pas le droit de savoir ?

         Comme nous l’avons évoqué hier à propos du point sur l’avenir de la colonie de vacances de Saint-Hilaire de Riez, les affaires se traitent bien loin des conseils municipaux, et en amont, loin même desdits représentants des habitants.

         A contrario, comment fonctionnerait un conseil municipal communiste révolutionnaire ?

         Tous les documents seraient à disposition des habitants. Des points à l’ordre du jour des conseils seraient proposés et annoncés en amont de telle façon qu’ils puissent être discutés par des comités de quartier ouverts à tous. Ils ne pourraient être discutés au sein même du conseil sans que cette discussion générale préalable ait eu lieu. Le rythme de ces conseils serait à la mesure des questions à conclure et donc à voter. Les moyens d’information municipale seraient mis au service de l’information et de la discussion des points débattus et à voter.

         Ce n’est pas encore la démocratie directe, même si cela s’en approche, mais cela serait à des années-lumière du fonctionnement dérisoire qui a lieu autour des « conseils municipaux » à Argenteuil. DM

 

Deux surprises, deux interrogations

 La réunion du conseil municipal de ce soir nous a conduit à deux réflexions.

         La première. Je n’avais pas remarqué que le premier adjoint, le tonitruant Xavier Péricat, ne soit plus en charge ni des finances ni du budget. Cela donne l’impression d’un certain déclassement. Peut-être ainsi se met-il en réserve de la république. Rappelons qu’il fut un temps où le maire Georges Mothron niait avoir l’intention de mener un second mandat...

         Le second est un vote de l’actuelle adjointe à l’urbanisme, Camille Gicquel lors du précédent conseil municipal du 6 octobre dernier. Il s’agissait d’un vote concernant la vente d’un bien municipal dans le cadre d’un projet immobilier de la société Kaufman & Broad au 72 rue Paul-Vaillant-Couturier. La non-participation au vote de l’adjointe à l’urbanisme à cette occasion m’avait surpris. Lorsqu’un membre de ce genre d’assemblée ne participe pas au vote, c’est qu’il est concerné directement par la délibération en question. Deux mois plus tard, je suis passé de l’étonnement à l’interrogation. Les lecteurs de la présente brève de la municipalité ou d’ailleurs peuvent toujours aider à m’éclairer. DM

Spectacles, Sarkozy, après Tapie, sur la route de la reconversion ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Procès Sarkozy : spectacle au tribunal

09 Décembre 2020

Depuis le 23 novembre, Nicolas Sarkozy comparaît dans l’affaire Bismuth, du nom de son pseudonyme sur une ligne secrète, à l’usage d’après lui « de simples bavardages » avec son avocat.

L’ancien président ainsi que son avocat Thierry Herzog et l’ex-avocat à la Cour de cassation Gilbert Azibert sont jugés pour corruption et trafic d’influence. Les deux premiers ont essayé, d’après les juges d’instruction, d’obtenir du troisième des informations confidentielles sur une décision à venir de la Cour de cassation, en échange d’un poste honorifique à Monaco.

Lundi 7 décembre, le Sarkozy des grands jours était à la barre. Alternant déclaration solennelle sur son incorruptibilité, colère froide, sanglots rentrés et autres pitreries, il a au moins fait la démonstration de ses talents intacts de comédien, une qualité indispensable aux hommes politiques de premier plan.

À chaque question des juges, Sarkozy a répondu par une pirouette accompagnée d’un arc-en-ciel de mimiques. L’ouverture d’une ligne secrète ? L’équivalent de WhatsApp pour l’époque. Les paroles échangées avec son avocat sur « le truc à Monaco », auquel Sarkozy avait répondu par « Je le ferai monter » ? Un bavardage entre amis. Ses demandes d’information à un membre de la Cour de cassation ? « Je voulais connaître l’ambiance. » Le voyage à Monaco ? Un voyage en famille pour soigner ses migraines. L’appui à Azibert pour obtenir un poste ? Un service à son ami avocat. « Jamais, jamais, jamais je n’ai eu conscience que Thierry (Herzog) aurait commis le moindre délit que ce soit. » À l’époque, un « coup de pouce » à un « frère », qui prend au tribunal des airs de coup de poignard dans le dos !

Pour dénoncer à l’audience l’acharnement des juges et des médias à le traîner dans la boue, Sarkozy a rappelé la liste des « scandales qu’on a essayé de me mettre sur le dos : Clearstream, Bettencourt, Bygmalion, Kadhafi, Bismuth ».

Même très incomplète, cette liste en dit long sur le parcours finalement assez commun d’un dirigeant politique qui fut vingt ans député, vingt ans maire de Neuilly, sept ans ministre et cinq ans président au service de la grande bourgeoisie.

                                                              Gilles BOTI (Lutte ouvrière n°2732)

Agents territoriaux et agents d’EDF ensemble à Mérignac (Gironde). Ensemble, on est toujours plus fort

 

Une leçon à retenir

 


Plus de 200 travailleurs se sont rassemblés sous les fenêtres du maire de Mérignac ce jeudi 10 décembre. Parmi eux, nombre de territoriaux qui dénonçaient le sous-effectif, générateur de conditions de travail dégradées, les bas salaires et la précarité, trop importante dans les services municipaux.

         Il y avait aussi plusieurs dizaines d’électriciens du site mérignacais voisin qui dénonçaient le projet en cours à EDF, Hercule, qui vise à vendre les activités les plus rentables d'EDF à des groupes privés. Cela fait des années qu’au nom de la concurrence, les gouvernements successifs ont démantelé EDF et GDF entrainant augmentations de tarifs pour les usagers, suppressions d’emplois et salaires bloqués pour les travailleurs.

         Les manifestants ont promis de se retrouver dans une semaine pour continuer leur protestation. Oui, il y a un lien entre EDF et les agents de municipaux, c’est celui de leurs intérêts de classe, face au grand patronat qui, uni aux gouvernements, et depuis de nombreuses années, pille la société, rabaisse toujours les conditions de vie des travailleurs, et le fait payer à toute la société, y compris en dégradant les services publics et les conditions de ceux qui y travaillent.