mardi 10 novembre 2020

Écoles : un protocole renforcé... pour la galerie

 

Bref, la mobilisation continue

 


Hier lundi, un « protocole sanitaire renforcé » mis en place par Blanquer devait entrer en vigueur. Il se résume, dans le secondaire, à faire en sorte que les élèves ne changent pas de salle entre deux cours mais la division des effectifs en demi-classes pour obtenir une distanciation acceptable n'existera que là où des directions et des enseignants ont pris en charge, eux-mêmes, le problème.

Mais aucune salle inoccupée dans d'autres bâtiments publics n'a été réquisitionnée, aucun personnel supplémentaire embauché ni pour aider à maintenir les distances ni pour assurer le nettoyage.

Après les protestations de la rentrée, les enseignants sont appelés à une grève nationale demain mardi pour protester contre le mépris du gouvernement à leur égard mais aussi et surtout pour imposer le respect de règles que les ministres nous présentent, à longueur de journée, comme vitales.

 

Dans le cadre de l'appel intersyndical à la grève de demain, des rassemblements/AG auront lieu à :

- Cergy sur le parvis de la préfecture à partir de 10 heures.

- Argenteuil devant la sous-préfecture à partir de 10 heures 30.

Un rassemblement aura également lieu à partir de 14 heures boulevard Raspail au niveau du métro rue du bac. Vous trouverez en pièce jointe une attestation de déplacement.

Pénurie de médicaments : 2020 battra tous les records

 

Se soigner à l’ère du capitalisme sénile

 

En 2020, il pourrait y avoir en France 2400 médicaments en rupture de stock, soit deux fois plus qu'en 2019 (environ 1200) et six fois plus qu'en 2016 (environ 400). Ces ruptures ne durent parfois que quelques semaines, mais le plus souvent des mois, et concernent des médicaments essentiels au traitement des cancers, de l'épilepsie ou encore de la maladie de Parkinson.

Point commun de ces médicaments : ils sont anciens, donc devenus peu rentables pour les grands laboratoires qui préfèrent produire les produits qui rapportent. Ils soignent leurs profits prioritairement.

         Un capitalisme complètement malade.

Évènementiel, maîtres d’hôtel, cuisiniers, serveurs,… travailleurs en galère

 

Une fraction du monde du travail particulièrement touchée

 



Hier matin, à l’angle de la rue Denis Roy et du boulevard Léon Feix, un collage sur le panneau municipal a attiré mon attention. Il était le fait sans doute d’un travailleur de l’évènementiel  criant sa colère face à la situation dramatique de ces milliers et milliers de travailleurs de l’évènementiel, maîtres d’hôtel, chefs de rang, cuisiniers et autres serveurs qui sont depuis mars dans une situation dramatique, les évènements pour lesquels ils travaillaient ayant été annulés totalement lors du confinement et limités durant la période intermédiaire jusqu’au nouveau confinement d’aujourd’hui.

         Ces travailleurs ont un régime de travailleurs intermittents, mais encore plus drastique que celui du spectacle, puisqu’ils doivent avoir travaillé bien davantage pour obtenir des indemnités chômage.

         En tout cas, je tenais, déjà par solidarité, à écrire la présente brève.

        Ces travailleurs sont une catégorie de l’ensemble de celles qui forment le monde du travail.

         Ils ont manifesté dernièrement. Ils doivent s’organiser. Certes, ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Mais si, sur Argenteuil, ils veulent que nous les aidions en quoi que ce soit, nous recevrons leur message en toute fraternité de travailleurs et de militants confrontés à une crise majeure. Dominique MARIETTE, Lutte ouvrière