lundi 9 novembre 2020

Sodexo, Elior, Celio, Gap… La liste des entreprises et enseignes concernées par des licenciements s’allonge

 

Sodexo, Elior, Celio, Gap : non aux licenciements

04 Novembre 2020

Pas une semaine ne passe sans ses annonces de licenciements. Sodexo, numéro 2 mondial de la restauration collective, vient d’annoncer 2 083 suppressions de postes, quelques semaines après son concurrent Elior qui supprime 1 888 emplois.

 


Dans le domaine de l’habillement, Celio annonce, lui, la fermeture de 102 magasins en France, et la suppression de 383 emplois, alors que Gap fermerait tous ses magasins en Europe d’ici l’été 2021.

Ces entreprises déclarent perdre de l’argent suite à la crise du coronavirus. Dans la restauration collective, beaucoup de salariés ne mangent plus au restaurant d’entreprise à cause du chômage partiel, ou du télétravail, ou par peur d’attraper le virus. Dans le prêt-à-porter, la crise ne date pas d’hier : plusieurs enseignes avaient annoncé des fermetures de magasins ces dernières années, mais l’arrêt des ventes en magasin pendant le confinement a entraîné la baisse de chiffre d’affaires, qui risque d’être accentuée pendant le deuxième confinement.

Mais toutes ces entreprises appartiennent à de grands groupes, qui ont fait des bénéfices ces dernières années et qui auraient les moyens de continuer à payer leurs salariés. En 2019, Sodexo annonçait 665 millions de bénéfices. Quant aux fondateurs de Celio, ils figurent au classement des 500 premières fortunes de France, avec une fortune estimée autour de 300 millions d’euros. Pour les capitalistes, la règle est claire : quand les affaires vont bien, ils encaissent le plus de profits possible, et quand cela va moins bien, ils n’en sacrifient rien et font payer les travailleurs. S’ils prévoient que le marché de la restauration collective, ou celui de l’habillement, va continuer à se réduire avec l’approfondissement de la crise, ils préfèrent retirer leur argent pour le mettre ailleurs.

Face à la crise sanitaire, l’État a multiplié les aides de toutes sortes au patronat, qui sont allées principalement aux grands groupes, ce qui permet aux grandes fortunes de se maintenir, et même de continuer à croître.

L’argent existe pour préserver les emplois et les salaires. Mais seules des luttes massives des travailleurs pourront leur permettre d’aller le chercher là où il est, dans les caisses des grands actionnaires.

                                                        Hélène COMTE (Lutte ouvrière n°2727)

États-Unis : les résultats du Working class party. Un courant certes local et minoritaire mais qui existe, pour faire entendre le camp des travailleurs

 Les résultats du Working class party

 


Le « parti de la classe ouvrière » présentait des candidats dans deux États, le Michigan et le Maryland.

Dans le Michigan, un État industriel du Midwest, qui compte environ 8 millions d’électeurs, dont la principale ville est Detroit, la capitale de l’automobile, mais qui compte également une immense partie rurale, le Working class party présentait :

- deux candidates au Conseil de l’Education de l’État (State Board of Education) : elles recueillent respectivement 146 538 (1,46 %) et 82 416 voix (0,82 %).

- cinq candidats à la Chambre des représentants du Congrès fédéral : ils obtiennent de 0,74 % à 2,9 %.

- cinq candidats à l’Assemblée du Michigan : ils obtiennent de 2,41 % à 4,75 %

Nous publions ci-dessous le détail de ces résultats

Le nombre de voix recueillies permet au Working class party du Michigan de rester enregistré et donc de se présenter aux prochaines élections sans devoir faire une nouvelle campagne de pétition.

Enfin, le Working class Party présentait David Harding à la mairie de Baltimore, une ville industrielle du Maryland, sur la côte Est. Il obtient 3048 voix (1,6 %).

Ces résultats montrent que, localement, un courant existe, certes minoritaire, pour faire entendre le camp des travailleurs, plutôt que de choisir entre les candidats des deux grands partis de la bourgeoisie.

 

 

Michigan

Voix

%

Mary Anne Hering

Conseil de l’Education de l’Etat

146 538

1,46 %

Hali McEachern

Conseil de l’Education de l’Etat

82 416

0,82 %

Kathy Goodwin

Chambre des représentants (5e district du Michigan)

8068

2,27 %

Andrea L. Kirby

Chambre des représentants (9e district du Michigan)

9030

2,25 %

Gary Walkowicz

Chambre des représentants (12e district du Michigan)

11 146

2,90 %

Sam Johnson

Chambre des représentants (13e district du Michigan)

5247

1,86 %

Philip Kolody

Chambre des représentants (14e district du Michigan)

2476

0,74 %

Linda Rayburn

Assemblée du Michigan (4e district)

1014

3,36 %

Kimberly Givens

Assemblée du Michigan (7e district)

1210

3,51 %

Simone R. Coleman

Assemblée du Michigan (14e district)

1938

4,75 %

Larry Darnell Betts

Assemblée du Michigan (15e district)

970

2,41 %

Louis Palus

Assemblée du Michigan (75e district)

1216

3,03 %

Argenteuil- affaire Jean Vilar, pas de nouvelle, mais méfions-nous de l’eau qui dort..

 

La solution sera toujours dans les mains de la population

 


Depuis 2016, la municipalité s’est lancée dans un projet totalement controversé d’urbanisation de l’espace Jean Vilar de l’ex-Île d’Argenteuil, au bord de la Seine. Ce projet devait être réalisé dès 2019. Heureusement, il n’en est toujours rien aujourd’hui.

         De nombreux obstacles se sont dressés depuis quatre ans maintenant pour entraver ce projet« Cap Héloïse ». La signature d’une pétition de refus a été un succès, tout comme la mobilisation pour participer à une enquête publique dont la conclusion a été favorable aux opposants, même si le préfet, sans surprise, n’en a pas tenu compte. Des procédures judiciaires sont en cours. Et surtout l’activité du Comité Jean Vilar continue, malgré les obstacles mises par l’épidémie à la vie associative.

         Nous pouvons imaginer que les initiateurs de ce projet continuent leur besogne. Ils devaient rencontrer le Comité Jean Vilar, celui-ci attend toujours. Mener ce genre d’affaire dans le dos de la population est certes la loi du genre. A cette dernière de prendre la parole. C’est notre espérance, car cela serait le facteur déterminant pour amener l’abandon de cette sinistre affaire.

         En tout cas, le Comité Jean Vilar, de son côté, est toujours bien vivant, et c’est vraiment très bien. Courage à lui. DM

Bonnes lectures du Confinement 2. Neuvième jour. Journal de l’année de la peste, Daniel Defoe, Folio

 

Trois siècles et demi de progrès scientifique tout de même

 


Londres, la grande capitale anglaise alors en plein développement, connaît en 1665 une épidémie de peste qui va entraîner la disparition de 70 000 habitants, le cinquième de la population. Un demi-siècle plus tard, le grand écrivain Daniel Defoe y consacre une enquête magistrale.

Bien évidemment, il n’y a aucun rapport avec ce que la planète connaît aujourd’hui avec l’épidémie de Coronavirus… Quoique…

Daniel Defoe nous informe sur les confinements alors mis en place par les autorités, les conséquences sociales, humaines, psychologiques, et relationnelles, que la situation entraîne.

À la lecture du livre, on ne peut donc s’empêcher de revenir à la situation présente. Trois siècles et demi ont passé, et c’est tout de même, dans une toute autre configuration que l’humanité aborde la situation. De nombreux progrès sont passés par là, même si la nature de la société de classes entrave toujours le développement d’avancées qui pourraient permettre que nous affrontions aujourd’hui les maladies dans de bien meilleures conditions.

Un livre passionnant donc, et loin d’être morbide. DM