dimanche 28 juin 2020

Forum des associations d’Argenteuil : pourtant une information qui urge


Mais n’allez peut-être pas le crier sur tous les toits du… forum !

 
En 2019 ?

Selon nos informations, le Forum des associations aura bien lieu en septembre à Argenteuil, le samedi 12 très exactement.
         Oui, selon nos informations, car c’est de manière tout à fait incidente que nous l’avons appris, par une association qui en avait eu confirmation. Comme si toutes les informations n’avaient pas pu être diffusées par un clic à tous.
         Il est déjà très tard pour que chacun puisse prendre collectivement ses dispositions, alors que la période des vacances arrive avec ses aléas. Alors pourquoi perdre encore quelques jours ?
         Bon, l’attitude « service minimum » de la municipalité se confirme une nouvelle fois.


        En tout cas, voilà un argument pour que les habitants eux-mêmes développent leurs propres circuits de diffusion de l’information.
         C’est ce que nous essayons de faire avec notre blog « lo argenteuil » quotidien. DM

Lutte ouvrière prépare sa « fête des retrouvailles », les 26 et 27 septembre, parc de Bellevue à Presles. Carte achetée actuellement : 10 euros ! C’est un bon de soutien, on l’achète dès maintenant. Pour toute commande : auprès des Militants de Lutte ouvrière, ou de moi-même : MDommarie@aol.com

samedi 27 juin 2020

Affaire Kohler : pouvoir d’État grande bourgeoisie : des liens plus qu’étroits


L’État aux mains des hommes de la bourgeoisie


Alexis Kohler

La révélation d'une lettre de Macron datant de 2019 destinée à aider au classement sans suite d'une enquête pour prise illégale d'intérêt qui visait son plus proche collaborateur, Alexis Kohler, met en pleine lumière les liens entre le pouvoir et la grande bourgeoisie.
         La famille de Kohler est le principal actionnaire du croisiériste MSC, dont les profits annuels se chiffrent en centaines de millions d'euros. Après une carrière de haut-fonctionnaire au sein du ministère de l'Économie, Kohler avait été le directeur financier de MSC. Puis Macron, lui-même ex-banquier d'affaire, en a fait son secrétaire général de l'Élysée en 2017.
         Ces politiciens prétendent tous qu'ils représentent l'intérêt général. C'est une contre-vérité. Pire, certains d'entre eux sont mêmes liés familialement à la bourgeoisie et ne se privent pas de la servir directement.

Milliards : hôpitaux et grand patronat, une comparaison édifiante


Une pincée pour les hospitaliers, une louche pour le patronat



Le ministre de la Santé a dévoilé le chiffre qu'il veut « choc » de 6 milliards d'euros destinés aux hôpitaux et aux Ehpad.
         On ne sait pas ce que le million de travailleurs de ces secteurs touchera vraiment sur sa feuille de paie, ni quand. Mais il leur faudra accentuer leur mobilisation s'ils veulent l'augmentation de salaire de plusieurs centaines d'euros réclamés depuis plus d'un an.
         Dans le même temps, le gouvernement est en train de mettre en place un mécanisme d'exonération de cotisations patronales, pour favoriser, dit-il, l'emploi des jeunes, disposition qui coûterait bien plus : 10 milliards d'euros, selon le journal Les Échos.
         Une comparaison édifiante.

Argenteuil – hôpital Victor Dupouy : la deuxième tranche prévue en panne


Une affaire à suivre de très près par les habitants



Il y a un an, une partie du conseil municipal d’Argenteuil d’avril 2019 était consacrée à la présentation par le directeur de l’hôpital Dupouy de la construction de la deuxième tranche de la modernisation de celui-ci. Stoppée en 2013, elle devait repartir de plus belle et être achevée d’ici 2024. De nouveaux bâtiments autour du pavillon inauguré en 2013 devaient intégrer différents services, les urgences et l’imagerie médicale en particulier.
         Le directeur de l’hôpital avait déclaré à l’occasion de ce conseil : « L’hôpital se modernise parce qu’il a réussi au cours de la période récente à avoir une situation financière satisfaisante », une phrase qui a aujourd’hui une drôle de résonance après les secousses subies par le système de santé ces derniers mois. Il avait dit également qu’un hôpital ce n’est pas seulement des murs, mais d’abord « un projet médical ».
         Certes, mais ce beau projet est actuellement en suspens et risque fort d’être abandonné. Le prétexte de la suspension des travaux qui devaient débuter en 2020 serait un souci au niveau de la délivrance du marché public. Mais sa poursuite ou pas serait davantage liée maintenant aux conclusions du « Ségur de la santé ».
         On peut aisément l’imaginer. Quand il s’agit de donner au grand patronat, c’est à fonds ouverts, et la distribution des milliards est sans limite. Mais quand il s’agit d’un service aussi essentiel que l’hôpital public, ce que le gouvernement risque de décider d’un côté, il le fera seulement au détriment d’un autre. DM
         A suivre de très près donc.

Algérie : répression contre la résurgence du Hirak


La population n’a pas dit son dernier mot



La prison de Bejaïa, en Petite Kabylie

Le 23 juin, 14 personnes de Tizi Ouzou, en Kabylie, passaient au tribunal pour avoir manifesté le vendredi précédent : l'un d'eux a été condamné à un an de prison ferme.
         Le 24 juin, un journaliste d'opposition était arrêté chez lui à Constantine. Il y a quelques jours Amira Bouraoui, médecin et opposante était condamnée elle aussi à un an de prison.
         En Algérie le confinement avait mis fin aux manifestations, mais elles ont repris. Le gouvernement tente de profiter de cette période de crise sanitaire pour éviter que le mouvement de contestation ne redémarre vraiment.
        Mais la population qui voit sa situation s'aggraver avec la crise économique va, espérons-le, se remettre en lutte contre ce gouvernement qui perpétue un système que des millions de manifestants ont rejeté pendant des mois. La répression, dont l'injustice saute aux yeux, peut même y contribuer.

Étudiants poursuivis pour avoir lutté pour le droit aux études. Un rassemblement lundi devant le tribunal de Nanterre



Un message  de l’UNEF qui nous est parvenu via la FCPE

Poursuivis pour avoir combattu la sélection à l'Université !

4 étudiants de Nanterre convoqués le 29 juin pour avoir défendu le droit d'étudier ! 

Cher-e-s camarades,

Il nous semblait également important de vous informer que, suite à la campagne des sans-facs que nous avons menée l'année dernière, 4 étudiants de Nanterre et syndicalistes à l'UNEF, Ayoub, Barth, Victor et Selim sont convoqués au Tribunal pour avoir défendu le droit d'étudier ce lundi 29 juin. À l'heure où des centaines de milliers de jeunes se battent contre le racisme, ces militants sont convoqués pour avoir combattu une sélection qui pénalise en premier lieu les jeunes issus des quartiers populaires, celles et ceux de familles immigrés et les étudiant-e-s étranger-e-s à faible revenu.

À la rentrée 2019, les sans-facs et leurs soutiens se battaient contre les conséquences de la sélection.

Refusé-e-s sur Parcoursup, eCandidat ou CampusFrance, ils et elles exigeaient une place à l'Université. Ils et elles se battaient pour que toutes et tous, indépendamment du quartier, du lycée d'origine ou de la nationalité, puissent faire des études.

Début octobre, M. Jean-François Balaudé, Président de l'Université, fermait la porte aux sans-facs en mettant fin à tout cadre de négociation. Il décida alors de tenir une Commission de la formation et de la vie universitaire, où le sujet des sans-facs allait être abordé, sans qu'aucun-e des élu-e-s en soutien des sans-facs ne soient convoqué-e-s !

Les élu-e-s décidèrent de s'y rendre, accompagné-e-s d'une délégation de sans-facs, afin d'interpeller la Présidence et d'y siéger. Celle-ci décida de leur empêcher l'accès au Conseil, en ordonnant aux agents de sécurité de les évacuer violemment. 

Jean-François Balaudé décida sciemment d'entraver l'accès de représentant-e-s étudiant-e-s à une instance où ils et elles ont été élu-e-s par plus de 47% des votants ! Aujourd'hui, alors qu'ils et elles défendaient le droit d'étudier et qu'ils et elles exerçaient leurs mandats d'élu-e-s, c'est Selim, Barth, Victor et Ayoub, qui sont poursuivis, suite à la plainte, pilotée par la Présidence, de 3 vigiles et du Chef adjoint de la sécurité, pour « violences » ! Au lieu de rencontrer les sans-facs et d'apporter des solutions, la Présidence fait intervenir des vigiles dans un mouvement social et déclenche un procès.

C'est la même Présidence qui a fait intervenir les CRS en 2018 lors du mouvement contre Parcoursup, entraînant un procès pour Victor et Roga ; et la même qui a voulu exclure Victor et Mickaël en convoquant une section disciplinaire.

Et comme si cela ne suffisait pas... cette volonté explicite d'entraver le mandat d'élu-e-s étudiant-e-s et ce refus de dialogue s'est fait au moment où la Cocarde étudiante, organisation d'extrême-droite, se rendait sur la fac pour défendre sa conception raciste et sélective de l'Université, allant jusqu'à agresser Selim sur le parvis de la gare !

La répression qui s'abat sur eux est la même qui s'abat sur Eric Bezou, cheminot SNCF, sur les Postiers du 92, sur les 3 profs de Melle, sur les Gilets jaunes... sur toutes celles et tous ceux qui relèvent la tête contre les réformes antisociales.

Nous faisons appel à la solidarité et souhaiterions, si cela est possible, que vous communiquiez cette échéance au maximum de vos syndiqué-e-s pour que nous soyons nombreux et nombreuses à soutenir Ayoub, Barth, Victor et Selim. Afin de populariser au mieux cette échéance nous vous faisons suivre en pièce jointe le communiqué unitaire signé par des organisations syndicales et politiques, et soutenu par des personnalités politiques. Nous vous laissons le lien de l'évènement Facebook, celui de la vidéo que nous avons faite qui appelle au rassemblement, ainsi que le lien de la caisse de solidarité mise en place pour aider au paiement des frais juridiques.

SOUTENONS-LES ! Ne les laissons pas criminaliser ceux qui se battent pour une Université ouverte à toutes et à tous ! 

RASSEMBLEMENT

RDV le 29 juin à 12h30 au Tribunal de Grande Instance de Nanterre au 179/191 Avenue Frederic et Irene Joliot Curie, RER Nanterre-Préfecture.

vendredi 26 juin 2020

Automobile comme ailleurs : il ne peut y avoir de concurrence entre travailleurs


Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !



Après avoir annoncé la venue à PSA Hordain (Nord) d’ouvriers de l’usine Opel de Pologne, alors que des centaines d’intérimaires ne sont pas repris, PSA a décidé de n’en faire venir qu’une partie, à Metz Borny, et maintenant à Sochaux.
         PSA s'est débarrassé de 8 000 travailleurs intérimaires qui n'ont pas été repris dans les usines. Il veut transformer tous les travailleurs en nomades de l'industrie selon ses besoins dans le seul but d'augmenter les profits des actionnaires. Aujourd'hui ce sont les travailleurs polonais envoyés à plus de 1 000 km de chez eux, demain ce sera ceux de Sochaux qui seront envoyés là où PSA en a besoin.
         Quelle que soit notre nationalité ou notre couleur de peau, nous sommes tous des travailleurs et nous avons les mêmes intérêts à défendre contre des exploiteurs communs.

Éducation : faire et défaire, toujours sans moyens. Un article de notre hebdomadaire de cette semaine. Venez l’acheter ce soir lors de notre permanence du carrefour « Babou » (17 heures 15 – 18 heures 15)


Éducation : faire et défaire, toujours sans moyens

24 Juin 2020

Énième volte-face, le ministre de l’Éducation nationale vient de s’asseoir sur ses déclarations du 29 mai dernier, où il n’envisageait aucun allègement du protocole sanitaire dans les écoles avant septembre.
Pour ouvrir les écoles le 11 mai et rassurer parents et enseignants, le ministère de l’Éducation nationale avait rédigé un protocole de 54 pages. Les directeurs d’école, mètre à la main, avaient réaménagé toutes les classes, les enseignants avaient réfléchi à occuper les enfants, en tenant compte de consignes sanitaires parfois inapplicables et absurdes s’agissant de très jeunes enfants.
Du jour au lendemain, le ministre Blanquer a déchiré le protocole et levé toutes les obligations dans les maternelles, les crèches et les écoles primaires. Le personnel se retrouve donc à réorganiser une troisième fois les conditions d’accueil des élèves. Certaines écoles avaient été fermées, les élèves en nombre restreint et les professeurs ayant été regroupés dans quelques écoles seulement, et le personnel avait déjà préparé les locaux pour la rentrée prochaine. Le matériel avait été rangé, parfois déménagé en fonction de l’attribution des classes à d’autres sections, suivant l’évolution des effectifs attendus en septembre prochain, etc. Et voilà que, pour deux semaines, il faudrait tout redéfaire, déménager à nouveau, réinstaller. Cette fois-ci sans l’aide des équipes de déménageurs intervenues il y a quelques jours seulement.
Pour tenter de justifier ce revirement, Blanquer a déclaré devant le Sénat, à propos des écoles primaires : « On essaye de faire respecter un mètre. Mais dans certaines classes, lorsque nous recevrons tous les élèves, parfois, on sera obligé d’avoir un peu moins d’un mètre. Donc c’est possible d’avoir un peu moins d’un mètre. » Et pour cause, nombre de classes sont surchargées en temps normal et les élèves s’entassent souvent dans des surfaces restreintes.Le virus continuant pourtant de circuler, les contraintes du protocole sanitaire empêchaient nombre d’écoles d’accueillir tous les enfants, alors que le gouvernement veut renvoyer tous les parents au travail et limiter le recours au chômage partiel. En ouvrant partout les écoles, même à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, où un nouveau foyer épidémique vient d’être mis en évidence, le gouvernement prend le risque de relancer l’épidémie Dans cette ville, le maire ferme les bibliothèques et la piscine, mais ouvre les écoles ! L’attitude de Blanquer montre que le gouvernement entend bien organiser dans l’Éducation, comme dans les hôpitaux, le retour à la situation d’avant l’épidémie, avec les mêmes manques de moyens, mais en pire.
                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2708)