lundi 15 juin 2020

Argenteuil : élections municipales, un évènement marginal face aux véritables préoccupations de l’heure


S’organiser, échanger, débattre directement, mobiliser


Les coups-tordus actuellement prodigués à Argenteuil dans une campagne électorale arrivée comme un cheveu sur la soupe sont très éloignés des problèmes de l’heure et des préoccupations des travailleurs : au-delà de la crise sanitaire qui n’est pas finie, l’offensive du Medef et du patronat qui se développe et qui se traduit par des attaques frontales contre le monde du travail.
         Le second tour des élections municipales de fin juin est un évènement totalement marginal dans ce contexte, à des années-lumière des préoccupations des habitants. Non seulement, les municipalités sont des éléments totalement annexes dans la hiérarchie des pouvoirs dans la société capitaliste, mais elles risquent de voir leurs contraintes financières s’aggraver dangereusement dans les temps qui viennent alors que les tâches qu’elles auront à gérer vont augmenter dangereusement.
         La priorité est de réfléchir à la politique que doit mener aujourd’hui le monde du travail. Et pour cela loin des réseaux sociaux, la méthode la meilleur demeure toujours le contact direct avec les travailleurs et les habitants. Ceux-là permettent seulement les véritables discussions. Les vrais échanges ont plus que jamais besoin du contact direct et humain.
         Mardi, une occasion nous en est justement donnée de nous rencontrer et d’échanger avec le rassemblement initié par la CGT mardi, de 12 à 14 heures à l’entrée de l’hôpital Victor Dupouy d’Argenteuil. Lutte ouvrière sera présent. DM


Disparition de Maurice RAJFUS, un combattant contre toutes les injustices de cette société



dimanche 14 juin 2020

PSA Hordain comme ailleurs : la logique des patrons et la nôtre


Il n’y a pas de concurrence entre les travailleurs de différents statuts, de différentes nationalités !



La direction de l'usine PSA à Hordain, dans le Nord, a annoncé son intention de faire venir des salariés polonais sur le site pour relancer l'équipe de nuit, alors même qu'elle a renvoyé des centaines d'intérimaires au début du confinement. PSA cherche ainsi à faire pression sur tous les travailleurs, en jouant sur la concurrence entre salariés européens et en cherchant à imposer une flexibilité plus grande à l'échelle de l’Europe.
         Plus que jamais, les travailleurs ne doivent pas se laisser duper par de telles manœuvres. « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! » écrivait Karl Marx. Un slogan qui, plus de 150 plus tard, reste d’une brûlante actualité.

HLM : de moins en moins « social »


Vous avez dit « social » ? Souvent un terme bien inadéquat…



Une enquête à propos de l’attribution des logements HLM souligne que plus on est pauvre, moins on a de chances d’obtenir un logement social. C’est que les bailleurs sociaux ne veulent pas prendre le risque de loyers impayés et ont donc tendance à écarter les plus précaires de l’accès à leurs logements. En plus, le nombre de logements sociaux est toujours insuffisant comparé aux besoins, et quand il s’en libère, c’est généralement avec des loyers qui, même dits modérés, restent encore bien trop chers pour beaucoup.
         Depuis des décennies, les gouvernements consacrent de moins en moins d’argent au logement social, plongeant certains organismes HLM dans des difficultés financières sans nom, tandis que d’autres se comportent comme des propriétaires avides de rentabilité. Les victimes en sont les centaines de milliers de foyers qui sont condamnés à vivre dans des logements inadéquats, et souvent insalubres, quand ce n’est pas dans la rue.

Esclavage, colonisation, accumulation capitaliste… Renverser les statues… ou les exploiteurs d'aujourd'hui !


Rétablir surtout la vérité sur ce qui a conduit aux exploiteurs d’aujourd’hui



Statue de Colbert devant l'Assemblée nationale

En Angleterre, les manifestants du mouvement contre le racisme et les violences policières se sont attaqués aux symboles de la période coloniale et esclavagiste. Après avoir jeté dans la Tamise la statue d'un esclavagiste négrier célèbre, ils veulent maintenant s'en prendre à celle de Cecil Rhodes, ministre colonial du Cap en Afrique du sud et défenseur de la suprématie anglo-saxonne, qui trône encore devant une université britannique.
         En France, des associations dénoncent le rôle de Colbert, ministre de Louis XIV et instigateur du Code noir qui a donné une base juridique à l’esclavage. Elles demandent en particulier le déboulonnage de la statue de Colbert située devant l’Assemblée nationale.
         Dénoncer ces symboles et rétablir la vérité sur le rôle de ces hommes d’État permet de mieux comprendre comment et sur quelle base s’est construite la société dans laquelle nous vivons avec ses injustices et ses oppressions. Mais pour la mettre à bas, ce sont les exploiteurs d’aujourd’hui et leurs représentants politiques qu’il faudra renverser !

Quartiers populaires : des habitants de Saint-Gratien (95) se rebiffent contre une véritable provocation


Ne pas se laisser faire, voilà la voie à suivre





200 personnes, la plupart du quartier des Raguenets se sont rassemblées hier matin devant la mairie de Saint-Gratien pour exiger le rétablissement du stade de football synthétique de ce quartier populaire, stade en passe d’être liquidé par la municipalité sous prétexte que son existence la dérangeait.
         Un slogan repris par les manifestants était « La racaille ce n’est pas nous ». Effectivement, ce sont des drôles de mœurs de procéder en douce, sans aucune concertation, et en supprimant un équipement essentiel notamment pour les jeunes, dans ce quartier où la vie n’est pas toujours facile et où il manque bien des équipements. Une véritable provocation !
         Ce qui était notable lors du rassemblement c’était la diversité des personnes rassemblées, jeunes mais aussi plus anciens, de toutes origines, mais réunis car vivant la même vie d’un quartier populaire, et en l’occurrence, scandalisés par la décision municipale.
         Saint-Gratien fait partie de ces communes coupées en deux. Une grande cité populaire d’un côté, et des quartiers pavillonnaires, très aisés pour certains.
         La façon dont la municipalité a opéré a bien mis en évidence deux mondes face à face. En tout cas, la réaction des habitants des Raguenets est extrêmement salutaire et indique la voie à suivre partout.

Manifestations contre le racisme et les violences policières : un rassemblement très réussi hier à Paris


Court compte-rendu d’un participant




« De nombreuses manifestations ont eu lieu hier à travers le pays pour protester contre le racisme et les violences policières. Avec la valse-hésitation du préfet de police de Paris, la manifestation parisienne qui devait se diriger vers Opéra n’a pu finalement le faire.
         La manifestation était très jeune, dense et très dynamique. Nous sommes donc restés à République. Il y avait une très belle ambiance, et 15 000 personnes (d'après la police ! ).
         Il y avait donc beaucoup de jeunes non organisés, venus avec des amis et avec des pancartes, avec les slogans suivants, qui revenaient beaucoup : "pas de justice, pas de paix.", "vérité pour Adama", "Police partout, justice nulle part."
         Une pancarte qui citait Angela Davis nous a particulièrement touchés : "pour détruire les racines du racisme, il faut détruire le capitalisme." !
         Il y a eu très peu d'affrontements avec la police, mais une confrontation avec un groupe d'extrême-droite, qui a déroulé une pancarte pour "honorer la mémoire des victimes du racisme anti-blanc" (on se demande bien de quelles victimes réelles ils parlent ?) sur le toit de l'un des immeubles place de la République. Ils ont évidemment été hués par toute la foule, aux cris de "tout le monde déteste les fascistes ! " et leur banderole a été arrachée deux fois. D'abord par des voisins de l'immeuble, assez âgés, en colère et solidaires de la manifestation. Ensuite par des jeunes qui sont carrément montés sur l'immeuble pour arracher la banderole, sous les vivats de la foule ! »