lundi 25 mai 2020

Puy du Fou (Vendée) : Les privilèges toujours en cour


Le roi et sa cour


 

Le 20 mai , Emmanuel Macron, a envoyé un SMS à Philippe de Villiers pour l’informer que sa demande d’ouverture du Puy du Fou avait obtenu le feu vert.
         Le deuxième parc à thème français en termes de fréquentation a annoncé, dans la foulée, son ouverture le 11 juin, devançant ainsi tous ses concurrents.
         Faisons confiance au ci-devant vicomte le Jolis de Villiers de Saintignon pour faire respecter les distanciations sociales !
         Combien ce copinage doit ulcérer tous les intermittents du spectacle des multiples évènements annulés, les restaurateurs et autres commerçants des cafés ou des activités liées à des évènements qui, eux, ne bénéficient ni de privilèges ni d’une anticipation de réouverture ! Et on les comprend mille fois.

Éducation : directions d’école avec les moyens humains et matériels nécessaires, un point c’est tout


Véritable obsession ministérielle : les « maîtres directeurs » !



La députée LERM du Val d’Oise Cécile Rilhac fait à nouveau vaguement parler d’elle en remettant sur le tapis le projet ancien pour transformer les directeurs d’école primaire en véritables chefs d’établissements.
         Ce qui nous fait sourire, nous qui l’avons côtoyée durant une dizaine d’années, c’est le naturel avec lequel elle joue ce rôle, elle qui fut comme nous même qu’un petit prof d’un lycée abandonné de banlieue.
         Qu’un petit prof s’installe dans un habit de spécialiste ne nous pose bien évidemment pas de problème. De simples ouvriers ou employés devinrent du jour au lendemain lors de la Commune de Paris de 1871 ou de la Révolution russe responsable de tel ou tel secteur gouvernemental, en avouant par ailleurs très humblement au début de leur tâche qu’ils n’y connaissaient pas grand-chose, et cela pour un salaire d’ouvrier. Mais à la différence de cette députée, ces ouvriers et employés étaient contrôlés par une énorme mobilisation révolutionnaire de la population qui pouvait contrer ou infléchir leurs décisions.
         Mais aujourd’hui, ce ne sont ni les enseignants, ni les parents qui contrôlent cette députée autoproclamée spécialiste es éducation. Derrière son assurance, elle n’est que la porte-voix, comme tous ses semblables « En marche », de Blanquer, mais surtout de l’armada de hauts-fonctionnaires qui entourent ce dernier rue de Grenelle, et dont la carrière a vu et verra la succession de cohortes de ministres et de députés !
         Alors quand madame Rilhac avance un énième projet pour transformer le statut des directeurs d’école, ce n’est que la poursuite de ce que visent ces hauts fonctionnaires depuis des décennies : renforcer le poids hiérarchique pesant sur les enseignants de l’enseignement primaire en guise et place des moyens matériels et humains pour assumer correctement le fonctionnement des écoles. Ce n’est pas un nouveau statut de chef d’établissement qui réglera ce problème. On le voit bien dans la condition et les difficultés des principaux de collège ou des proviseurs de lycée qui servent de modèle.
         Alors, derrière l’assurance qui nous fait sourire de la députée et la satisfaction que cela semble lui procurer, il n’y a qu’une situation de prête-nom pour un objectif qui ne peut rien apporter au progrès de l’École primaire, mais qui n’est que la énième offensive de l’État contre les enseignants sur cette question des directions d’école.DM

Commune de Paris, un entretien avec Michèle AUDIN sur son dernier livre C’est la nuit surtout que le combat devient furieux, Alix Payen, ambulancière de la Commune, éditions Libertalia, et sur le rôle des femmes durant la commune dans le cadre de notre série de vidéos sur le site « Des idées pour comprendre le monde ». Voir sur https://www.lutte-ouvriere.org/

dimanche 24 mai 2020

Ehpad : les familles veulent connaître la vérité. L’exemple de l’Ehpad de Valdoie dans le territoire de Belfort


Les familles veulent une enquête sur les décès



Un collectif de quarante-deux familles de résidents a écrit à l'Agence Régionale de Santé et au conseil départemental du Territoire de Belfort pour demander qu'une enquête soit menée au sein de l’Ehpad « La Rosemontoise », où 30 résidents et une aide-soignante sont morts du coronavirus.
         Le 6 avril, alors que les décès s'enchaînaient, l’Ehpad « La Rosemontoise » a été placée sous administration provisoire. Une décision conjointe du conseil départemental du Territoire de Belfort et de l’agence régionale de santé.
         Le collectif demande à ce que les personnels soient tous entendus. "Jusqu'à présent, ils ont tout simplement été invités à se taire" écrit le collectif.
         Pourtant, plusieurs soignants ont alerté l'ARS sur des défaillances internes il y a plusieurs mois. Des élus du personnel ont dénoncé les conditions de travail du personnel début mars.
         La crise actuelle transforme ces Ehpad en mouroirs pour les résidents, et en enfer pour le personnel. Les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.

Brevets de vaccins : même l’altruisme est récupéré par le capitalisme


Brevet or not brevet ? Quand le résultat risque d’être le même



La question du brevet sur le futur vaccin anti-covid fait débat : les grands groupes pharmaceutiques prétendent qu’il est impérieux de breveter... Mais certains dirigeants, dont Macron et Merkel, voudraient que le vaccin soit « un bien commun du 21ème siècle », des paroles démagogiques car ils savent que les grands laboratoires n’agiront que selon leurs seuls intérêts privés.
         Dans les années cinquante, Salk, inventeur d’un des vaccins contre la polio, n’avait pas posé de brevet, déclarant « pourrait-on breveter le Soleil ? ». Le médecin suisse Didier Pittet fit de même dans les années 1990, avec la fameuse solution hydro-alcoolique. Mais ces exemples prouvent seulement que l'absence de brevet n'empêche pas le profit. Des groupes du cosmétique et de l’hygiène s'enrichissent avec le gel hydro-alcoolique tout comme Sanofi, qui fabrique le vaccin contre la polio. Alors breveter ou pas, ce n’est pas la question : pour que toute l’humanité puisse maîtriser les avancées scientifiques et technologiques, il faudra avant tout exproprier les grands groupes, et les placer sous le contrôle collectif des travailleurs.

Automobile : les actionnaires font le plein... de subventions


Les serviteurs des actionnaires sont à la pompe



Les industriels de l'automobile sont en passe d'obtenir un nouveau cadeau du gouvernement. Prétexte écologiste oblige, ce cadeau ne devait concerner que les véhicules électriques. Mais les industriels ont convaincu, sans difficulté, le gouvernement d'étendre ce cadeau aux véhicules thermiques. En échange, Bruno Le Maire envisagerait des contreparties sur le plan de l'environnement et du social... Il y a de quoi rire... jaune. 
       Au moment où Renault perçoit 5 milliards de subventions publiques, ses dirigeants préparent ouvertement la fermeture de plusieurs sites. Le Maire en est le complice. Les travailleurs n'ont aucune illusion à se faire. Ils devront lutter pour défendre leur peau coûte que coûte.

Argenteuil comme ailleurs, un drôle de scrutin en perspective


Scrutin hors-sol

Pour les prochains élus, d'énormes difficultés en vue

Sauf en cas de la remontée de l’épidémie, le second tour des élections municipales aura lieu le dimanche 28 juin. Tel en a décidé le gouvernement.
         Sans rire, Philippe a déclaré qu’« Après avoir pesé le pour et le contre, nous pensons que la vie démocratique doit reprendre ses droits ». Si le « pour et le contre » ne pose pas de problème, il n’en va pas de même pour cette « vie démocratique » qui doit « reprendre ses droits ».
         À moins que ces droits relèvent de la mascarade habituelle de la démocratie en question qui se traduit par des élus qui peuvent faire ce qu’ils veulent une fois élus durant toutes les années de leur mandat, par le dégoût d’une fraction toujours plus importante de la population, par la mise à l’écart de tous ces travailleurs immigrés payant des impôts et qui se sentent rejetés et méprisés par la privation d’un droit élémentaire…
         C’est certes la loi du genre, mais en l’occurrence, ce scrutin apparaît en plus arriver d’une autre galaxie, alors que la pandémie est toujours présente, que le confinement, certes partiel, demeure encore, et que les électeurs ont eu depuis le 15 mars bien d’autres choses à penser.
         Pandémie, crise économique et sociale, inquiétudes, toutes ces questions essentielles vont-elles remplacer celles de programmes qui se ressemblaient comme des gouttes d’eau en mars ?
         Nous allons voir. Mais même sur ce plan, tous les doutes sont permis. DM

La police : la force de l’ordre… bourgeois


Un caractère de classe à faire partager à la jeunesse !


La jeunesse peut avancer vers la conscience. Quant à la police, elle ne peut changer que par sa dissolution par la Révolution et son remplacement par un autre ordre et par d’autres forces de tranquillité publique bien différentes.
         Voilà ci-dessous le lien d’une vidéo du site « Des idées pour comprendre le monde » que j’aimerais faire partager aux jeunes qui ont organisé et participé à la marche pour exiger la lumière sur la mort du jeune Sabri et lui rendre hommage.
         Pour ma part, le face-à-face inégalitaire, sans perspective et sans issue de la jeunesse de nos « banlieues » et de la police est une impasse. Comme je l’ai déjà écrit, on ne changera pas la police, on ne la réformera pas, jamais. Y parvenir signifierait seulement que la police telle que la société bourgeoise l’a construite a disparu… avec la société bourgeoise elle-même. Cela s’appelle la révolution communiste…
         La jeunesse de banlieue a mieux à faire que de jouer au chat et à la souris avec une police toujours gagnante, éduquée à ne pas l’aimer et à la mépriser. Elle a à apprendre son rôle fondamental qui est loin des banlieues, au cœur de l’affrontement entre deux classes, cette bourgeoisie et le monde du travail. DM

Pour joindre cette vidéo, suivre le lien

https://www.lutte-ouvriere.org/comprendrelemonde/politique.html