mercredi 20 mai 2020
Argenteuil, la mort d’un jeune de 18 ans
Un drame toujours inacceptable
Un jeune de 18 ans s’est tué dans
la nuit de samedi à dimanche dernier. Il circulait à moto sans casque dans une
rue sur les hauts du quartier des Coteaux.
La
famille et ses proches s’interrogent sur les circonstances exactes du drame.
Il
y a-t-il un rapport avec une présence policière ?
Le
problème avec la police, c’est le manque de confiance d’une large partie de la
population à son encontre. L’État l’entretient non seulement en travaillant la
cassure entre la police et les habitants, et en prenant la responsabilité de la
large impunité en cas de « bavures » venant de cette dernière.
Quant
à la jeunesse, à nous de l’aider à franchir le cap d’une période que chacun
d’entre nous a connue et que personnellement nous n’avons pas oubliée, marquée
par l’attraction des « conduites à risques ».
Lorsque
nous assistons avenue Gabriel Péri à un déferlement de deux roues conduites par
des jeunes sans casque, cela nous inquiète mille fois. Voilà un aspect où le
champ est immense pour des actions de prévention à mener.
On
ne peut accepter l’idée de la mort d’un jeune de 18 ans. Dans tous les cas de
figure, cette idée est insoutenable. Il va falloir surtout beaucoup de courage
à la famille pour l’accepter. DM
Libellés :
Nouvelles d'Argenteuil,
police
Artisans-taxis : la catastrophe
Des travailleurs en grande difficulté
Parmi le monde du travail, un
certain nombre d’artisans sont touchés de plein fouet par la situation
actuelle. Et parmi eux, les artisans -
locataires - salariés, avec le ralentissement des déplacements et
surtout la réduction drastique de trafic des aéroports. À Paris c’est le cas
pour Roissy. Quant à Orly, il est fermé jusqu’à nouvel ordre. Un conducteur
d’un artisan-taxi nous confiait que pour six heures de travail samedi dernier,
il avait fait un chiffre « d’affaires » de… onze euros !
Durant
tout le confinement, sur le présent blog, nous avons donné toutes les
informations utiles pour aider, certes bien modestement, ces travailleurs,
commerçants, restaurateurs, cafetiers, que nous connaissions, et qui
continuaient à offrir des services dans les contraintes actuelles.
C’est
pour cela que nous indiquons le numéro de téléphone de notre ami Alex, taxi
réglementaire, prêt à tout convoyage dans la banlieue Ouest. Qu’on se le dise,
et faites, s’il vous plaît, circuler l’information. Merci, DM
Alex :
0681294462
Lutte ouvrière : Vive la fête 2021 ! Vive en 2020 les idées pour comprendre le monde ! (2) Et une parution : Cours nouveau de Léon Trotsky
J’ai
présenté hier le site posté sur lutte-ouvrière.org intitulé « Des idées
pour comprendre le monde » mise en place à l’occasion d’un week-end de
Pentecôte 2020 bien particulier. Il est très riche et comprendre six
thèmes :
-Actualité politique et sociale
-Du Covid-19 à la crise de 2020
-Livres et idées
-Histoire
-Sciences
-Arts
« …notre fête comporte aussi
un autre aspect essentiel, culturel et scientifique. Connaître l'histoire du
mouvement ouvrier et des luttes de classe, comprendre le monde dans lequel nous
vivons, aussi connaître les origines de l’univers, de l’espère humaine ou
encore des pandémies… cela fait partie du quotidien de chaque militant, de
chaque travailleur conscient.
« Ce qui manque à
l’ouvrier, c’est la science de son malheur », disait, dans une formule
qui n'a pas vieilli, le syndicaliste révolutionnaire et socialiste Fernand
Pelloutier (1867-1901). Cette volonté de diffuser la culture et la science, au
cœur de notre fête annuelle, nous avons voulu aussi, plus modestement, la
partager sur ce site. »
https://www.lutte-ouvriere.org/comprendrelemonde/
Pour
commencer sur notre blog, évoquons une vidéo sur une nouvelle parution de « Cours nouveau »
de Léon Trotsky
https://www.youtube.com/watch?v=LVbsU50axdI&feature=emb_title
Le
livre « Cours nouveau »
Les éditions Les bons caractères rééditent un texte très important de Léon
Trotsky avec une nouvelle traduction. En guise de postface, un texte récemment
retrouvé, écrit en 1932, par des bolcheviks-léninistes, les camarades
emprisonnés de Trotsky, dans un isolateur.
Nouvelle
traduction de Pierre Laffitte revue et corrigée par Léna Razina.
Ce
texte de Trotsky marque le début de sa lutte contre la bureaucratie et le
stalinisme.
Fin
1923 en URSS, Lénine, très gravement malade, va bientôt mourir. C’est alors
que s’engage une âpre discussion sur la démocratie ouvrière dans le parti
communiste et l’État. D’un côté, elle mobilise les tenants d’un appareil qui
a fini par échapper aux militants du rang. De l’autre, se dressent nombre de
bolcheviks, dont Trotsky, qui, contre cette dérive bureaucratique aux dangers
mortels pour la révolution, propose un « cours nouveau ».
Ce
livre rappelle que c’est d’abord des rangs communistes que s’est levée une
farouche opposition ouvrière et internationaliste à la dégénérescence du
premier État ouvrier et à cette sanglante caricature du socialisme que fut le
stalinisme.
En
guise de postface, nous publions un texte écrit en 1932, récemment retrouvé
dans un isolateur où le régime stalinien avait enfermé de nombreux
bolcheviks-léninistes. Il témoigne de la continuité de la lutte des
camarades de Trotsky en URSS, alors qu’ils savaient que, faute d’avoir pu les
briser, le stalinisme allait les exterminer. Ils ont ainsi transmis aux
générations futures le sens de leur combat. Et leur certitude qu’il n’y a
d’avenir digne de l’humanité que communiste.
À
Argenteuil, on peut le commander à la librairie Le Presse-Papier
Libellés :
2020,
des idées pour comprendre le monde
mardi 19 mai 2020
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 18 mai 2020
La
médaille du mépris
Les agents hospitaliers l’ont
redit à Macron vendredi dernier, alors qu’il faisait une visite à l’hôpital de
la Pitié-Salpêtrière : ils ne se satisferont pas d‘hommages et de paroles
mielleuses. Aucune médaille, ni aucune prime, aucun défilé du 14 Juillet ne
remplacera leurs revendications : augmentations de salaire, d’effectifs et
du nombre de lits.
Et ils ont de quoi se
méfier ! Il y a deux mois, à Mulhouse, devant l’hôpital militaire de
campagne, Macron leur avait promis un plan massif d’investissement et de
revalorisation, ainsi qu’une prime exceptionnelle. Deux mois plus tard, les
soignants attendent toujours le plan… et la prime qui n’a toujours pas été
versée !
En deux mois, l’État a injecté
300 milliards dans l’économie au travers de prêts garantis aux entreprises. Il
a accordé 7 milliards à Air France, 5 milliards à Renault. Il va en consacrer
18 à un « plan Marshall » pour le secteur touristique. Il n’y a rien
de tel pour la santé. Pour un gouvernement qui a annoncé en faire sa priorité,
cela en dit long !
Comme l’ont dénoncé les
soignants, dans les hôpitaux, tout revient à « l’anormal ».
Les renforts ont été renvoyés chez eux, les intérimaires remerciés, et le
sous-effectif chronique se réinstalle. Alors qu’une deuxième vague épidémique
se prépare peut-être, que la tension est à peine retombée et que le personnel a
besoin de souffler, la hiérarchie presse les soignants qui avaient accepté de
travailler 12 heures de suite de continuer.
Ou elle remet en cause les congés et les RTT de l’été.
Avant, pendant, après… rien ne
change. Les beaux discours, les mea culpaet les promesses du gouvernement ne sont que du cinéma destiné à cacher le
mépris social de dirigeants dévoués au monde bourgeois. Et du mépris social,
nos dirigeants en ont à revendre !
Il en faut d’ailleurs une couche
pour proposer, comme l’ont fait des députés LREM, d’attribuer des chèques
vacances aux agents hospitaliers payés en faisant appel aux dons de congés
d’autres salariés. Faire appel à la charité quand il revient à l’État de payer !
Et tout cela alors que les
ministres refusent de rétablir l’impôt sur la fortune… Tout cela pendant qu'Axa
verse 3,46 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires, Sanofi 3,9
milliards, Total 1,8 milliard !
Ce que le ministre de la Santé
prépare est tout aussi révoltant. Comme la droite et le Medef le préconisent,
il prend prétexte de la revalorisation salariale pour s’attaquer aux 35 heures
dans les hôpitaux. Autrement dit, pour gagner plus, les soignants devront
surtout travailler plus. Comme si les soignants ne travaillaient pas
assez ! Comme s’ils ne fuyaient pas déjà les hôpitaux à cause des
conditions de travail et de la course à la rentabilité d’un système de plus en
plus financiarisé !
Macron se moque des soignants
comme de tous les travailleurs.
Au plus fort de la crise, Macron
avait déclaré : « Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays,
aujourd'hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies
reconnaissent et rémunèrent si mal. Les distinctions sociales ne peuvent être
fondées que sur l'utilité commune ». Eh bien aujourd'hui, ce même
Macron permet au grand patronat d’imposer à ces femmes et ces hommes de
travailler jusqu’à 60 heures hebdomadaires, de réduire leurs vacances et de
leur supprimer du temps de repos ! Et peut-être l’État fera-t-il de même
avec les soignants dans les hôpitaux ?
Macron et ses sbires ne se
soucient que d’une chose : plaire, rassurer et servir la grande
bourgeoisie. Oui, c’est du mépris social. Mais il ne s’agit pas du mépris d’un
seul homme ni même d’une famille politique. Il s’agit du mépris d’une classe
sociale qui ne pourrait pas vivre sans des millions de femmes et d’hommes
travaillant pour elle. C’est l’expression d’une classe exploiteuse qui se bat
pour perpétuer sa domination.
Le gouvernement a multiplié les
hommages aux ceux qui sont montés au front, des éboueurs aux médecins, en
passant par les livreurs ou les ouvriers de l’agroalimentaire. Mais, si
reconnaissance de la Nation il y a pour ces travailleurs, elle sera du type de
ces cérémonies organisées autour des monuments aux morts : ils seront mis
à l’honneur à la façon des soldats de la guerre de 1914 tombés au front pour le
capital. Ils auront peut-être une place dans le défilé du 14 juillet, mais cela
ne leur assurera ni les fins de mois ni des conditions de travail décentes.
Pour obtenir cela, les soignants, et tous les travailleurs avec eux, devront
renouer avec les luttes ouvrières et la contestation de l’ordre bourgeois.
Territoriaux d’Argenteuil : brèves du bulletin Lutte ouvrière de ce jour
Voir
l’Éditorial ci-dessus
Les
responsables doivent payer
Tous les
travailleurs ont été dans le collimateur de la crise, d’une façon ou d’une
autre.
La
responsabilité de l’incurie du gouvernement et de l’État a été manifeste.
Le
gouvernement parle d’une prime. Elle doit être versée à tous !
Et puis quoi encore
On
attend toujours la confirmation de la part de la municipalité qu’elle trouve
scandaleuse la possibilité de racket gouvernemental sur nos congés.
On
attend cette évidence avec impatience.
Cacophonie
L’impression
n’est pas nouvelle, mais elle est encore plus flagrante en ces temps de crise
sanitaire. Cela tire dans toutes les directions, sans aucune coordination donc
et le résultat est catastrophique.
On
pouvait déjà se demander s’il y avait un pilote dans l’avion. Mais là, ce sont
les avions qui sont cloués au sol.
Les escargots du 3ème
Il aura
vraiment fallu le temps pour que les masques arrivent dans les services.
Au bout
de deux mois, c’est fait…
… Record
de lenteur battu.
Cacophonie sans masque
Pour la
récupération des masques, cela aura été la cacophonie générale selon les
services de la mairie. Cela l’a été particulièrement au CTM.
La
municipalité a le droit de s’intéresser aux électeurs. Mais si elle voulait que
l’on travaille, elle pouvait aussi penser à nous. Non ?
Sans nous pourtant, ils ne sont rien
Cela est
d’autant plus rageant qu’après son opération électorale de distribution de
masques à la population il y a dix jours, il lui en restait. Elle a non seulement
prévu une nouvelle opération de distribution, mais elle en distribuait aux
chalands venus lors de la réouverture des marchés forains ce week-end.
Oui,
pour nous dans la collectivité, une impression très désagréable de ne pas
exister.
Ceux-là sont totalement perdus…
Un grand
nombre de cadres dans tous les services sont toujours en télétravail.
Résultat : à nous de nous débrouiller tout seul sur le terrain.
En temps
ordinaire, les compétences de certains sont déjà très discutables. Alors, face
à une situation inhabituelle.
Bas les masques ! Pas
d’accord !
Parmi
ceux qui restent, il y en a qui ne donnent pas particulièrement l’exemple au
niveau du port du masque.
C’est
vrai que pour nombre de chefs, ce qui est bon pour les autres ne l’est pas pour
eux !
Si tout
le monde doit être masqué, c’est une vérité qui s’impose à tous !
Un pour tous, tous pour un !
Le
gouvernement fait du vent sur la revalorisation de certains
« métiers ».
On
connaît bien ce genre de petite musique en temps de difficultés pour eux.
Sans
tous les travailleurs, rien ne fonctionnerait dans toute la société. Alors pour
nous, la revalorisation nécessaire, c’est « tous les métiers », sans
aucune exception.
Une politique volontairement
criminelle
Lors
d’une visite-surprise à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, Macron
s’est fait violemment interpeller par des infirmières qui lui reprochaient les
salaires minables et le manque de moyens.
Il leur
a répondu : « On a sans doute
fait une erreur dans la stratégie annoncée ».
La politique
annoncée n’était pas une erreur, mais un choix. L’État a choisi de réduire le
financement des hôpitaux pour avoir le plus d’argent public à verser au grand
patronat.
Une fois
la crise passée, et pour les mêmes raisons, « l’erreur » va se perpétuer, c’est sûr !
« Médailles en chocolat »
Le 14
juillet sera, prétend Macron, « une
occasion de manifester l’hommage de la nation à tous ceux qui se sont engagés
dans la lutte contre le Covid-19. »
Par
exemple, en leur remettant des médailles en chocolat, au lieu d’augmentations
de salaires et d’effectifs.
Pour des
raisons sanitaires, le défilé du 14 juillet sera en formation réduite. Mais
question promesses, Macron lui se défile pour de bon.
Faites circuler
ce bulletin qui paraît encore principalement sur le net. Envoyez-le à tous ceux
de vos amis à qui cela fera plaisir.
Libellés :
Agents territoriaux,
Nouvelles d'Argenteuil
Abattoirs Tradival - Fleury les Aubrais (Loiret) : un foyer épidémique qui n’est pas une surprise
Ne pas laisser la direction des
entreprises à un patronat qui ne pense que profits !
Au total ce sont 34 cas de Covid
qui ont été dépistés sur plus de 300 travailleurs de cet abattoir de porcs.
Tous les travailleurs ne sont pas encore testés mais les premiers résultats
sont alarmants : sur 84 travailleurs volontaires, 22 ont été testés
positifs en plus des 12 cas déjà recensés ! La préfecture du Loiret a dû
décider la fermeture totale de l’entreprise cette semaine pour désinfection.
Cette
entreprise Tradival a une réputation de conditions de travail très dures et de
conditions d’hygiène souvent déplorables parmi les travailleurs de
l’agglomération. Un atelier de préparation est fermé depuis fin novembre à la
suite de découverte de listéria sur des saucisses et des andouilles.
La
découverte de tous ces cas de Covid inquiète bien au-delà des travailleurs de
l’entreprise.
Ce
foyer épidémique comme ceux présents dans d’autres abattoirs montrent que ce
secteur est particulièrement exposé et les travailleurs ne peuvent évidemment
pas faire confiance au patron et aux autorités pour être protégés.
Argenteuil, distribution de masques, une adjointe qui s’intéresse à vous… que quand elle en a besoin
Et ses co-équipiers municipaux, ils sont où ?
| Des masques si tard, et un p'tit coup de masque, et un p'tit coup de Georges |
Au Val-Sud, une habitante
m’informe que l’adjointe-au-maire en charge du quartier lui a envoyé un message
pour lui demander si elle voulait bien aider à la distribution de masques dans
la Maison de Quartier du Val-Sud.
Certes,
rien de bien critiquable en soi, si ce n’est d’une part que la personne
sollicitée en question a 75 ans et que cette activité n’est guère raisonnable à
cet âge, et que l’adjointe refait aujourd’hui surface sans avoir donné de ses
nouvelles pendant deux mois alors que les anciens du quartier en avait bien
besoin.
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