mardi 19 mai 2020

Lutte ouvrière : Vive la fête 2021 ! Vive en 2020 les idées pour comprendre le monde !


Des idées pour comprendre le monde


Chaque année, durant le week-end de la Pentecôte, nous organisons à Presles, dans le Val-d’Oise, notre fête annuelle. Sa richesse est d’abord de nous permettre de nous retrouver, nous qui partageons la même révolte contre l’exploitation capitaliste et le même combat pour une autre société, débarrassée des classes sociales et des injustices. En raison de l’épidémie de coronavirus, nous ne pourrons l’organiser et, malheureusement, rien ne peut la remplacer. Nous espérons pouvoir organiser un rassemblement festif plus tard dans l'année, fût-ce à une échelle réduite, mais même cela est incertain.
Pendant le confinement, nous n'avons pas cessé de nous exprimer politiquement, dans notre journal et notre revue, dans un grand nombre de bulletins d’entreprise diffusés en papier ou au format numérique, sans parler de nombreuses initiatives locales prises par nos camarades.
Mais notre fête comporte aussi un autre aspect essentiel, culturel et scientifique. Connaitre l'histoire du mouvement ouvrier et des luttes de classe, comprendre le monde dans lequel nous visons, aussi connaître les origines de l’univers, de l’espère humaine ou encore des pandémies… cela fait partie du quotidien de chaque militant, de chaque travailleur conscient.
« Ce qui manque à l’ouvrier, c’est la science de son malheur », disait, dans une formule qui n'a pas vieilli, le syndicaliste révolutionnaire et socialiste Fernand Pelloutier (1867-1901). Cette volonté de diffuser la culture et la science, au cœur de notre fête annuelle, nous avons voulu aussi, plus modestement, la partager sur ce site.

Ce site s'enrichit de présentations jusqu'à la fin du mois de mai 2020.

https://www.lutte-ouvriere.org/comprendrelemonde/

lundi 18 mai 2020

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à paris : Macron face à la colère des personnels hôpitaliers


Des regrets (on y croit !) d’un côté, des exigences de l’autre !



Lors d’une visite surprise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Macron a pu mesurer la colère du personnel. Il a été vivement interpellé par des soignantes et des soignants sur l’incurie de l’État pendant la crise sanitaire, les conditions de travail toujours plus dégradées… Et tous ont tenu à lui dire qu’ils n’entendaient pas se contenter d’une prime et qu’ils exigeaient des vrais moyens et de vraies augmentations de salaire.
         Devant cette colère, Macron a fait mine de regretter des erreurs et a promis une nouvelle fois que l’État allait financer massivement l’hôpital… mais, comme d’habitude, sans donner la moindre précision.
         Les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient. Seuls la mobilisation et les coups de colère pourront faire céder le gouvernement.

Tourisme : au secours des petits ? Surtout sauver les gros


A Accor et consorts, le futur gros lot



Le gouvernement a décidé d’un plan d’aide au secteur du tourisme de 18 milliards d’euros, qualifié par les médias de « plan Marshall » et qui consistera en une prolongation du chômage partiel jusqu’en septembre, en un report des cotisations sociales, en un fonds d’aides et de prêts garantis par l’État.
         Dans ce secteur, des milliers de petits restaurateurs, hôteliers ou gérants de camping ont vu leurs revenus disparaître totalement avec le confinement et on peut tout à fait comprendre leur désarroi, sans parler de celui de leurs employés. Mais ces aides iront aussi à des entreprises qui, elles, nont rien de petites. Par exemple, combien le groupe Accor (hôtels Mercure, Ibis, Novotel entre autres) touchera daides publiques pour sauver les profits de ses actionnaires ?
L’État, en bon serviteur des capitalistes, utilise une fois encore la situation dramatique des petits patrons, pour arroser les gros et ce nouveau « plan Marshall » ne dérogera pas à la règle.

Argenteuil : Métropole du Grand Paris : mauvaises cartes et indifférence municipale


Un petit intérêt messieurs pour votre bébé !



La municipalité devrait lire attentivement Le Parisien. C’est tout de même la moindre des choses pour des édiles d’Ile de France. Elle y constaterait une donnée récurrente : lorsque qu’il s’agit de la Métropole du Grand Paris, les cartes qui s’y rapportent ont une erreur manifeste pour ceux qui s’intéressent à Argenteuil, celle-ci n’y apparaît pas.
         Certes, la Ville est dans une position marginale par rapport à la MGP, mais tout de même.
         L’intégration de la Ville à cette dernière est pourtant un bébé de la municipalité actuelle.
         Elle n’a pas à cœur de s’intéresser aux questions relatives à la Métropole, et à cet oubli tout de même regrettable ?

Argenteuil, défense de jean Vilar, une affaire des « jours d’avant » à liquider « les jours d’après »…


S’il y a de l’argent, pour les hôpitaux, pas pour la spéculation immobilière !



Pendant des années, nous avons bien été occupés par la question de la défense de la salle des fêtes Jean Vilar et du site de l’Île Héloïse. Ces derniers mois, la pandémie a relégué cette affaire au fond de l’armoire des préoccupations et des souvenirs.
         Nous proposons qu’elle y reste définitivement !
         Voilà une affaire en « sursis à exécution » à liquider fissa.

Bonne lecture : Guy Boley, Quand Dieu boxait en amateur, Folio


Et puis, vous pourrez le trouver à la librairie Le Presse-papier, avenue Gabriel Péri, qui vient de rouvrir tout feu toute page

Hommage à un très beau livre



Il y a 185 pages de lecture, caractères typographiques sans soucis, voilà un petit bijou de lecture pour lecteurs que l’épaisseur des livres effraie. Mais quelle densité, et quelle émotion !
         Cela fait du bien de lire aussi des livres sur la vie des simples. Oh ! certainement pas des simples d’esprit, mais des gens simples avec beaucoup d’esprit.
         Un quartier populaire, des cheminots à la charnière entre vapeur et électricité. Des curés, Une salle paroissiale. Une salle de boxe où Cassius Clay est bien présent. Et la vie bien ordinaire avec ses joies et ses drames, et la religion qui nous passe à travers en toute bonhommie de vagues bondieuseries. Une histoire des années 60 et de la vie qui passe. Tiens, l’auteur est né la même année que moi. C’est à la fois avec importance et sans.
         Et une si belle écriture.
         J’ai hésité entre 4,5 et 5 sur 5 sur mon échelle-lecture de vieux prof.
         Alors 5, mais j’espère que je ne vous décevrai pas. DM

Guy Boley, Quand Dieu boxait en amateur, Folio, 6,90 euros

dimanche 17 mai 2020

Macron et le cinéma à « l’égard » des soignants et de la situation des hôpitaux


Une reconnaissance à voir et bon marché



Au début de la crise sanitaire, en visite à l'hôpital militaire de Mulhouse, Macron annonçait solennellement, dans son discours du 25 mars, un « plan massif d'investissement et de revalorisation » pour l'hôpital. Deux mois plus tard, on voit à quoi ressemble la « reconnaissance » de l'État : le dépoussiérage d'une « médaille de l'engagement » créée en 1884 et un hommage national le 14 juillet, qui viennent s’ajouter à une prime dérisoire, unique, différente selon les zones.
         Des mesures qui ont l'avantage de ne presque rien coûter, alors même que le gouvernement déverse des milliards d'aides pour le patronat ! Des soignants ont déjà fait savoir qu’ils ne se contenteraient pas de ces gestes et de ces aumônes. Et on les comprend !

Airbus et sous-traitants en France, en Allemagne, au Mexique… : les attaques contre les travailleurs se précisent


Les millions de travailleurs de l’aéronautique, une force colossale


Travailleurs d’une filiale d’Airbus au Mexique

D’après un quotidien britannique The Telegraph, Airbus envisagerait la suppression de nombreux postes. Il est question de 10% des effectifs du groupe dans le monde, soit 13 000. D’après un autre quotidien, français celui-là, La Tribune, le PDG Faury aurait affirmé à ses hauts cadres qu’il serait « prématuré de spéculer sur l’évolution des effectifs », mais que « le groupe devait être "redimensionné" dans le cadre d’un plan qui sera prêt d’ici la fin du mois de juin ».
         C’est une menace directe contre l’emploi des travailleurs, déjà touchés par l’annonce d’un chômage partiel à grande échelle. Quant aux intérimaires dans leur grande majorité, ils ont été remerciés. Et chez les sous-traitants, nombre de contrats ont été rompus. En réduisant d’un tiers les cadences de sortie des avions, c’est toute la chaîne de fournisseurs qui est frappée. Ce sont des milliers de suppressions d’emplois qui se profilent. Déjà, Derichebourg, Daher sont passés à l’attaque.
         Comme si le fait que les compagnies aériennes voient leurs avions cloués au sol, ce serait aux travailleurs qui n’ont que leur salaire pour vivre, d’en payer les conséquences. Les actionnaires des compagnies aériennes, ceux de Airbus, de Safran, des gros fournisseurs et autres sous-traitants ont amassé des milliards ces dernières années. Et pas question pour ces parasites de mettre la main à la poche. Le voilà ce monde capitaliste, où ceux qui produisent les richesses devraient crever quand les affaires vont mal.
         Eh bien, non ! Personnels des compagnies, des motoristes, intérimaires virés, travailleurs sous-traitants, fournisseurs, prestataires attaqués et salariés d’Airbus aujourd’hui menacés de licenciements, la filière aéronautique compte dans ce pays, mais aussi en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, au Mexique… des centaines de milliers de travailleurs. C’est une force colossale qui peut s’opposer à tous ceux qui ne pensent qu’à sauver leurs dividendes, ainsi qu’à leurs serviteurs politiques.