vendredi 15 mai 2020

Medef et consorts : des aides massives réclamées !


Le grand patronat en veut toujours plus



Dans une tribune publiée dans la presse, Roux de Bezieux, le président du Medef, et ses homologues italien et allemand, demandent la mise en place d’un « plan de relance européen ». En clair, ils réclament des aides sonnantes et trébuchantes, sous forme principalement de subventions, pour un montant estimé à 5% du PIB, et au moins jusqu’en 2023.
         Quand il s’agit de services utiles à la population ou d’allocations pour les chômeurs, ces hautes sommités du patronat n’ont que le mot « déficit public » à la bouche. Mais là ils appellent à le creuser encore plus ! Et pas qu’un peu !
         On sait par avance que les gouvernements se soumettront à leur demande .D’ailleurs ils l’ont pour une bonne part anticiper. Les travailleurs vont devoir se battre car c’est à eux que l’on présentera la note.

Personnels soignants : à l’État et au grand patronat de payer !


Députés d’En marche : certes les pauvres ont bon cœur, mais…



Une centaine de députés LREM ont proposé que tous les salariés puissent faire don d’une partie de leurs congés payés aux personnels soignants, sous forme de chèques-vacances. Le gouvernement s’est déclaré favorable à une telle proposition.
Ben voyons ! Pour ces gens-là, la solidarité, ça consiste à mettre des travailleurs à contribution sans que cela coûte un centime à l’État et au grand patronat. Par contre, il n’est toujours pas question d’embauche de personnel hospitalier, ni d’augmenter leurs salaires...






Inde : des patrons tout-puissants


L’esclavage salarié dans toute son horreur



À quelques jours du début du déconfinement, plusieurs États indiens ont décidé de suspendre purement et simplement ce qui tient lieu de code du travail. Le moine extrémiste hindou à la tête de l’Uttar Pradesh, un des États les plus peuplés du pays, a commencé, en exemptant « toutes les entreprises […] de l’application du droit du travail ». Il a été suivi par d’autres, y compris là où des partis d’opposition sont au pouvoir.
         Alors que la famine menace des millions d’indiens, la semaine de travail pourrait aller jusqu’à 72 heures et comme l’a affirmé le Premier ministre, Narendra Modi, les patrons pourront « disposer des travailleurs à leur convenance ». On ne saurait être plus clair.
         Dans tous les pays, de manière plus ou moins explicite, le patronat est à l’offensive et fait payer la crise aux travailleurs. Il n’est pas dit que ceux-ci accepteront de se laisser exploiter pour engraisser les capitalistes.

Argenteuil, municipalité et confinement : pour la municipalité, un maigre bilan, il n’y a pas photo


Des photos d’un service minimum






Ce que l’on peut reprocher à l’activité de la municipalité d’Argenteuil, c’est d’avoir fait le « service minimum » durant le confinement et de ne s’être pas « creusée » pour apporter aide et réconfort moral pour les habitants dont un certain nombre en ont eu bien besoin. Bien évidemment, nous évoquons « l’activité » de la municipalité actuelle et de son haut encadrement durant le confinement, au-delà des engagements individuels, et du travail mené par les employés municipaux maintenus en service. Mais, on ne peut pas en dire autant des orientations municipales elles-mêmes.
         Ces jours-ci, elle nous en donne la preuve cette fois en positif, certes à la marge, en offrant un reportage de cinq photos intitulé « Argenteuil dans le confinement ». Pourquoi n’a-t-elle pas diffusé ce genre de reportages-photos depuis le 15 mars, mis des vidéos chaque jour, fait des liens avec des documentaires, mis en place un lien journalier sur des initiatives éducatives d’enseignants, un quotidien du confinement à distribuer en l’imprimant aux voisins sans internet, organisé des concours photos destinés aux jeunes confinés, effectué une véritable mobilisation de l’ensemble des associations…. Heureusement qu’il y a eu les deux séances d’ « e » cinéma qui ont fait la preuve que bien des choses sont dorénavant possibles avec l’internet. DM

Argenteuil, Lutte ouvrière, confinement ou déconfinement, des militants toujours présents


Le combat n’a jamais cessé



Durant les deux mois écoulés, dans le respect total du confinement, les militants de Lutte ouvrière ont continué leurs activités à Argenteuil : comme pour tous, un lien avec tous nos proches a été essentiel. Le téléphone et les moyens de communication actuels ont été utilisés à plein. Notre blog et ses cinq articles ont été postés chaque jour. Les bulletins Lutte ouvrière des deux entreprises de la Ville où ils paraissent ont pu continuer à le faire sous forme d’ « e » bulletin, et chaque semaine alors qu'ils paraissent habituellement tous les quinze jours. Depuis un mois, la distribution de notre hebdomadaire Lutte ouvrière a pu reprendre, lui qui n’a jamais cessé d’être imprimé. Dès que cela sera possible, nous organiserons une réunion publique sur la Ville il y a tellement à discuter. Réfléchir et discuter, voilà la priorité des militants ouvriers communistes pour les semaines qui viennent. DM

Nous reprenons notre permanence de 17 heures 15 à 18 heures 15 dès ce soir vendredi 15 mai au carrefour « Babou » de l’avenue Gabriel Péri. En gardant les distances nécessaires, on peut se retrouver. 10 participants maxi devant la table.

Vous pouvez trouver aussi notre hebdomadaire Lutte ouvrière et la revue Lutte de classe à la librairie Le Presse-papier qui est ouverte toute la journée maintenant (1,20 euro pour Lutte ouvrière et 2,5 euros pour la Lutte de Classe). Mais nous pouvons aussi aller vous le ou les porter dans votre boîte à lettres. Il faut seulement passer commande. Vous paierez quand nous aurons l’occasion prochaine de nous rencontrer. Cela a bien marché ces dernières semaines. Une promenade militante, et hop on trouve son journal dans la boîte à lettres ! On peut également le lire sur le site du parti. Mais le mieux est de soutenir la version papier pour ceux qui le peuvent. Il est important que notre journal paraisse sous cette forme. Car sur ce plan, ce n’est pas un virus qui nous arrêtera !

Lisez le blog « lo argenteuil » et faites-les connaître

Consultez le site www.lutte-ouvriere.org

jeudi 14 mai 2020

L’appel de Hulot : cent façons de noyer le poison capitaliste. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître.


L’appel de Hulot : cent façons de noyer le poison capitaliste

13 Mai 2020

« Le temps est venu d’applaudir la vie », « Le temps est venu de lier notre je au nous », « Le temps est venu de la bienveillance », « Le temps est venu de la résilience » : ce sont quelques-uns des « cent principes pour un nouveau monde » de Nicolas Hulot. Son Manifeste pour l’après-Codiv, est le plus verbeux, le plus creux et le plus long des multiples appels publiés par divers artistes, intellectuels ou politiciens.
Visiblement, pour les auteurs de ces plateformes, « le temps n’est pas venu » de distinguer la division de l’humanité par le capitalisme en classes sociales aux intérêts diamétralement opposés. L’exploitation des travailleurs par la bourgeoisie disparaît derrière des formules mettant tout le monde dans le même bateau. Dire que « le temps est venu de la sobriété » et « d’apprendre à vivre plus simplement » est une véritable insulte aux pauvres du monde entier de la part d’un Hulot qui avait été obligé de déclarer un patrimoine de 7,2 millions d’euros et la possession de sept véhicules à moteur quand il était rentré au gouvernement en 2017.
Les gouvernants, en France et ailleurs, privilégient constamment les intérêts de la grande bourgeoisie au détriment des besoins élémentaires – alimentation, santé, logement, éducation, etc. – du reste de la population. Il ne sert à rien de les appeler à en avoir conscience, car ils mènent cette politique de classe en toute connaissance de cause. Ils n’ignorent rien des risques permanents de crises économiques, sociales, sanitaires, écologiques, que le capitalisme fait peser sur la planète, mais ils sont dévoués corps et âme à la bourgeoisie.
Les supplier de changer de politique est naïf ou est une tromperie consciente. Et de la part d’un Hulot, qui était devenu le ministre de la caution écologique de Macron pour finir par démissionner, dépité de sa propre incapacité à changer quoi que soit aux effets désastreux sur l’environnement de la course au profit des capitalistes, c’est un rideau de fumée destiné à cacher leurs responsabilités dans la catastrophe. « Le temps est venu »… de leur ôter le pouvoir de nuire.

                                               Lucien DÉTROIT (Lutte ouvrière n°2702)


Nous reprenons notre permanence de 17 heures 15 à 18 heures 15 dès ce vendredi 15 mai au carrefour « Babou » de l’avenue Gabriel Péri. En gardant les distances nécessaires, on peut se retrouver. La semaine prochaine, on peut prévoir une réunion d’une heure à l’air libre, 10 participants maxi.

Derichebourg : La bourse… et la vie


Choix pourri et odieux chantage



Profitant de la crise sanitaire, la direction de ce sous-traitant aéronautique envisage de supprimer 700 des 1600 emplois à Toulouse. Elle vient de proposer un « accord de performance collective ». Le chantage est le suivant : soit les salariés acceptent de perdre définitivement le 13ème mois, les indemnités de transport, l’indemnité de repas (remplacée par des chèques repas) et le plan de licenciement qui devrait concerner 700 salariés serait reporté… au mois de septembre ; soit l’accord est repoussé et le plan sera appliqué… dès juin. En clair, « on vous laisse « choisir » de la date de votre exécution ».
         C’est bien sûr inacceptable, d’autant que le groupe Derichebourg qui compte 36 000 salariés de par le monde n’est pas un groupe sur la paille. Mais comme pour tous ces parasites capitalistes, la seule chose intouchable, ce sont leurs profits.
         Face à cette attaque et ce choix pourri, les travailleurs n’ont le choix que de se serrer les coudes, et relever collectivement le gant afin de défendre leur peau. Il n’y a aucune raison d’accepter ces licenciements, et par contre toutes les raisons d’exiger le contrôle par les travailleurs des comptes réels de l’entreprise. Et on vérifierait alors, qu’avec les profits accumulés depuis des années, les actionnaires peuvent très bien payer pour éviter ce plan de licenciement.

AB-Habitat, Argenteuil-Bezons : déconfinement, ni anticipé, ni fait ni à faire...


Une belle cacophonie



La section CGT du bailleur de logements dits « sociaux » d’Argenteuil-Bezons dénonce dans une lettre à la direction générale de la coopérative HLM la « gestion catastrophique » de la « reprise » par cette dernière.

         Entre autre, on trouve dans cette lettre le long paragraphe suivant :

« … Chaque manager fait ce qu’il peut ou ce qu’il veut dans ce contexte de manque d’orientation claire et concertée. C’est ainsi que les équipements de protections diffèrent d’un service à l’autre envers des salariés soumis à des risques équivalent. Il est nécessaire d’indiquer la nécessité de fournir des masques à l’ensemble des personnels car le respect de la distanciation n’est pas possible tout au long de la journée. Des visières sont préconisées pour certains techniciens et pas d’autres, ni pour les gardiens, employés d’immeuble,  …. Un seul service aborde la question de la prise de repas, rien n’est indiqué sur le sens de circulation au siège, sur la gestion du parking, la gestion des déchets liés aux équipements de protection, masques, lingettes, rien n’est indiqué sur l’information des salariés, la procédure au cas où un salarié présente des symptômes… la mise à jour du DUER et l’information des salariés ne sont toujours pas réalisées… Les conditions d’utilisation des véhicules sont abordées partiellement seulement pour certains services. Le nettoyage des vêtements de travail, la fourniture de combinaisons jetables... Le nettoyage des locaux et notamment des sanitaires qui doit être réalisé plusieurs fois par jour n’est pas abordé. Tous ces manquements constituent une mise en danger des salariés… »

         Bref, une belle cacophonie qui n’est matière à rassurer les travailleurs, et bien à l’image de ce qui se passe dans bien des entreprises.