samedi 9 mai 2020

Violences policières : encore une violence policière contre un migrant


Des abrutis, mais encouragés par une ambiance de corps !



Trois policiers marseillais ont été condamnés pour avoir arrêté illégalement un jeune réfugié afghan sur la voie publique, l’avoir emmené sur un terrain vague à 30 kilomètres de Marseille et frappé, un de ces policiers disant aux collègues qui l’accompagnaient dans cette expédition « Ça fait du bien, ça soulage ». Ils ont ensuite écrit un faux procès-verbal pour se couvrir.
         La procureure a justifié la décision du tribunal disant que ces policiers n’étaient pas dignes de porter l’uniforme. C’est pourtant loin d’être un cas si isolé que cela. Fin avril, des policiers ont fait preuve de la même brutalité et du même racisme, à L’Île-Saint-Denis dans le 93. A faire un sale métier, on le fait salement, disait un humoriste. En tout cas pour certains, on peut le croire sur la base de ces faits.

Loyers : l’exigence d’un moratoire. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de la semaine dernière, mais toujours d’actualité


Loyers : il faudra les payer !

28 Avril 2020

Pour de très nombreuses familles populaires qui ont vu leurs revenus diminuer brutalement avec le confinement et l’explosion du chômage, partiel ou total, payer son loyer est devenu tout simplement impossible.
Le maire de droite de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, a annoncé vouloir annuler le loyer d’avril pour 4 000 locataires de l’office HLM, sans qu’on sache pour le moment si cela sera suivi d’effet. Au-delà de cette initiative médiatisée d’un maire non dénué d’arrière-pensées électorales, plusieurs associations, dont le Droit au Logement (DAL), demandent un moratoire sur les loyers des particuliers et appellent les locataires à ne pas les payer.
Plusieurs offices HLM et bailleurs sociaux ont déjà annoncé le report des échéances ou l’étalement des paiements. En Seine-Saint-Denis, le bailleur Plaine Commune Habitat estime avoir encaissé 15 % de loyers de moins qu’à la même période l’an dernier.
Pour ce qui est du logement locatif privé, un tiers est détenu par des petits propriétaires, ne possédant pour beaucoup qu’un seul bien en location. La plus grande partie de ce marché est entre les mains des groupes immobiliers qui n’entendent pas faire le moindre cadeau à leurs locataires. Le directeur du réseau Era immobilier France, un groupe international revendiquant 29 000 agences immobilières dans le monde, a déclaré : « Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore car tout le monde n’est pas en difficulté. »
De son côté, le gouvernement s’est déclaré hostile à toute idée de moratoire ou d’annulation. « Il faut payer son loyer » a même tenu à rappeler le ministre du Logement. Alors qu’il offre des centaines de milliards d’euros au grand patronat, et qu’il a autorisé la suspension des loyers pour les PME, le gouvernement s’est contenté de prolonger la trêve hivernale jusqu’au 31 mai pour les locataires en difficulté. Pour les familles touchant le RSA, il a annoncé une aide exceptionnelle de 150 euros, plus 100 euros par enfant, ainsi que 100 euros pour les ménages bénéficiaires de l’aide au logement, dont l’augmentation n’est par ailleurs même pas envisagée. Cette somme est loin d’être suffisante, et ne sera versée qu’après le déconfinement. Les familles bénéficiaires devront donc se débrouiller jusque-là. Et elles ne représentent qu’une petite partie des centaines de milliers de personnes bientôt incapables de payer leur loyer et qui risqueront l’expulsion de leur logement une fois la trêve hivernale passée.
Celles-ci sont appelées à se tourner vers leur département et son Fonds de solidarité pour le logement, ou encore à prendre des conseils auprès d’une plateforme internet, voire à négocier avec leur propriétaire. Bref, à elles de se débrouiller face à la catastrophe pendant que l’État est occupé à sauver les profits d’une minorité de capitalistes.
                                                Jacques Le Gall (Lutte ouvrière n°2700)


Dans la communication de la CGT du bailleur AB-Habitat d’Argenteuil-Bezons, nous avons trouvé le modèle de demande de report/étalement des loyers, que nous reproduisons bien volontiers. DM

Modèle de lettre demande de report/ étalement loyers

Prénom, Nom
Adresse
Code Postal – Ville

Destinataire
Adresse
Code Postal – Ville

À (Ville), le (Date)

Objet : Demande de délai de paiement du loyer


Madame, Monsieur,


Locataire d’un appartement situé à (indiquer l'adresse), je vous informe que pour des raisons indépendantes de ma volonté liées à la crise sanitaire du Covid-19, je me trouve actuellement dans l'incapacité de régler mon loyer du mois de (Préciser).

En effet, (Exposer votre situation personnelle et la nature des difficultés rencontrées).

Face à cette situation exceptionnelle, je vous demande de bien vouloir m’accorder un report pour le règlement du loyer du mois de (si loyer à terme échu : mars/ à échoir : avril) au mois de (avril/mai).

Ou


Ou

Face à cette situation exceptionnelle, je n’ai pas d’autres solutions que de vous proposer de régler les loyers des mois de (mars et avril / avril et mai) en (x) règlements égaux mensuels à compter du mois de (mai/juin).

J'espère sincèrement que vous réserverez une suite favorable à ma demande.

Dans l'attente de vous lire,

Je vous prie de recevoir, Madame (ou Monsieur), mes salutations les meilleures.

Signature

Lutte ouvrière, notre histoire, nos origines. Le PC en France : des espoirs révolutionnaires à un parti stalinien


Un parti qui aurait pu devenir révolutionnaire


1925, appel à la grève contre la guerre coloniale du Rif
L'humanité au moment des procès de Moscou

Fin décembre 1920, le parti socialiste scissionne lors de son congrès tenu à Tours. La majorité devient la Section Française de l’Internationale Communiste, et prend le nom de Parti communiste. La minorité continue la SFIO.
         Ainsi débarrassé de nombre de dirigeants qui s'étaient compromis dans la guerre impérialiste, le jeune Parti Communiste offrait de réelles perspectives, fort de cette base ouvrière et militante qui commençait à se tremper dans les luttes difficiles de l’Après-guerre. Il aurait pu devenir un parti révolutionnaire. Mais l'Internationale Communiste, avant qu’elle ne dégénère, manqua de temps pour réaliser l'objectif qu'elle se fixait.
         Dans les années qui suivirent le congrès de Tours, le Parti Communiste vit s'effondrer ses effectifs, tant à cause de la répression bourgeoise que du recul de la vague révolutionnaire. Mettant à profit ce reflux général, la bureaucratie, avec Staline à sa tête, s'installa au pouvoir en URSS, prit le contrôle de l'Internationale Communiste et opéra ce virage à 180° que nous avons évoqué hier. Désormais, la bureaucratie russe n'avait plus besoin de partis qui soient révolutionnaires. Elle transforma les jeunes partis communistes en vassaux au service de sa politique extérieure. Cadres et dirigeants furent sélectionnés en fonction de leur fidélité aux dirigeants du Kremlin. La bureaucratie s'appuya sur les dirigeants opportunistes que les bolcheviks avaient voulu écarter.
         Au nom de la "bolchevisation" des partis communistes, l'Internationale stalinienne élimina de ses rangs les révolutionnaires. Entre 1924 et 1926, les fondateurs du Parti Communiste en France, réellement partisans de l'adhésion à la IIIe Internationale comme Souvarine, Rosmer, Monatte et Loriot, furent exclus sans autre forme de procès. Certains dirigeants réformistes rejoignirent la SFIO, tandis que l’un d’eux, Cachin, lui, resta au Parti communiste et fit une longue "carrière" à l'ombre du stalinisme. D'autres dirigeants s'inclinèrent devant celui-ci.
         En quelques années, le PC devint un parti stalinien avant même d'avoir pu être un parti révolutionnaire. Cela fut possible parce que les dirigeants dont le jeune parti se dota dans la seconde moitié des années 1920, dévoyèrent avec cynisme les qualités d'abnégation et de dévouement des militants communistes, sous l'influence du stalinisme, pour les mettre au service des seuls intérêts de la bureaucratie russe. Celle-ci n'hésita pas, quand elle l'estima nécessaire à sa survie, à pratiquer des alliances avec les camps impérialistes qui s'affrontaient. Au gré des situations, elle imposa aux PC de se ranger dans le camp de leurs bourgeoisies respectives. Cela contribua considérablement à transformer les partis communistes, en particulier en France, en ce qu'ils sont devenus aujourd'hui, des partis qui ne conservent encore - et pas toujours - de communiste que le nom. Nous y reviendrons.

Article suivant : les partisans de l’Opposition de gauche dans le monde et en France.

vendredi 8 mai 2020

Macron et la réouverture des écoles, le masque et le mauvais élève


 


Leçon de chose macronienne


Macron s’est fendu d’une visite dans une école des Yvelines afin, dit-il,  de montrer que l’accueil des élèves pourrait se faire dans des conditions bien préparées à partir du 11 mai.
         Dans cet établissement, en effet, les meilleures conditions étaient réunies : école modèle, en présence du maire de Poissy, un des rares élus bien choisi car macroniste, favorable à la reprise des cours. Mais la mise en scène a tourné court. Malgré leur petit nombre, moins que les 15 préconisés, les élèves présents n’ont pu s’empêcher d’entrer en contact les uns avec les autres. Et pendant sa courte visite, Macron, gêné par son masque, n’arrêtait pas de le tripoter, au mépris des règles sanitaires qu’on nous demande de respecter.
         Il aurait voulu nous convaincre des dangers encourus par les enfants en reprenant l’école qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Mais cette précipitation dans cette remise en route bâclée est moins justifiée par le souci de l’intérêt des jeunes scolarisés que par l’urgence de remettre au travail leurs parents.

Télétravail = (télé)exploitation


Une dégradation des conditions de travail



Une enquête menée par l’Union des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT indique à quel point le basculement en télétravail se traduit par une dégradation des conditions de travail et de vie pour des centaines de milliers de salariés. Temps de travail en hausse, absence de définition de plages-horaires ou de droit à la déconnexion, isolement, pressions de toutes sortes : le travail à domicile ne supprime pas l’exploitation. Et bien souvent, il l’aggrave.

Argenteuil, masques d’humour


Démasqué



Sincèrement, cela partait d’une bonne intention. Mais le résultat semble très loin des espoirs que l’on pouvait mettre dans la récupération de ce masque. C’est peut-être que j’ai des grandes oreilles, mais cela ne tient pas, vraiment pas. Et quand je commence par l’une d’entre elles, c’est l’autre qui ne veut pas. Et avec l’inverse, c’est la même chose. Et je me vois mal opérer un lancement involontaire de masque en direction d’un passant.
         On ne sait pas s’il aurait fallu faire un essayage, mais non, avec mes oreilles, ce n’est pas possible. Et je ne peux pas tout de même tenir chaque élastique avec mes mains plaquées sur les oreilles.
         Quant au mode d’emploi, hum, pas simple ! À moins que l’on utilise une casserole et un thermomètre à cet effet ! On ne va tout de même pas faire une lessive à 60 degrés tous les soirs. Même avec les voisins, on n’arrivera pas à remplir le tambour.
         Bon, je crois que je vais malheureusement m’en passer. J’espère que cela va mieux pour d’autres Argenteuillais. Et merci tout de même aux bénévoles… et à monsieur le maire… DM

PS. Mais peut-être il y a-t-il un service après-vente !

États-Unis : de la crise sanitaire à l’effondrement économique


États-Unis : de la crise sanitaire à l’effondrement économique

05 Mai 2020

La crise sanitaire se poursuit aux États-Unis et se double d’une crise économique inédite. Au 3 mai, le pays comptait plus de 68 000 morts. Encore ce chiffre est-il, comme dans de nombreux pays, largement sous-estimé.
Le nombre de nouveaux cas, quelque 30 000 par jour, ne fléchit pas. Les grandes métropoles sont durement touchées et par exemple, l’État de New York avec 19 millions d’habitants compte plus de 24 000 morts.
Comme ailleurs, l’épidémie frappe d’abord les plus pauvres. Dans les abattoirs et l’agroalimentaire, par exemple, elle est particulièrement meurtrière. Une usine de viande du Dakota du Sud compte ainsi plus de 1 000 malades, surtout des travailleurs immigrés. Les Noirs sont nombreux parmi les victimes. Et les prisonniers sont durement frappés.
Des milliers d’entreprises ont fermé ou sont en faillite. À la différence des États européens, les États-Unis n’ont pas mis en place de mesures de chômage partiel. Des dizaines de millions de salariés sont licenciés. Au 30 avril, trente millions de personnes s’étaient inscrites pour bénéficier d’allocations chômage. S’y ajoutent dix millions de chômeurs qui ne sont pas parvenus à accéder aux sites ou aux bureaux d’inscription, et peut-être vingt millions d’autres qui n’ont pas droit à ces allocations et ne sont donc pas dénombrés. Au total 50 à 60 millions de personnes se sont retrouvées brutalement sans travail, autant que dans les années 1930, après quatre ans de Grande Dépression. Mais cette fois-ci, l’économie s’est effondrée en six semaines. Les queues sont interminables pour l’aide alimentaire dont dépendraient désormais 38 millions d’Américains.
Ces chômeurs vont être dans l’incapacité de rembourser leurs emprunts, ce qui pourrait provoquer une crise bancaire. L’avenir du secteur pétrolier est aussi incertain. Pour que le pétrole de schiste américain soit rentable, il doit se vendre au moins à 35 dollars (32 euros) le baril. Or, en raison de la chute des cours, accélérée par la crise actuelle, son prix est aujourd’hui autour de 25 dollars (23 euros). Ce secteur menace donc de s’effondrer, avec des millions d’autres chômeurs à la clé. Les collectivités locales, qui emploient environ un salarié sur dix, et voient leurs ressources chuter et leurs dépenses exploser, licencient massivement. 300 000 à un million de leurs employés, dans l’éducation, la santé, l’assainissement, la sécurité, pourraient perdre leur emploi. Au premier trimestre, le PIB du pays a chuté de 5 % ; au second, la chute pourrait être de 30 %.
Autant dire que lors de l’élection présidentielle de novembre prochain, Trump ne pourra capitaliser sur la croissance et le plein-emploi dont il se vantait il y a encore quelques mois. Dans ce contexte, faire diversion en désignant une puissance étrangère comme une menace pour le pays est une vieille ficelle aux États-Unis. La Chine est aujourd’hui la cible numéro un. L’administration américaine a laissé entendre que Pékin pourrait avoir dissimulé des informations sur la propagation du virus, et même que celui-ci sortirait d’un laboratoire de virologie de Wuhan.
Cette campagne s’inscrit dans la continuité de la guerre commerciale engagée depuis trois ans. Le 1er mai, Trump a ainsi interdit l’achat d’équipements électriques fabriqués par des « adversaires étrangers » – comprendre, la Chine. Une autre cible est Cuba : le secrétaire d’État Mike Pompeo a également critiqué les États, comme le Qatar ou l’Afrique du Sud, qui acceptent ses médecins dans la lutte contre le coronavirus, leur demandant de ne pas verser un dollar au régime cubain. Les États-Unis maintiennent celui-ci sous embargo depuis six décennies et l’administration Trump espère le voir chuter un jour. Le Venezuela est également dans son collimateur. Trump œuvre depuis des mois au renversement d’un gouvernement insuffisamment docile à ses yeux, et prépare peut-être une intervention armée. L’Iran aussi est une cible potentielle.
Ces propos belliqueux, dans la bouche d’un fier-à-bras, peuvent en rester là. Mais l’accroissement des tensions peut aussi déboucher sur des conflits bien réels. Aux États-Unis comme ailleurs, la pandémie a déjà des conséquences qui dépassent largement la seule dimension sanitaire.

                                         Michel BONDELET (Lutte ouvrière n°2701)

Lutte ouvrière, notre histoire, nos origines : La dégénérescence de l’Internationale communiste


D’une véritable Internationale à son ombre



Lorsque les communistes russes fondent l’Internationale communiste, la IIIème Internationale, en mars 1919, ils le font avec l’objectif qu’elle devienne l’outil de l’extension à travers le monde de la révolution déjà victorieuse en Russie. La société bourgeoise vacille en Europe. L’élan révolutionnaire est là. La victoire est à la portée des mobilisations des travailleurs, en Allemagne en particulier.
         Des millions de militants rejoignent alors cet idéal enthousiasmant dans tous les pays. Mais nulle part hors de l’Union soviétique, il n’existe de parti ayant l’expérience révolutionnaire des dirigeants russes forts de celle de trois révolutions. Pour eux, il s’agit d’aider vite à la construction de tels partis. Le temps presse.
         Le premier congrès et le second réuni un peu plus d’un an plus tard, en juillet 1920, analysent cette vague révolutionnaire et fixent les objectifs pour l’action des communistes dans les différents pays. Lors de ce deuxième congrès sont définis les fameuses « 21 conditions » d’adhésion à l’Internationale, afin d’aider les nouveaux partis communistes en formation à se défaire des vieux dirigeants réformistes qui les ont rejoints par simple opportunisme.
         Mais la vague révolutionnaire passe sans véritable nouvelle victoire. Surtout, la société capitaliste bousculée par la guerre se stabilise à nouveau. Il s’agit dorénavant de durer pour l’Union soviétique en attendant des jours meilleurs, d’approfondir la construction des sections de l’Internationale, et de définir une stratégie en direction des travailleurs qui ne sont pas encore gagnés à la politique révolutionnaire. Ils demeurent en particulier nombreux au sein des partis réformistes. La politique dite de « front unique » sera alors définie au troisième congrès de juin 1921, et encore discutée lors du quatrième congrès de novembre 1922.
         Le congrès suivant aura seulement lieu en juin 1924. Entre-temps, la contre-révolution politique s’est mise en marche. Le pouvoir de la bureaucratie s’est développé. Elle a trouvé son homme, Staline.
         Lors de ce 5ème congrès, ce ne sont plus les idées de Lénine et de Trotsky qui guident les décisions, mais celles, autour de Staline, de ceux qui préparent le tournant du « socialisme dans un seul pays ». Cette "théorie" va marquer une rupture fondamentale avec celui de la tradition du mouvement communiste, celle de l’internationalisme, celle de la perspective de la révolution mondiale.
         L’Internationale communiste a fait faillite. Les congrès suivants, celui de 1928, et a fortiori celui de 1935, seront des parodies de congrès démocratiques. Ils sont ceux de Staline et de son État policier.
         Quand ce dernier décide de dissoudre l’Internationale Communiste en 1943, il y a longtemps qu’elle n’était plus qu’un cadavre.
         Nous nous réclamons des quatre premiers congrès de l’Internationale communiste, ceux de militants internationalistes, de militants communistes.

Prochain article : le Parti communiste, en France, de la voie d’une organisation révolutionnaire à un parti stalinien.