samedi 21 mars 2020

Argenteuil, commerce, alimentation, aidons les commerçants des marchés forains


Nous avons besoin d’eux, ils ont besoin de nous !




Photo d’une travée du marché Héloïse hier vendredi

Les commerçants des marchés d’Argenteuil vivent une très mauvaise période, comme j’ai pu le constater hier vendredi lors de ma visite au marché Héloïse. Vu le peu de fréquentation, certains commerçants de l’alimentaire pensent jeter l’éponge provisoirement, et ce ne sera, si c’est le cas, vraiment pas une bonne chose.

         Au niveau sécurité sanitaire, la situation a été sécurisée. On entre qu’aux extrémités : une entrée pour une sortie. Des distances d’attente sont matérialisées. Il y a en même temps donc peu de monde. Temps d’attente plus importante sans doute ce dimanche, mais raisonnable.

         Il faut se fournir en fruits, légumes, et autres dans des marchés forains. Il faut aider les commerçants. J’irai demain au marché Héloïse. DM (Il faut avoir sur soi son attestation de circulation. Je me suis fait contrôler sur le trajet hier)

Épidémie de coronavirus et travail salarié hors de propos : chez Renault-Sovab comme dans bien d’autres entreprises, la colère monte


Nous ne sommes pas de la chair à produire

 
Un rassemblement au printemps 2019

Lundi matin 16 mars, dans les ateliers de l’usine Renault Sovab de Batilly qui produit des fourgons Master, il n’était pas question d’arrêter la production pour lutter contre la propagation du coronavirus.

    La veille, dimanche, la direction avait appelé des volontaires de l’équipe de nuit pour venir travailler une partie de la matinée et des nouveaux intérimaires ont débarqués pour remplacer les ouvriers restés chez eux pour garder leurs enfants.

   Par une réunion de 5 minutes dans chaque secteur, les chefs expliquaient que tout était sous contrôle, qu’il suffisait de se laver les mains et que chaque salarié qui se sentait mal devait se signaler.

   La plupart d’entre nous étaient estomaqués de la légèreté avec laquelle la direction répondait aux inquiétudes de centaine de travailleurs. Nous nous côtoyons de près sur les chaînes, dans les vestiaires et au self. Nous nous échangeons les outils, les visseuses, les claviers, les téléphones…
   
   En fait, en guise de mesures de protection, il n’y avait rien de mis en place, à part la recommandation de ne pas se serrer la main. Et en ce qui concerne le nettoyage de l’usine, les prestations ont largement diminué ces dernières années ce qui est pire en période d’épidémie.

   Ce n’est que l’après-midi à 15 h que la direction a soudainement annoncé la fermeture du site jusqu’au moins la fin de la semaine.

  Mais deux jours après, Pénicaud, la ministre du travail, exhortait les entreprises à reprendre le travail, la Sovab annonce déjà une reprise dans un premier temps partielle, en se moquant complétement du délai de confinement nécessaire pour enrayer la propagation du virus.

   Elle projette de faire travailler 50 salariés pour sortir le millier de Masters en attente de retouche, en disant que « l’État n’a jamais interdit l’activité industrielle. Sovab n’est pas hors la loi, et nous sommes en lien avec la préfecture ».

   Les retoucheurs et ceux qui valident les véhicules qui sortent des chaînes sont fortement sollicités pour travailler les jours fériés, pendant les périodes de vacances, pour faire des heures supplémentaires les samedis et les dimanches soir. C’est à cause du manque de personnel chronique sur les lignes de montage et de l’interdiction formelle d’arrêter la chaîne que le parc des retouches est un tonneau des danaïdes ! Cette fois, la direction dépasse les bornes en mettant en cause leur santé.

   Les 6 syndicats de l’usine sont unanimement contre la reprise. Ils estiment que les conditions de travail ne permettent pas de protéger les salariés, mais la direction n’en a cure.

   Elle veut passer en force, contre l’avis des salariés de plus en plus inquiets par la contamination qui prend chaque jour de l’ampleur. Cela se mesure par le nombre impressionnant de messages de soutien que s’échangent les travailleurs de l’usine. C’est un début de résistance. Pour garantir notre santé, on ne pourra compter que sur nous-mêmes.

Défense des services publics utiles à la population : un objectif de nos luttes futures


À l’heure des choix mortels !



L’épidémie progresse et la Direction Générale de la Santé a transmis aux hôpitaux des recommandations pour « prioriser les patients » en cas de saturation des services d’urgences et de réanimation. En clair, comme on n’a pas prévu les moyens de soigner tout le monde, les médecins devront faire des choix et s’occuper en priorité de ceux qu’ils considèrent pouvoir sauver…
         Le Premier ministre Édouard Philippe vient de le reconnaitre devant les députés, présentant cela comme une fatalité : les hôpitaux ne pourront pas accueillir tous les malades.
         Mais cela n’a rien d’une fatalité ! Résultant de dizaines d’années de politiques d’économie sur la santé, cette insuffisance des moyens du système de soins était dénoncée par ceux qui se sont mobilisés dans les hôpitaux, face à un gouvernement qui a continué à faire la sourde oreille. Des morts annoncés par milliers, tragique bilan d’un choix politique criminel ! 
 

Se battre demain pour les services publics

Petit rassemblement pour la défense des services publics, novembre 2019

Pour nous, ce n’est pas une nouveauté. La situation de ces services relève de celle de la condition ouvrière. Qu’ils reculent et c’est cette dernière qui recule. Ce recul n’a pas cessé depuis des années, et l’on peut en mesurer les conséquences dramatiques dans le domaine de la santé aujourd’hui.
         Cette équation relève de la lutte de classe, du rapport de force entre la bourgeoisie et le monde du travail. Cette conviction, nous devons la faire partager, comme toutes celles du même ordre qui nous permettront de repartir de l’avant, pour améliorer la condition de tous, mais aussi pour donner une issue à la crise profonde de la société.

Milliards à foison : capitalisme je suis, capitalisme je serai !


La BCE aux capitalistes : on arrose sans limite !



Christine Lagarde, présidente de la BCE

La BCE a annoncé mercredi 19 mars un gigantesque plan de relance. Des sommes faramineuses - 1 050 milliards d'euros pour les neuf prochains mois - ont été annoncées pour racheter la dette des États et celle des entreprises. « Il n'y aura pas de limites à notre soutien de la zone euro », a déclaré Christine Lagarde, la présidente de cette institution. En résumé, tous les robinets sont ouverts pour arroser les capitalistes.
         Mais rien ne dit que cela suffira à « rassurer les marchés », c’est-à-dire à satisfaire l’avidité des spéculateurs qui font plonger les cours de la Bourse… Et qui payera la note ? Le bon peuple. Encore faudrait-il qu’il se laisse faire !

Argenteuil, élections municipales, comme si de rien n’était


Nouvelle électorale d’une autre galaxie



Sur cette planète, jolie mairie convoitée par nos extra-terrestres (Hunderwasser)

Apparemment, sur une autre planète, il est question d’élections. De petits hommes y manœuvrent en vue de ce que les habitants de cette galaxie appellent « second tour » dans un espace-temps totalement incompréhensible à nous pauvres humains confrontés à une situation exceptionnelle.
         La dernière nouvelle qui nous soit parvenue de cet univers totalement incongrue, serait qu’un candidat prêt à tout viendrait de s’allier à une partisane, certes dissidente du parti du roi de cette galaxie, ennemi déclaré du monde du travail de cette planète, un dénommé Macron.
         Certes, il n’y a rien de bien étonnant qu’il existe dans l’univers des terres ressemblant à la nôtre, mais il est tout de même surprenant qu’il s’y trouve des pratiques et des petites carrières étrangement semblables à celle de notre petite terre.
         Mais sur celle-ci, à des années-lumière, il y a bien, par ces temps, d’autres problèmes autrement prioritaires !

Combat des femmes, combat contre les violences faites aux femmes, quelle que soit la conjoncture le combat continue


Ne les laissons pas seules

Le combat des femmes contre les violences et pour l’égalité ne s’arrête pas durant ces temps difficiles qui, pour les femmes, peuvent l’être encore davantage. On nous communique…



vendredi 20 mars 2020

Épidémie de coronavirus et travail salarié hors de propos : Témoignage d'une travailleuse de l'industrie aéronautique

Argenteuil, agents territoriaux : pour la continuité sociale oui, pour le reste non !


Cherchent-ils les chrysanthèmes ?


Seulement pour des temps meilleurs !
Contre toutes les préconisations, y compris gouvernementales, chez les agents territoriaux de la Ville, la santé de ces derniers ne semble pas la priorité, en tout cas dans certains services, et pour tous les responsables. Ainsi, la municipalité entend faire revenir les jardiniers au travail dès lundi prochain.
         Aucune utilité vitale pour la continuité sociale, seulement l’objectif de gagner la « quatrième fleur » espérée par la municipalité. Pour cela, il faudrait entamer, paraît-il, le repiquage des fleurs.
         Quand c’est socialement utile, le travail est nécessaire. Dans le cas du repiquage, il est totalement incongru et à interdire totalement.
         A moins que les responsables de cette décision visent comme quatrième fleur… le chrysanthème !