À l’heure des choix mortels !
L’épidémie progresse et la
Direction Générale de la Santé a transmis aux hôpitaux des recommandations pour
« prioriser les patients » en cas de saturation des services
d’urgences et de réanimation. En clair, comme on n’a pas prévu les moyens de
soigner tout le monde, les médecins devront faire des choix et s’occuper en
priorité de ceux qu’ils considèrent pouvoir sauver…
Le
Premier ministre Édouard Philippe vient de le reconnaitre devant les députés,
présentant cela comme une fatalité : les hôpitaux ne pourront pas
accueillir tous les malades.
Mais
cela n’a rien d’une fatalité ! Résultant de dizaines d’années de
politiques d’économie sur la santé, cette insuffisance des moyens du système de
soins était dénoncée par ceux qui se sont mobilisés dans les hôpitaux, face à
un gouvernement qui a continué à faire la sourde oreille. Des morts annoncés
par milliers, tragique bilan d’un choix politique criminel !
Se battre demain pour les services publics
Pour
nous, ce n’est pas une nouveauté. La situation de ces services relève de celle
de la condition ouvrière. Qu’ils reculent et c’est cette dernière qui recule.
Ce recul n’a pas cessé depuis des années, et l’on peut en mesurer les
conséquences dramatiques dans le domaine de la santé aujourd’hui.
Cette équation relève de la lutte de
classe, du rapport de force entre la bourgeoisie et le monde du travail. Cette
conviction, nous devons la faire partager, comme toutes celles du même ordre
qui nous permettront de repartir de l’avant, pour améliorer la condition de
tous, mais aussi pour donner une issue à la crise profonde de la société.


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