lundi 16 mars 2020

Argenteuil, résultats


Résultats Argenteuil (95)

Electeurs inscrits : 53 586

Votants : 17

Suffrages exprimés :17 277

Suffrages LO :318

Pourcentage LO : 1,91%

Autres listes :

O. Slaouti (PC, FI, Génération…) : 11,62%

H. Boumédienne (soutien EELV) : 3,72 %

S. Zouhani (liste « citoyenne ») : 2,75 %

P. Doucet : 29,26 %

G. Mothron : 35,71 %

O. Fillette (LERM dissidente) : 6,5 %

D Kaabèche (LERM officielle) : 4,62 %

F Debeaud (droite) : 3,91 %





Après le premier tour des élections municipales


Communiqué de Lutte ouvrière

15/03/2020

En votant pour les listes « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs », présentes dans 240 villes, les électrices et les électeurs du monde du travail ont pu exprimer leur rejet des partis au gouvernement et leur refus des partis d’opposition qui convoitent leur place. Les uns comme les autres ont en commun de préserver l’ordre social fait pour enrichir toujours plus ceux qui sont déjà riches de l’exploitation de leurs salariés et pour pousser vers la pauvreté ceux qui ne possèdent rien sauf leur capacité de travail. Lorsqu’ils sont à la tête de l’État, les uns comme les autres gouvernent au profit de la classe privilégiée. 

Le vote des électeurs de Lutte ouvrière est un geste politique important pour l’avenir. Il témoigne de la présence, dans un certain nombre de villes, d’un courant politique qui conteste la dictature du grand capital et qui est convaincu qu’il est nécessaire de la renverser. Ce courant reste modeste, mais sa présence est un gage pour la renaissance d’un mouvement ouvrier révolutionnaire.

Le seul moyen d’empêcher le capitalisme en crise d’entraîner toute la société dans sa faillite est que renaisse le mouvement ouvrier révolutionnaire, pour combattre jusqu’au bout le pouvoir de la grande bourgeoisie et de son État. La société ne peut pas éviter la plongée dans la barbarie en continuant à être guidée par la course au profit des plus riches, qui s’oppose aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.

L’épidémie de coronavirus elle-même, que les hommes finiront par maitriser, met en lumière les ravages de l’organisation capitaliste de la société. En France comme dans de nombreux pays, la course à la rentabilité et aux économies affaiblit depuis de longues années le système hospitalier au point de l’asphyxier. Il est de moins en moins à même de faire face à ses tâches ordinaires et, à plus forte raison, à l’imprévu.

Le gouvernement réduit aujourd’hui les activités sociales et éducatives. Mais, dans l’industrie, par exemple dans l’automobile, les chaînes de production continuent de tourner, au mépris de la santé des salariés qui prennent les transports et sont regroupés, parfois à plusieurs milliers, pour le profit de Renault, PSA ou Toyota. On manque de masques, de gel hydro-alcoolique, de respirateurs, mais il faut produire des voitures ! Ce mépris de classe provoquera peut-être l’explosion sociale.

La crise boursière découlant de l’agitation spéculative des groupes financiers, est une menace plus grave encore que le coronavirus. Elle est l’expression de la faillite du système économique et social actuel.

La renaissance d’un mouvement ouvrier révolutionnaire, indispensable pour combattre et vaincre la dictature du capital, n’est pas une affaire électorale. Elle exige l’irruption des exploités sur la scène politique.

Lutte ouvrière fait appel à tous ceux qui se sont reconnus dans la politique qu’elle a défendue, pour qu’ils apportent leur contribution à ce que le « camp des travailleurs » se donne un parti qui représente ses intérêts de classe et qui se donne pour but l’émancipation de la société.




Hôpitaux : l’exemple du CHU de Poitiers (Vienne)


Il y a loin des déclarations gouvernementales à la réalité



La direction du CHU de Poitiers vient d’envoyer un mail à destination des travailleurs administratifs de l’établissement qui ont des enfants, en leur demandant de se débrouiller pour assurer la garde de ceux-ci, et d’être à leur poste de travail.
     Alors qu’avec la crise épidémique qui s’annonce, le gouvernement n’a cessé de communiquer pour encourager le télétravail ou pour dire, pour ceux des salariés qui sont parents et n’ont pas cette possibilité, qu’ils pourraient bénéficier « automatiquement » d’un arrêt maladie sur simple demande à l’employeur, le CHU, qui gère des effectifs à flux tendu, ne l’entend visiblement pas de cette oreille.
     Et pour cause ! À force d’avoir supprimé des postes dans les hôpitaux, les différents gouvernements, de droite comme de gauche, en passant par celui de Macron, poursuivant leur politique d’austérité, portent une lourde responsabilité dans la désorganisation qui sévit dans le secteur hospitalier.

Éducation nationale, pas clair du tout


Une seule priorité : la protection de chacun et de tous

Une lettre de mon syndicat, la CGT-Éducation du val d’Oise, et le communiqué intersyndical au niveau du pays

Cher.e.s camarades,

1) En PJ, vous trouverez le communiqué intersyndical FSU/FO/CGT/SUD... qui réagit aux propos de Blanquer lors de sa conférence de presse du 15/03, totalement contradictoires avec ses propos face aux organisations syndicales de la veille, le 14/03, avec les déclarations du président de la République du 12/03 et surtout avec ceux du 1er ministre d'hier soir.
Il déclare à la presse demander aujourd'hui la présence d'une moyenne de la moitié des effectifs adultes dans les établissements.

C'est irrecevable ! C'est vraiment un mépris pour nos vies.

Nos organisations syndicales rappellent au ministre son devoir statutaire , la protection des personnels ! La position du ministre a depuis bien changé :


Elles appellent tous les personnels à exercer immédiatement leur droit de retrait si le ministre maintenait par circulaire cette déclaration de conférence de presse.

 
2) En rapport avec ce que nous avons appris hier pour notre école Cézanne, en PJ un communiqué de la CGT Educ nationale qui rappelle que l'ouverture de "pôle d'accueil" pour les enfants des personnels soignants ne peut se faire que si l'ensemble des conditions sanitaires sont réunies, pour n'exposer ni enfants, ni personnels.

3) Une expression commune CGT Educ95, SNUDI FO 95, FSU 95, SUD Education 95 va partir ce dimanche au DASEN, exigeant le report de la mesure "pôle d'accueil" tant que les conditions ne sont pas réunies.

Nous pouvons en conséquence dire que nous agissons sur consigne syndicale!

Enfin, nous ne pouvons recevoir d'injonction-réquisition dans cette période que si elle est nominative, et signée du préfet.
Bien cordialement.

                                             Le bureau de la CGT Educ'action 95



Nouvelle explosion d’une usine près de Rouen


Des risques incontrôlés




Six mois après l’incendie de Lubrizol à Rouen, Saipol, une autre usine classée Seveso  de cette région a connu une explosion vendredi 12 mars, et l’incendie a duré 4 heures. Les salariés ont été évacués et la population alentours a été confinée plusieurs heures.
         Il y a deux ans, une usine du groupe Saipol à Dieppe avait été mise en examen pour violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ayant entrainé la mort de deux salariés… Et là il faudrait croire leurs propos rassurants sur la situation à Rouen ?
         Santé, environnement, les capitalistes font courir des risques incontrôlés à toute la société pour augmenter leurs profits, il faut que les travailleurs les contrôlent.

Privatisation d’ADP reportée…


… pour mieux être actée demain ?



Le gouvernement vient d’annoncer la suspension, pour le moment, de son projet de privatisation totale d’Aéroports De Paris (ADP) dont l’État détient encore 50,63 % du capital.
         Syndicats et partis politiques opposés à cette privatisation avaient organisé une pétition qui n’avait obtenu que 1,2 millions de signatures alors que les règles pour qu’un referendum d’initiative populaire prenne effet exigent de présenter un minimum de 4,7 millions de signatures pour mettre le gouvernement dans l’obligation de consulter les électeurs sur telle ou telle décision.
         Mais la raison immédiate de cette suspension provisoire de la privatisation est bien plus triviale : le coronavirus a fait chuter le nombre de vols et la fréquentation des aéroports. Du coup le cours des actions d’ADP a chuté. L’État est là pour servir la soupe aux capitalistes, mais quand elle n’a pas assez de crème ou de lard, il retarde la livraison aux clients, rien de plus.

dimanche 15 mars 2020

Épidémie : un pas de plus vers l’immobilisation de la vie sociale


Un pas de plus…


Le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures avec la fermeture des bars, des restaurants, des cinémas, et de tous les commerces à l’exception de ceux nécessaires. Soit, un pas de plus en direction du confinement.
         Bien évidemment une pensée particulière à ceux qui tiennent ces cafés et ces restaurants que nous fréquentons, qui vont connaître des difficultés, comme les autres secteurs du monde du travail, et vers qui va toute notre sympathie.

         Une affichette municipale apposée sur le cinéma Jean Gabin nous a particulièrement choqué. Comme si n’était pas le gouvernement ou l’État qui avait pris les décisions mais le seul roi Emmanuel 1er !

          Mais pour sourire un peu :



Gouvernement : cadeau pour le grand patronat, galère pour les travailleurs


Cadeau !



Le ministre de l’économie Le Maire a annoncé que les mesures de soutien économique - comprenez de soutien aux patrons – face à la pandémie de coronavirus, coûteront des dizaines de milliards d’euros. C’est le montant du cadeau que l’État s’apprête à offrir aux patrons pour les dédommager du chômage partiel qu’ils prévoient.
         Mais si les patrons seront dédommagés à 100% de leurs frais pour le chômage partiel, ce n’est pas le cas des travailleurs qui le seront à 70% pour les salaires au-dessus du Smic.
         Ainsi s’il n’y a rien pour la santé, rien pour les travailleurs dans ces milliards, pour les capitalistes, c’est « open bar ».

Homéopathie - Boiron : Et pourquoi pas du gel hydro-alcoolique au lieu des billes de sucre ?


Avec les profits accumulés, il y a de l’argent en réserve



Boiron annonce 600 licenciements en France, un quart de ses effectifs et veut fermer trois sites de production. La raison invoquée pour justifier ces licenciements est la fin du remboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale en 2021.
     La famille Boiron a pourtant construit une jolie petite fortune en vendant des billes de sucre. Elle est classée à la 101ème place au classement des grandes fortunes françaises selon le magazine Challenges, avec 900 millions d’euros accumulés. Cet argent permettrait de payer les salaires de 1 000 salariés à 2 000€ net, charges comprises, pendant 20 ans : largement le temps de se reconvertir, si besoin, dans d’autres productions. Par exemple, reconvertir les installations industrielles pour produire et répartir du gel hydro-alcoolique !