jeudi 12 mars 2020

Argenteuil, chronique des élections municipales


Le temps d’une élection, les voilà s’intéressant aux travailleurs

 
Septembre 2014


Différentes listes se sont adressées à la veille du scrutin des élections municipales de dimanche aux agents de la Ville. Ils leur font miroiter s’ils sont élus la réalisation de… promesses électorales.
         Les travailleurs territoriaux connaissent bien à Argenteuil le maire encore actuel et son prédécesseur qui sont à nouveau candidats.
         D’un côté, celui qui a licencié des centaines d’agents précaires à son arrivée en 2014, augmenté le temps de travail, imposé au service des Écoles des horaires complètement déments, et instauré une prime faisant subir aux malades une double peine…
         De l’autre, celui qui rêvait d’être ministre, qui a soutenu la loi El Khomri, défenseur acharné du 49.3, porte-parole de Valls, soutien de Hollande et du grand patronat…
         Rien ne pourra effacer ce rappel. Ils se valent.
         Quant à nous, nous n’avons rien à promettre. A la différence des deux principaux prétendants et de quelques autres, nous appliquons sans être élu ce que nous sommes, des militants informant la population et les travailleurs, de la Ville et d’ailleurs, dénonçant les mauvais coups, et tentant d’être année après année, à la mesure de nos forces, aux côtés des combats des travailleurs territoriaux.
         Élus, ce serait un plus pour développer en ce sens notre action militante. Aux travailleurs conscients de cela de l’entendre, en votant pour la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs ».


mercredi 11 mars 2020

Argenteuil, face au racisme et aux propos orduriers, la conscience d’appartenir à un seul camp, celui des travailleurs !


Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !



La campagne électorale s’envenime à Argenteuil, autour d’un tweet raciste, injurieux et antimusulman d’une des candidates de Georges Mothron.
         Bien évidemment, c’est à dénoncer, mais ce n’est pas une surprise.
        Nous ne ferons pas d’amalgame, mais il n’est pas surprenant que cette liste concentre un certain nombre de préjugés les plus crasses qui ne sont pas une nouveauté mais qui circulent ouvertement davantage depuis des années.
         Georges Mothron s’adresse, et il ne peut pas le nier, à un public marqué par cette bêtise raciste et par nombre de préjugés, ce n’est pas une découverte pour quiconque. De messages sur les réseaux sociaux en ralliements au RN de deux des membres de la majorité sortante ne sont pas des incidents de parcours.
         Certes tout cela est dans l’air du temps. Une raison supplémentaire pour le combattre.
         Pour nous, le « camp des travailleurs » est formé de tout ce monde du travail qui s’oppose à la bourgeoisie et à son appareil d’État. Que nous ayons une carte d’identité française ou pas, que nous votons ou pas (le refus d’obtenir le droit de vote est toujours vécu comme un affront par les travailleurs étrangers), que nous soyons avec ou sans papier, pour nous, il n’y a qu’une classe, la classe des travailleurs. Et c’est à parvenir à cette conscience, face à tous les préjugés, que nous travaillons, y compris à l’occasion de cette campagne des élections municipales, à Argenteuil comme ailleurs.

Migrants : les politiques odieuses des dirigeants turcs et de l’Union européenne


Marchandages avec la peau des migrants



Erdogan, le président turc, se rend à Bruxelles pour négocier de nouveaux financements en paiement des services qu’il rend à l‘Union européenne (UE) en contenant en Turquie les migrants, en les bloquant ainsi aux portes de l’Europe.
         Pour cela, il menace de « libérer » les quelques 3,7 millions de réfugiés qui sont actuellement dans des camps dans son pays. Les conséquences de ce sordide marchandage sont que des dizaines de milliers de personnes se massent à la frontière de l’UE, essayant de passer de l’autre côté, vers une Union Européenne qui, elle, continue à les refouler, entraînant des morts et des blessés. Il y a déjà eu au moins quatre noyades en une semaine.
         Mais plus odieux encore est l’attitude des dirigeants européens qui, en faisant de l’Europe une citadelle hermétique, permettent à Erdogan de jouer de la sorte avec la vie des migrants.

La police à l’œuvre contre le combat des femmes


Les messieurs bidules du gouvernement ont encore frappé



Après les Gilets jaunes et les grévistes en lutte pour leurs retraites, ça a été, samedi soir à Paris le tour des femmes qui manifestaient à l’occasion de la journée internationale pour la défense des droits des femmes. Les manifestantes ont dû subir les matraques et autres brutalités de la police.
         Comme c’est devenu ces derniers temps son habitude, la police sort de plus en plus souvent ses « bidules » et autres arguments « frappants ». Cela traduit la fébrilité de celui qui donne ses ordres à la police, ce gouvernement qui, pour faire face à une colère de plus en plus partagée, n’en rabat pas sur la répression. Au contraire.

Élections municipales à Argenteuil 2020, chronique


Les travailleurs ne veulent pas en voir de toutes les couleurs ! Qu’ils voient rouge le plus tôt possible !

 
C'est clair et net !

Les circulaires et les bulletins de vote commencent à arriver à domicile. Il est très intéressant d’analyser les couleurs et autres particularités utilisées par les candidats.
         À droite, le bleu-roi, le bleu-droite domine.

       Le bulletin de la liste officielle de Macron est noir, comme les mauvais coups que son chef inflige au monde du travail.
         L’ancien maire a repris le rose, comme pour faire oublier la loi El Khomri, le 49.3, Valls, et son ralliement raté à Macron.
         Deux listes rivalisent de vert, il paraît que c’est très mode.
        Et il y a le rouge de notre liste, le rouge des travailleurs, avec le gros de notre sigle, et le pictogramme du communisme. Bref, une liste qui annonce la couleur, celle « Lutte ouvrière » du « camp des travailleurs ».

         Seules trois listes affichent le soutien de partis : une verte modestement, celles des verts officiels, la seconde verte plus nettement, et la troisième, la nôtre, en gros, sans ambages. Quant aux autres, le néant !

Mobilisations, agenda militant, on nous informe


49.3 ou pas, de la loi Macron on en veut pas

La mobilisation se poursuit, rassemblement devant la sous-préfecture d’Argenteuil jeudi 12 mars, à partir de 11 heures 30, à l’appel des organisations syndicales enseignantes.


Amnesty International nous informe




mardi 10 mars 2020

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 9 mars 2020


Votez Lutte ouvrière- faire entendre le camp des travailleurs !





Alors que de nombreux candidats, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition, cachent leur appartenance politique, Lutte ouvrière présente des listes dans 240 villes sous le même drapeau, celui du camp des travailleurs.
Ces listes sont à l’image de celles et ceux qui travaillent et vivent dans la ville : ouvriers de l’automobile à Montbéliard, Valenciennes ou Poissy; ouvriers et employés de la chimie dans la région lyonnaise ; ouvriers de l’aéronautique dans l’agglomération toulousaine… et partout, des cheminots, des conducteurs de bus, des aides à domicile, des agents de sécurité et d’entretien, des infirmières et des aides-soignantes, des enseignants, des caissières, des employés de banque et d’assurances…
Ce sont, à l’échelle nationale, des travailleuses et travailleurs qui ont en commun de partager les difficultés des classes populaires et la même révolte contre le grand patronat. Ensemble, ils font la démonstration que les travailleurs n’ont pas besoin de porte-parole, de notables, d’avocats et encore moins de chefs ou de directeurs pour être représentés.
Loin de tout carriérisme et clientélisme, ils portent les intérêts généraux des travailleurs. Ils ne font pas l’habituel catalogue de promesses aussi démagogiques que mensongères. Leur programme se résume en une phrase : être du côté des exploités et des plus pauvres contre les riches, en toutes circonstances. Être de tous les combats pour faire respecter les droits et les intérêts des travailleurs dans les entreprises et dans les communes où ils vivent.
À l’échelle d’une municipalité, il y a bien des choses à faire, car les intérêts des plus riches, ceux des promoteurs, des propriétaires, des banques et des grandes entreprises passent avant ceux des travailleurs et des plus pauvres.
C’est ce que dénoncent les associations et collectifs qui se battent contre les expulsions locatives et le mal-logement, contre les expulsions de sans-papiers, contre les fermetures de bureaux de poste ou de classes, le harcèlement de la police et les contrôles au faciès… Jusqu’aux collectifs d’habitants qui se battent contre des factures d’eau indues ou pour que les bailleurs réparent des ascenseurs parfois en panne pendant des semaines.
Pour les travailleurs, rien ne tombe jamais du ciel. Du grand patronat et du gouvernement, ils n’ont à attendre que de nouveaux coups, mais pour s’en protéger, ils ne peuvent pas vraiment compter sur les municipalités. Ce n’est pas qu’elles soient toutes vendues aux plus riches, même si certaines le sont. C’est surtout que les municipalités sont de plus en plus étranglées financièrement car l’État ne peut pas arroser la bourgeoisie de milliards d’euros et trouver aussi l’argent nécessaire aux collectivités, aux hôpitaux ou à l’éducation.
Le maire se retrouve dans la situation de répartir la misère alors qu’avec la crise, les besoins sont de plus en plus importants. Et les travailleurs sont amenés à prendre eux-mêmes de plus en plus de choses en mains, comme ces mères qui s’organisent dans les cités populaires pour que leurs enfants ne tombent pas dans l’engrenage de la loi des bandes ou des trafiquants. Pour interdire la circulation de la drogue et chasser les dealers, elles sont d’ailleurs bien plus efficaces que les cowboys armés jusqu’aux dents envoyés par l’État !
Une municipalité LO encouragerait et participerait à ces initiatives. Elle impulserait d’autres combats afin d’arracher l’argent nécessaire pour la santé, l’emploi, le logement, la culture… Elle militerait pour que les travailleurs demandent des comptes au gouvernement et pour que le grand patronat paye. Car celui-ci est le premier responsable de la catastrophe économique, sociale, humanitaire et écologique dans laquelle nous nous enfonçons. 
Une ville ne pas être une île paradisiaque dans un océan de chômage et de misère grandissante, et surtout pas dans cette période de crise où la rapacité de la bourgeoisie est décuplée. les travailleurs doivent être conscients que le combat à mener est celui de changer la société.

En votant pour les listes « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs », vous direz que les travailleurs ne doivent plus faire confiance aux politiciens dont le seul but est de servir la soupe aux bourgeois. Vous défendrez l’idée que la classe ouvrière doit s’unir et défendre ses intérêts face au grand patronat. Vous afficherez le rouge, la couleur des travailleurs qui relèvent la tête, la couleur des grèves, des révoltes et des révolutions parce qu’il en faut une pour mettre fin à la folie et la barbarie de la société capitaliste !

Bourses qui dégringolent ; une économie malade du profit


Le monde du travail doit se préparer à la riposte collective



Avec la progression du coronavirus, les bourses se sont mises à plonger. Les spéculateurs, les banques et autres organismes financiers, tous ces gros opérateurs anticipent une récession et un arrêt de la production dans plusieurs secteurs. Mais Bruno Le Maire l’a redit, les entreprises qui essuieront des pertes n’ont rien à craindre, l’État est là pour les garantir.
         Quant aux travailleurs, ils risquent que cette récession annoncée signifie la fermeture de leur entreprise, la perte de leur emploi et donc de leur salaire. Si le gouvernement anticipe sur la perte des profits des actionnaires, le monde du travail doit, lui, anticiper à sa façon, en préparant la riposte collective.