samedi 7 mars 2020

8 mars, une journée internationale


Une journée internationale

04 Mars 2020

En 1977, les Nations unies, prenant acte d’une forte mobilisation des femmes dans le monde, ont proposé que le 8 mars devienne la journée internationale des femmes. À l’origine, cette date n’émanait pas de ces salons, mais des révolutionnaires.
La première organisation politique qui mit en avant le principe « à travail égal, salaire égal » fut la Deuxième Internationale ouvrière, en 1889. Les militants et les dirigeants socialistes d’alors étaient des révolutionnaires.
Ils n’aspiraient pas à gérer les affaires de la bourgeoisie mais à mettre fin au capitalisme. C’est en Allemagne qu’ils étaient le mieux organisés, et pourtant c’était là où ils étaient le plus réprimés. Tant que Bismarck fut à la tête de l’État, il mena la vie dure aux socialistes allemands, sans toutefois empêcher leurs progrès.
C’est Engels qui poussa une militante allemande, Clara Zetkin, à intervenir au congrès de 1889 pour y défendre les droits des femmes. Ce n’était pas une chose facile. Bien des militants ouvriers avaient des préjugés. Certains socialistes étaient pour la femme au foyer, quand ils ne prétendaient pas que « l’engagement politique des femmes les rendra stériles ». La socialiste autrichienne Adelaïde Popp a raconté combien avaient été difficiles ses premiers pas, car les réunions socialistes étaient composées presque uniquement d’hommes. Il fallait du courage pour oser s’y exprimer.
En Allemagne, la loi ne facilitait pas les choses puisque, jusqu’en 1908, elle interdisait aux femmes de participer à des réunions politiques avec des hommes, et même entre elles. Les femmes les plus engagées durent user de stratagèmes pour se réunir et tromper la surveillance policière. Cela explique aussi, en partie, pourquoi les socialistes se dotèrent d’une presse spécifique destinée aux femmes, et d’abord aux travailleuses.
Clara Zetkin est parfois présentée par les médias d’aujourd’hui comme une journaliste féministe. Journaliste, défenseuse des droits des femmes, elle l’était, mais elle était surtout une militante socialiste. En 1891, elle prit la tête d’une publication de la social-démocratie allemande, L’Égalité (Gleichheit), qui défendait les droits des femmes mais aussi la perspective révolutionnaire internationaliste. Cette publication avait 400 lecteurs à ses débuts et 125 000 de plus en 1914. Entre 1882 et 1907, le nombre des ouvrières en Allemagne avait triplé, passant de 500 000 à 1,5 million.
Le Parti socialiste allemand, le SPD, était porté par les idées de Marx et Engels. Un de ses dirigeants, August Bebel, ancien ouvrier tourneur, y militait contre la misogynie héritée en partie des préjugés de Lassalle, le premier à avoir dirigé l’organisation des travailleurs allemands. En 1879, Bebel publia un ouvrage, La femme et le socialisme, qui se concluait par cette formule : « l’avenir appartient au socialisme, c’est-à-dire, d’abord, à l’ouvrier et à la femme. »
En 1907, les militantes de la Deuxième Internationale appelèrent à une première conférence internationale des femmes, à laquelle participèrent cinquante femmes représentant quinze pays. S’y retrouvèrent Clara Zetkin, Rosa Luxemburg pour l’Allemagne, Alexandra Kollontai et Inessa Armand pour la Russie, Madeleine Pelletier pour la France, et même une militante de Bombay, Bhikaji Camar, qui dénonça la domination colonialiste britannique sur l’Inde.
Ces femmes défendaient le droit des travailleuses et dénonçaient les limites des féministes bourgeoises, qui se contentaient de revendiquer le droit de vote, certaines étant prêtes à se contenter du suffrage censitaire pour les seules femmes riches. Les socialistes réclamaient le suffrage universel, mais soulignaient qu’il ne réglerait pas les problèmes de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs par le système capitaliste. Pour cela, les femmes, comme les hommes, devaient s’organiser économiquement dans les syndicats et politiquement dans les partis socialistes.
En 1910, une seconde conférence des femmes socialistes décida du principe d’une journée internationale pour les droits des femmes, qui serait une manifestation comparable au 1er mai ouvrier. Clara Zetkin notait que le Parti socialiste allemand organisait de plus en plus de femmes. En 1907, il en comptait presque 30 000. En 1908, elles étaient 62 000, car l’interdiction de se réunir avait été levée. Les sections locales du SPD élurent des femmes à des postes de direction. Des cercles d’études formèrent les nouvelles adhérentes. Des centaines de meetings les réunirent. De leur côté, les syndicats ouvriers liés au SPD organisaient 135 000 femmes.
La première journée internationale des femmes eut lieu le 19 mars 1911 à l’appel de l’Internationale socialiste. Un million de femmes y participèrent dans plusieurs pays d’Europe, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Suisse. Le 8 mars 1914, les ouvrières allemandes manifestaient pour le droit de vote, finalement obtenu en 1918. Le 8 mars 1917, en Russie, la journée des femmes marqua le début de la révolution. Ensuite, le mouvement communiste, né de cette révolution et ayant attiré à lui les meilleurs éléments socialistes, dont Clara Zetkin, fit du 8 mars la journée des droits des femmes, officialisée en Russie soviétique par un décret de Lénine en 1921.
De telles origines sont impossibles à évoquer dans les médias bourgeois d’aujourd’hui, pour qui le capitalisme pourrissant serait un système indépassable. Mais les faits sont têtus. Le mouvement ouvrier révolutionnaire est à l’origine de la journée internationale des femmes car, comme l’expliquait Bebel, « il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale et égalité des sexes ». Un objectif qui reste d’actualité.
                                                  Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2692)

 
Alexandra Kollontaï

8 mars : manifestons pour les droits des femmes !

8 mars : manifestons pour les droits des femmes !

04 Mars 2020



Trente organisations, parmi lesquelles des organisations féministes et syndicales, appellent à manifester dimanche 8 mars pour la journée de lutte pour les droits des femmes du monde entier.
Le haut conseil à l’Égalité constate une hausse de 46 % des plaintes pour harcèlement sexuel. Selon l’Ifop, 11 % des femmes révèlent avoir eu un rapport sexuel forcé dans le cadre professionnel, tandis que 80 % font état d’attitudes ou de décisions sexistes dans les entreprises. Dans le même temps, les femmes sont toujours les premières victimes du chômage, des temps partiels imposés et du travail précaire. Selon l’Insee, elles continuent de toucher des salaires inférieurs de 18,5 % à ceux des hommes.
Et, comme le soulignent les organisateurs de la manifestation dans leur appel, l’attaque du gouvernement contre les retraites pénalisera particulièrement les femmes.
Quant aux droits fondamentaux à pouvoir disposer librement de son corps et de sa sexualité, ils sont de plus en plus menacés par les politiques d’économies budgétaires, quand ils ne sont pas purement et simplement remis en cause dans de nombreux pays.
Le combat pour l’émancipation des femmes fait partie intégrante du combat pour une société débarrassée de l’exploitation capitaliste.

Lutte ouvrière s'associe aux manifestations du 8 mars et en particulier à celle qui partira à Paris, de la place d'Italie à 14 heures.

Argenteuil, combat des femmes, autour du 8 mars


Pour information, une militante d’Argenteuil nous communique

Voici le programme du week-end sur les droits des femmes :

Samedi 7 mars :

Argenteuil : 15-17h : Table ronde sur l'afro-féminisme
En collaboration avec le Musée du Quai Branly et avec l'association Afroexploitation et l'autrice Estelle-Sarah Bulle en résidence à Argenteuil.

Sur réservation.

Deuil-la-Barre : 19h - 22h : Marche pour l'Egalité :
Le départ se fera à 19h Place de la Nation (Deuil), pour arriver à la Place du v2 à 20h, en passant par les Mortefontaines.

https://www.facebook.com/events/508092746755598/

Dimanche 8 mars :
Argenteuil : 14h-16h : Rencontre d'artistes femmes du Val d'Oise

Chez Smile :
https://www.facebook.com/events/202802944198132/
14h : accueil

14h30 :
Présentation des artistes : Annabelle Amory, artiste peintre, et Nadia Bijarch, photographe.
Lectures d’extraits : Linda Da Silva, romancière, et Agnès Marietta, autrice de romans et théâtre.
Nous espérons vous y retrouver pour de beaux moments d'échanges et de sororité ! 

                                   Héroïnes de la rue 95

PS : Si vous souhaitez promouvoir ou organiser d'autres événements pour sensibiliser à la lutte contre le SEXISME, et à une meilleure représentation des femmes dans la société, contactez-nous !

vendredi 6 mars 2020

Argenteuil, Liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs ». Tract de campagne du 5.3.20.




LUTTE OUVRIERE-ARGENTEUIL

                                                                                                 Le 5.03.20.

Votez pour la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ : dire sa révolte contre la politique de Macron et le capitalisme !

Le gouvernement a décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour imposer la retraite par points sans vote au Parlement. Il a pourtant une confortable majorité à l’Assemblée, mais il est simplement pressé d’en finir au plus vite avec une réforme qui ne passe pas dans le monde ouvrier.

         Pour Macron, comme pour ses députés, prêts à voter cette loi des deux mains, seuls comptent les intérêts des plus riches de ce pays. L’âge de la retraite sera repoussé et les pensions seront diminuées parce que le grand patronat veut payer de moins en moins.

         Bien des travailleurs souhaitent rejeter les candidats de Macron aux élections municipales sans avoir à voter pour d’autres politiciens qui ne valent pas mieux. C’est pourquoi Lutte ouvrière présente ses propres listes dans la mesure de ses forces. Nous sommes loin de couvrir toutes les villes, mais LO sera présente dans près de 240 communes, dont Argenteuil avec une liste conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ.

         Nos candidates et candidats sont des travailleurs, actifs, chômeurs, retraités, à l’image du monde du travail. Ils se présentent tous sous un seul et même drapeau, le camp des travailleurs.

         La lutte de classe de la bourgeoisie creuse le fossé entre riches et pauvres. Il s’agit d’un combat général qui oppose le camp des travailleurs à une poignée de multimillionnaires.

         Si la lutte de classe se déroule d’abord au sein des entreprises entre le grand patronat et les salariés, elle se poursuit certes aussi à l’échelle locale où vivent les travailleurs, mais il est impossible de changer les choses petit bout par petit bout à l’échelle d’une municipalité.

         Même avec la meilleure volonté du monde, aucun maire ne peut, à lui seul, compenser les dégâts engendrés par la société capitaliste, en prenant des mesures favorables à la population. Rien ne peut empêcher les ravages engendrés par les licenciements, le chômage, les bas salaires, les horaires de travail infernaux, les cadences qui usent et tuent, la dégradation des services publics utiles à la population.

         Aucune équipe municipale ne peut nous protéger de la crise économique qui peut s’aggraver du jour au lendemain et menace tout l’édifice de s’écrouler. Alors, contrairement aux autres candidats, ceux de Lutte ouvrière ne feront pas de promesses électoralistes. Ils diront que les travailleurs n’obtiendront rien d’essentiel sans imposer un certain rapport de force avec la classe capitaliste qui exerce une dictature sur la société.

         Si des candidats de Lutte ouvrière sont élus, ils seront du côté des salariés en grève contre leurs patrons, du côté des habitants menacés par les spéculateurs… Et surtout, ils œuvreront auprès des travailleurs pour qu’ils prennent conscience qu’il leur appartient de changer le monde.

         Avec les candidats de Lutte ouvrière, rejetez les notables et les politiciens et placez-vous dans le camp des travailleurs conscients et combatifs. Affirmez que vous ne vous résignez ni à l’exploitation, ni au capitalisme !

         Voilà nos objectifs, et c’est sur la base de ces derniers, que nous vous appelons à voter et à faire voter pour les listes « Lutte ouvrière –Faire entendre le camp des travailleurs ». Vous pouvez rallier à ce vote en discutant autour de vous, en diffusant nos objectifs. C’est la meilleure des campagnes électorales.

         À Argenteuil, votez et faites voter pour la liste conduite par Dominique MARIETTE, enseignant retraité, et Valérie SUAREZ, employée.


Pour tout contact : MDommarie@aol.com


Lisez le blog « lo argenteuil »

Le maire d’Argenteuil, la maladie et la prime


Monsieur Mothron, annulez les restrictions liées au versement de la prime !


La prime dite de « présentéisme » instaurée par le maire d’Argenteuil ces dernières années avait entraîné la colère des agents municipaux.
        Pour que cette prime ne leur échappe pas, des agents municipaux viennent travailler même malades. C’est inacceptable.
        Cela le devient encore davantage avec l’épidémie du coronavirus.
        Les malades doivent rester chez eux, quelle que soit leur maladie.  C’est du pur bon sens. Quant à la prime, toutes les restrictions doivent immédiatement être levées pour son versement.
        Ce serait 500 euros pour tous, un point c’est tout !

FR3 débat sur les élections municipales à Argenteuil : nous n’avons été ni prévenu ni invité


Service public ? Pas pour le public des travailleurs !


Par hasard, nous avons su samedi dernier qu’un débat était organisé hier sur FR3 Ile de France portant sur les élections municipales à Argenteuil. Cela nous a ensuite été confirmé. Mais nous n’avons été ni averti ni informé, en tout cas, nous n’avons nullement été avertis pour quelles raisons nous n’étions pas invité. Nous avons interrogé là-dessus le responsable. Nous attendons toujours sa réponse…
         Bien évidemment, cela ne nous étonne pas. Si l’accès aux médias était égal pour tous, cela se saurait.
         Il paraît que la question centrale abordée concernait le projet Cap Héloïse et la question du réaménagement des berges. Si cela avait vraiment intéressé les responsables de l’émission, ils auraient appris que moi-même, tête de liste de notre liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » s’était beaucoup impliqué dès 2016 sur cette affaire, qu’il avait mobilisé (certes avec d’autres) pour informer la population, connaître son avis, et la mobiliser. Bref, à l’image de la politique que nous défendons dans ces élections : des conseillers municipaux Lutte ouvrière, points d'appui aux luttes de la population.
         À ceux qui n’ont pas été très délicats dans cette affaire, j’offre, pour réfléchir, ce petit dessin de 1968 ! DM


Argenteuil, élections municipales, 2020, 2016


Argenteuil ne vaut pas de telles manœuvres


Un drôle de tract a fait son apparition dans certaines boîtes aux lettres d’Argenteuil jouant sur le communautarisme religieux d’une toute petite fraction d’habitants.
         Certes il n’est pas signé par l’un des têtes de liste candidat aux élections municipales de la Ville, mais il respire la manœuvre de quelqu’un réputé pour n’avoir aucun principe et être prêt à toutes les manœuvres et à toutes les compromissions.
(Nous ne voulons pas reproduire ce tract, mais nous le tenons à disposition de quiconque)

Puisque nous parlons de « manque de principe », et en rapport avec ce que nous disons ci-dessus, voilà une brève de notre blog « lo argenteuil » du 13 février 2016

Députés PS du Val d'Oise : deux refus lors du vote sur la "déchéance de la nationalité"

Quelques refus à la fuite de leur parti sur les terres de l’extrême-droite et de la pure démagogie



Deux députés PS du Val d’Oise, Jean-Pierre Blazy et Gérard Sebaoun ont voté mercredi contre le texte concernant la déchéance de la nationalité.
         Dans Le Parisien, le premier a déclaré qu’« Inscrire l’Etat d’urgence et la déchéance de nationalité dans la Constitution, c’est prendre le risque de mettre deux armes redoutables dans les mains d’autres gouvernements ». On peut ajouter pour notre part que ces armes ne s’arrêteront pas demain aux seuls terroristes.
         Quant à Gérard Sebaoun, il justifie son opposition sur le site VOnews en évoquant deux raisons. D’abord, « Par respect du droit, précise-t-il, car la loi permet déjà à l’autorité administrative (Ministère de l’Intérieur, préfecture, police…) d’exercer toutes les prérogatives liées à l’état d’urgence ». Et d’ajouter : « De même, la déchéance est déjà possible dans notre Code Civil ». Bref, l’arsenal existe déjà.
         Sur un autre plan, il évoque « également un vote « par conviction ». « En effet, si la loi française peut (et doit) punir avec la plus grande sévérité un terroriste coupable des crimes les plus odieux, elle doit aussi respecter  le droit international qui s’oppose à la création d’apatrides, c’est-à-dire priver un individu de sa nationalité », juge-t-il.
         Quant au député d’Argenteuil-Bezons, Philippe Doucet, toujours derrière son mentor, cela n’étonnera personne, il a voté le texte. Quant à trouver des explications sur son vote sur son blog, n’y comptez pas. Il y parle de tout un tas de choses, mais de l’essentiel, certainement pas.

Coronavirus : un système de santé sans grandes défenses. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine




Coronavirus : un système de santé sans grandes défenses

04 Mars 2020

Avec le développement de l’épidémie de coronavirus à l’échelle de tout le pays, hypothèse qu’on ne peut plus écarter, des malades de plus en plus nombreux, faute d’être reçus par leur médecin généraliste débordé, ou bien décidés à bénéficier du test de dépistage, viennent directement à l’hôpital, dont les capacités d’accueil ne sont pas extensibles.
C’est d’ailleurs déjà parmi le personnel hospitalier que des cas de contamination ont été découverts, comme à l’hôpital Tenon à Paris où 56 salariés ont été placés en quatorzaine dans un premier temps, ce qui a obligé l’hôpital à réduire la voilure, comme le dit un responsable. Un médecin du service d’infectiologie de l’hôpital Bichat a aussi déclaré : « On rentre dans le dur. Tous les ans la grippe saisonnière fait tanguer le navire des hôpitaux… Là, ça va être la tempête. » Il sait de quoi il parle, car les hôpitaux sont au bord de l’asphyxie et incapables de faire face à un afflux de malades. On y manque de tout, de lits, de personnel et de moyens financiers.
Il y a quelques semaines, plusieurs centaines de chefs de service avaient démissionné de leurs fonctions administratives pour dénoncer des années d’économies déraisonnables et inadaptées. Et dès maintenant, alors que le nombre de cas recensés est encore faible, c’est déjà le bazar, dit un médecin de l’hôpital Saint-Louis, placé face à cette double crise à gérer, celle de l’hôpital et celle du coronavirus.

Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), s’offusque de ce terme de « bazar » et prétend que l’hôpital public est en ordre de marche. Mais la première mesure qu’il  a prise, à l’annonce du passage au stade 2, a été de décider que les hôpitaux parisiens ne s’occuperont que des patients infectés les plus gravement atteints, les autres devant retourner chez eux et être suivis par leur généraliste. C’est avouer dès maintenant, malgré le nombre encore faible de malades, qu’il n’y a pas assez de lits pour les hospitaliser tous, ce qui serait une meilleure façon de limiter la contagion. Et qui peut croire qu’il y aura assez de médecins généralistes pour soigner des patients à domicile ?
Tout cela ressemble plus à des mesures à la sauvette, qui pour certaines frisent la non-assistance à personne en danger. Là où il aurait fallu des moyens toujours plus importants, depuis des années les gouvernements de tout bord ont pris dans les budgets de la Santé pour se donner les moyens de remplir les coffres du grand patronat. Aujourd’hui, le risque est d’en faire payer lourdement les conséquences à toute la population.

                                                      Cédric DUVAL (Lutte ouvrière n°2692)

jeudi 5 mars 2020

Le vote pour les listes Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs





FR3 et notre liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » à Argenteuil

Ni prévenu, ni invité au débat sur les élections à Argenteuil sur FR3 hier au soir. Le camp des travailleurs ne les intéresse pas. Travailleuse et travailleur, votez et faites voter pour la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ !
A défaut de FR3, à nous de donner de la voix !