mardi 29 octobre 2019

Macron : N’ayons « aucune forme de faiblesse »


Préparons le 5 décembre


1995. Il était déjà né pourtant.

À propos de ce qu’il appelle la « réforme » des retraites, et qui n’est rien d’autre que leur démolition pour tous les salariés, Macron a déclaré : « Je veux aller au bout de cette réforme (…). Je n’aurais aucune forme de faiblesse ou de complaisance », ajoutant : « Peut-être que ça me rendra impopulaire ».
     Impopulaire, il l’est déjà. Les travailleurs doivent faire capoter cette prétendue réforme. Une journée de grève est prévue le jeudi 5 décembre, à la RATP, qui a récemment fait une grève très suivie, et à l’appel de plusieurs confédérations syndicales, pour une journée de grève interprofessionnelle.
     Cette grève du 5 décembre peut être le point de départ d’une riposte, d’un coup d’arrêt à cette attaque. Face à Macron, le monde du travail ne doit avoir lui non plus « aucune forme de faiblesse ».

La Réunion et Macron : 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté


Ses regrets de président des riches



En quittant l’île de La Réunion où il a dû affronter plusieurs fois des manifestations, Macron a déclaré : « Je les condamne et je les regrette ».
     Mais les raisons de la colère de la population, dont 40 % vit sous le seuil de pauvreté, avec un chômage à 24 %, et près du double chez les jeunes, Macron ne les condamne pas : ce sont les fruits pourris de la société capitaliste qu’il défend.

Nike ses salariés…


Belles chaussures ou pas, ils ne marchent plus



 
Dans ces conditions, on voit rouge

La boutique Nike des Champs-Élysées a du succès. Mais pas auprès de ses salariés, dont une bonne partie sont en grève depuis deux semaines.
     Quand ils travaillent jusqu’à minuit, par exemple, ils ne sont pas payés comme le prévoit le droit du travail. Même chose, quand ils doivent faire des heures supplémentaires.
     Le géant Nike aurait plus que les moyens de respecter la loi. Alors, que font la police et la justice pour contraindre Nike à la respecter ?

Argenteuil, LREM, en marche avec un pied d’un côté et un pied de l’autre… Chronique des élections municipales de mars 2020 (22)


« Faire de la politique autrement » … avec les vieilles recettes



Des talents, et ce n’est pas dit,… mais de politiciens en herbe

A l’échelle de l’appareil LREM, l’une a été adoubée pour conduire la liste de ce parti à Argenteuil en mars prochain. Mais une concurrente ne l’entend pas de cette oreille et entend s’imposer.
         Oui, le slogan était bien naguère « Faire de la politique autrement ». Mais pas trop n’en faut. Chassez le naturel, il revient au galop, avec les bonnes vieilles ambitions, et tout cela au service des possédants…
         On attend sans impatience le prochain épisode.

lundi 28 octobre 2019

Californie : des incendies aux causes sociales


Victime de l’irresponsabilité des capitalistes



Un nouvel incendie s’est déclaré en Californie, brûlant plus de 2 000 hectares et entrainant l’évacuation d’au moins 50 000 personnes.
Les causes de cet incendie ne sont pas encore précisées, mais l’entreprise qui fournit l’électricité, PG&E, avait déclaré un incident juste avant le départ de feu. C’est cette même entreprise qui, il y a un an, était responsable de l’incendie meurtrier qui avait ravagé la ville de Paradise et tué 86 personnes, par manque d’entretien de ses lignes à haute tension. Et c’est toujours cette même entreprise qui, pour ne pas payer les travaux d’entretien de ses installations, a laissé plus de deux millions d’habitants sans électricité parfois pendant plusieurs jours.
La soif de profit capitaliste passe, cette fois encore, devant la sécurité.

Lubrizol : Philippe refait le coup des indemnisations


Souvenons-nous d’AZF



Édouard Philippe est venu pour la seconde fois sur le site de Lubrizol dans la banlieue de Rouen. Il a essayé de rassurer les victimes et les habitants en affirmant que les indemnisations seraient « rapides et complètes ». Peut-être, mais méfiance ! Car il y a eu des mensonges, nombreux, et des omissions du gouvernement sur l'incendie de cette usine.
Et on se souvient du sort des victimes de l'explosion de l'usine AZF et d'autres accidents industriels, qui ont dû se battre à travers le maquis des procédures contre les assurances et les capitalistes comme Total qui ne voulaient pas payer. A chaque fois, les gouvernements après avoir fait mille promesses, les ont laissés tomber, ou pire se sont solidarisés des responsables.

Crèches et livraison de cuisine collective : dur à digérer


Y’a un os dans le potage


Plusieurs crèches disent avoir trouvé dans des purées destinées aux enfants des corps étrangers plutôt indigestes : des vis et des os. Un ancien cadre dirigeant d’Elior parle même de films plastiques, boulons, pièces métalliques, os, morceaux de céramique, ou morceaux de joints, trouvés dans les purées destinées aux enfants… Gloups !
Elior, numéro 1 de la cuisine collective en France prépare 1,4 million de repas par jour livrés aux restaurants d’entreprises, aux Ehpad, aux hôpitaux, aux écoles, aux cliniques, aux crèches donc, comme celles des Petits chaperons rouges...
Le groupe Elior promet un plan d’action, mais ne dit rien sur les causes de ces incidents. La course aux profits n’expliquerait-elle pas que l’on patauge dans la purée ?   

Macron, Le Pen et le voile islamique : concours de démagogie. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Macron, Le Pen et le voile islamique : concours de démagogie

23 Octobre 2019

Le concours de démagogie antimusulmans continue de battre son plein dans le monde des politiciens et dans les médias. Macron avait ouvert ce sinistre bal en affirmant qu’il fallait parler de l’immigration, c’est-à-dire la stigmatiser.
Et le Président d’en rajouter après l’attentat à la préfecture de Paris, appelant à une société de vigilance contre les signes de radicalisation, aussitôt suivi par un élu RN qui s’en est pris à une femme voilée au conseil régional de Bourgogne. La campagne s’est alors emballée au gouvernement, à droite et à l’extrême droite, chacun y allant de sa surenchère quotidienne, jusqu’au 20 octobre où Marine Le Pen s’est prononcée pour « l’interdiction du voile dans l’espace public ».
L’ensemble de la classe politique, en dehors du RN, a alors affirmé en chœur que cette proposition était honteuse, stupide, inconstitutionnelle, ridicule, inapplicable, etc. Et Macron, après avoir allumé lui-même cet incendie, a pu poser au pompier le 22 octobre en prêchant contre « la division », pour l’apaisement. Tout en allant chasser des voix à droite, Macron veut continuer d’apparaître comme s’opposant à la surenchère lepéniste.
On ne sait ce que donneront, dans les urnes, les tactiques répugnantes de ces pipeurs de voix professionnels. Mais on sait ce qu’elles impliquent dans la vie de tous les jours : une dégradation des relations humaines, une méfiance, des paroles, des attitudes qui contribuent à pourrir le climat social. Cette campagne, initiée par Macron, amplifiée par Le Pen, renforcera inévitablement les préjugés et les comportements racistes.
Combattre pour l’émancipation des femmes implique de lutter contre le voile, ce symbole de leur enfermement et de leur oppression. Mais cela n’a rien à voir avec la campagne anti-musulmans de Macron, Le Pen et de tous les politiciens qui cherchent des voix réactionnaires. Au contraire, cette campagne ne peut que renforcer les courants intégristes. Les femmes qui se battent aujourd’hui pour leur liberté n’ont rien à attendre de ces politiciens ni de leurs lois.
Dans les pays comme l’Arabie saoudite, où la prison du voile islamiste est obligatoire, la France est du côté des oppresseurs. Ici même, la lutte contre l’oppression des femmes, dont le voile islamique est un marqueur revendiqué, ne peut pas se mener au nom de l’ordre social, mais seulement contre lui, pas aux côtés des Macron et des Le Pen, mais uniquement en s’opposant à eux.

                                                         Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2673)