lundi 28 octobre 2019

Paris Deauville en continu à vélo… à part la portion d'Argenteuil ?


Mais pourquoi donc Argenteuil un maillon faible ?



Le journal Le Parisien a évoqué hier dans un article substantiel le projet « La Seine à Vélo » qui, selon ses promoteurs dont le conseil départemental du Val d’Oise, permettrait, grâce à un parcours apparemment de berge de Seine, de rejoindre, par 430 kilomètres, Paris à Deauville. C’est effectivement une excellente perspective à un moment où le tourisme à vélo se développe paraît-il. Oui bien sûr…
         Mais sur ce parcours, il y aura une portion neutralisée, la rupture de continuité de l’utilisation des berges de la Seine à Argenteuil.
En vue des prochaines élections municipales, les prétendants annoncent déjà que « la reconquête des berges de la Seine » s’inscrit bien dans leurs priorités. De la part de l’ancien maire responsable de la fermeture de l’ex-chemin de halage à hauteur du port à sables, et de lui-même et de son successeur dans le cadre de leur projet partagé « Cap Héloïse », cela fait sourire.
         Ah la « reconquête des berges » ! Triant des archives, j’ai retrouvé un tract d’un conseiller général d’Argenteuil d’alors : « Le Conseil Général vient de décider de repousser la réhabilitation des Berges de Seine. Il revient ainsi sur ses engagements de mettre en œuvre ce projet de 1996 à 1998 pour lequel il avait également donné son accord dès 1993.
         Les berges de Seine devraient être ainsi rehaussées et le chemin de halage réaménagé en espace de promenade, de plein air et de pêche… »
Ce tract est daté d’avril 1996… Comme quoi, les choses n’ont guère changé depuis. Et ça continue. DM


dimanche 27 octobre 2019

Chili, Irak, Haïti, Algérie, Liban, Équateur, vive le colère des travailleurs du monde


Et pourquoi pas de l’eau bénite !

 
Santiago du Chili

Guterres, l’actuel secrétaire général de l’ONU, se lamente aujourd’hui sur la situation à travers le monde marquée ces derniers mois, et en particulier ces dernières semaines, par de multiples poussées de colère et de mobilisation. Il reconnaît que les inégalités sociales à leur origine n’ont pas cessé de s’approfondir ces dernières années.
         Il se lamente en particulier de la violence qui marque ces mouvements de colère, et prône face à elle, l’exemple de Gandhi et de Martin Luther King.
Ces gens à la Guterres n’ont pas un regard lorsque les masses opprimées sont courbées sous le joug. Mais qu’elles se dressent, et se mettent en colère, ils n’ont qu’un souci, c’est qu’elles s’inclinent à nouveau et qu’elles reçoivent les coups sans les rendre. DM

Assurance-vie : les banques s’attaquent à l’assurance-vie


Le parasitisme exacerbé du capitalisme



Préférant placer des centaines de milliards à taux négatif, les banques voudraient récupérer une partie de ce manque à gagner en rognant sur les avoirs des épargnants auxquels elles ont fait souscrire des contrats d’assurance-vie : un pactole de 1400 milliards d’euros dont elles voudraient tirer un meilleur rendement en les attirant davantage vers les placements spéculatifs. Alors que la crise s’approfondit, les capitalistes ajoutent de la poudre à un baril déjà pas mal explosif. La meilleure assurance-vie contre folie spéculative de cette société, sera une révolution débarrassant l’humanité du parasitisme de ce système capitaliste.

Lubrizol : pollueur incontrôlé. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Lubrizol : pollueur incontrôlé

23 Octobre 2019

Dans la semaine du 21 octobre, le PDG de l’usine Lubrizol de Rouen doit être entendu par des députés, des sénateurs et même des ministres. Si tous font mine de s’interroger gravement sur les causes de l’incendie, personne parmi tout ce beau monde ne pose le problème de fond du contrôle qu’il faudrait d’autant plus exercer sur ces entreprises dangereuses.




L’État laisse en réalité les mains libres aux capitalistes de la pétrochimie pour faire un maximum de profits, quitte à mettre en danger la santé des travailleurs et des riverains, voire leur vie. L’incurie des autorités face à la dangerosité des sites pétrochimiques n’est plus à prouver. En témoigne une fois de plus un rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Normandie, daté de 2010 et cité par Le Monde, qui pointait l’insuffisance criante des mesures de sécurité, en particulier l’absence de formation chez les sous-traitants qui emploient des milliers de salariés. D’après ce rapport, plus de 90 % des salariés ignoraient les principes généraux de la prévention, les documents recensant les risques liés au site où ils travaillaient, le contenu des fiches de sécurité des produits indiquant leur dangerosité, le maniement des extincteurs, et ainsi de suite. Comme le souligne un inspecteur du travail de Seine-Maritime, « les propres constats du patronat sont encore plus alarmants que ceux des organisations syndicales et de l’inspection du travail ». Mais malgré de nombreuses alertes, y compris auprès du ministère du Travail, rien n’a été fait.
Tandis que députés et sénateurs font semblant d’enquêter, chaque jour apporte son lot de témoignages sur Lubrizol, comme celui d’un pompier en colère interviewé par le journal : « C’est la première fois de ma carrière de pompier que je quitte les lieux d’un incendie en les laissant dans un pire état que celui où je les ai trouvés. » Il n’y avait pas d’eau dans la borne d’incendie la plus proche, en travaux, et celle où les lances ont pu être branchées manquait de pression. Personne ne savait ce qu’il y avait dans les fûts : « il y avait juste un code-barres pour les identifier. Personne sur place ne savait non plus que la toiture était en amiante. »
En l’absence d’engin capable de fabriquer la mousse indispensable pour éteindre un feu d’hydrocarbure, il a fallu attendre plusieurs heures pour en faire venir un d’un autre département. Pas de système non plus pour recharger les bouteilles d’air des appareils respiratoires que, heureusement si l’on peut dire, les pompiers n’ont pas été contraints de porter. Cependant, les jours suivants, plusieurs d’entre eux ont eu des nausées, vomissements, migraines, maux de gorge.
Mardi 22 octobre, l’évacuation de 160 fûts, les plus endommagés, a commencé. En tout, il en reste près de 1 400, dont 1 000 qui ont partiellement brûlé. Autant dire que la situation reste dangereuse. Et on comprend que travailleurs de l’entreprise, pompiers, riverains déjà victimes de l’incendie, soient toujours inquiets et en colère.

                                                Pierre MERLET (Lutte ouvrière n°2673)

Pesticides : ils rendent malades, mais l’État indemnisera…


Métaphore du capitalisme



D’un côté, on tolère des pesticides ultra dangereux pour la santé, de l’autre on indemnisera.
L’arrêté pris cet été par le maire breton de Langouët limitant l’utilisation de pesticides vient d’être annulé par le tribunal administratif. D’autres décisions du même type sont en train de connaître le même sort, de la part de cette structure juridictionnelle de l’État.
         Dans le même temps, cet État lui-même, via l'Assemblée nationale, vient de voter pour la création d'un fonds d'indemnisation des victimes de ces pesticides, enfants et adultes.
         C’est une véritable image du capitalisme. D’un côté, on tolère ses horreurs aux conséquences connues dramatiques sur la santé. De l’autre, on met en place pour les survivants ou les ayants-droit une compensation pécuniaire.
         A vomir.

Argenteuil, Cap Héloïse, Jean Vilar, recours sur la nature du projet privé-public, on en est où ?


Si évident pourtant, mais c’est peut-être là le hic



Il y aura encore bien des péripéties sur la route du gâchis de l’affaire Cap Héloïse. Mais le maire d’Argenteuil le reconnaît lui-même, il y a toujours un recours qui court si l’on peut dire à la date d’aujourd’hui. Il fut déposé il y a de nombreux mois déjà par deux conseillers municipaux d’Argenteuil, membres par ailleurs du Comité Jean Vilar. Celui-ci porte sur la nature du projet : un projet uniquement privé, ou un projet public-privé, dans les faits, municipalité d’Argenteuil-Fiminco ?
         Des mois et des mois donc après son dépôt au tribunal administratif du Val d’Oise, toujours rien.
          C’est tout de même bien étonnant.
        Certes, Fiminco est toujours resté silencieux sur la question. Mais par contre, du côté de la municipalité d’Argenteuil, il n’en fut pas de même, cette dernière revendiquant à qui mieux-mieux et à de multiples occasions ce projet, et l’intégrant toujours dans ses objectifs, et dans les éléments de son bilan municipal.
         Si l’on collectait l’ensemble de ses déclarations et de ses écrits, on peut affirmer sans se tromper que cela ferait un très épais mémoire, et un énorme réquisitoire à son encontre, pour conclure sans difficulté ce recours en faveur des plaignants. DM

samedi 26 octobre 2019

SNCF, rapport de la SNCF sur le nombre de cheminots nécessaires à bord


Circulez, il n’y a rien à voir



La direction de la SNCF produit ce vendredi un rapport destiné à conforter ses choix : pas besoin d’une deuxième personne à bord des trains, il suffirait de quelques ajustements techniques. Tout est bon sauf embaucher les milliers de contrôleurs nécessaires, ce qui lui coûterait plus cher.
Pour éviter le danger sur les rails, il faudrait supprimer la gestion capitaliste des transports.

Commission européenne : pour défendre le patronat, le choix d’un grand patron


Liens directs sans fioriture


At(h)os et d’Artagnan

Après avoir vu la candidature de Sylvie Goulard retoquée, Macron a choisi Thierry Breton dont il vante le "talent" pour le poste de commissaire européen. Ministre de Chirac, celui-ci est l’actuel patron du groupe Atos qui emploie plus de 100 000 salariés de par le monde. Il avait été auparavant à la tête de Bull, de Thomson où il licencia à tour de bras et de France Telecom dont il avait engagé la privatisation. Un « talent » patronal pour faire le sale boulot, cela en dit long sur les liens entre Macron, l’Etat et la grande bourgeoisie.